Lost in Tokyo

Je suis arrivé à Tokyo !… Vol Paris Moscou, départ de Paris à 12h45, arrivée à Moscou à 19h10… l’avion a eu du retard ce qui m’a obligé à prendre ma correspondance au pas de course. Heureusement que j’ai eu le temps de prendre ma bouteille de Lagavulin au Duty Free de Paris Charles de Gaule.

Cependant, je rédige ce billet sans le moindre accent… En effet, je me retrouve à Tokyo, après avoir passé la douane, à attendre environ dix minutes mon bagage lorsqu’une dame, circulant avec une pancarte, demande si l’une des personnes dont le nom est inscrit dessus est présente. Jackpot ! Je suis donc cette charmante hôtesse qui m’accompagne à un bureau en m’expliquant que mon bagage n’est pas arrivé a Narita. Dans ce bureau, on me demande une adresse ou me livrer mon bagage lorsque celui-ci sera retrouve, ainsi qu’un numéro de téléphone. Ne sachant pas encore ou je logerai, et après avoir constaté que mon téléphone restait hermétique au réseau téléphonique nippon (et ce malgré ses capacités 3G et son mode Full World Gold by Orange), je demande à mon tour un numéro ou les joindre afin de leur communiquer ces informations lorsque j’en saurai plus.

En sortant, je m’attends, comme convenu, à voir quelqu’un brandissant une affiche à mon nom pour m’accueillir… Toujours rien… Je sors alors mon ordinateur portable, qui heureusement était reste à mes cotes et qui disposait d’un peu de batterie pour me connecter au wifi public afin de trouver le numéro de téléphone de l’université. Apres avoir compose ledit numéro plusieurs fois, et être tombe sur une sonnerie occupée, je lâche l’affaire préférant me rendre moi-même sur place…

Je navigue ainsi, sans parler japonais dans le Narita Express puis le JR et enfin la ligne me conduisant à Fuchu (après avoir fait sonner la borne a Shinjuku n’ayant pas assez paye, mais c’est une autre histoire). A force de demander à droite et à gauche à coup de « Sumimasen, do you speak english » et à grand coup de signes afin de trouver ma direction, je me retrouve à Fuchu. En voyant inscrit sur une enseigne un numéro de téléphone, je comprends alors que la personne a omis le 0 dans la signature de ses mails car a fait précéder le numéro de l’indicatif du japon !

Ainsi, après m’être rendu à Fuchu, je tombe enfin sur la chargée des relations internationales qui m’explique qu’elle avait répondu à mes mails pour me dire que les rendez-vous ne se faisaient qu’à partir du 3 octobre ! Je n’avais rien reçu et je n’étais tombe sur personne lorsque j’appelais de la France !

Je retourne ainsi a Shinjuku pour trouver un hôtel, il est alors 17h00. Heureusement que ma sœur m’avait offert le guide du routard qui m’a permis de trouver un hôtel abordable (4000 yens la nuit = 40 euros) et que j’avais gardé l’ouvrage avec mon bagage à main ! Apres plusieurs échecs, j’ai réussi à trouver un hôtel dans la rue indiquée par le routard (hôtels pas chers) avec Internet.

A présent, il est 1h09 du matin, je m’excuse pour le peu de clavetées que peuvent avoir mes phrases, mais je suis fatigue de cette journée de cavale, de ma journée d’avion et du stress de la perte de mes bagages.

Je parlerais prochainement de mes premières impressions sur cette capitale.

Cependant, dans mon malheur, j’ai réussi à téléphoner à un ami présent pour des vacances à Tokyo ce qui nous a permis de nous retrouver autour d’une bière. J’ai fini la soirée pour chercher un endroit où manger a Shinjuku. Je suis alors rentre dans une échoppe ou encore une fois, personne ne parlais réellement anglais. On me tend une carte en japonais et je montre un terme au hasard. Le patron me répond étonné « without alcohol ? ». Je comprends alors que j’ai cherché à commander à boire. Je demande alors « tabemas (manger) ». Je sens que cela fait rire l’assistance et mon voisin me dit « no food ». C’est finalement une bière que j’ai commande et quelques échanges maladroits ont tout de même réussi à faire naitre une conversation. L’un des japonais m’a même offert un hamburger qu’il venait d’acheter a Mc Donalds. Bref, une fin de soirée très agréable, entre français puis au milieu de japonais qui ont su démontrer leur sens de l’hospitalité !

Navre pour ce récit décousu excusable par mon état de fatigue.

Visa & Moto GP

Je commence à voir la fin – ou plutôt le début – en voyant les différentes démarches de dernière minute se régler.

Lundi dernier, je suis donc passé à l’ambassade du Japon récupérer mon visa quelques jours après en avoir fait la demande. Quelle rapidité !

Je passe donc le vigile à l’entrée en ayant pris garde de ne pas me garer devant l’ambassade ce qui m’avait valu une réprimande de sa part lors de mon premier passage, je passe le contrôle de sécurité après avoir laissé ma clé à molette chez moi, ce qui m’avait valu de la laisser à la consigne lors de mon premier passage, et j’entre pour faire la queue derrière un guichet qu’on vient de m’indiquer. Une fois les 25€ de frais de dossier donnés au guichetier, celui-ci me demande confirmation de l’objet de mon voyage et de sa durée. Enfin, une fois la procédure terminée, je reçoit ce précieux visa ainsi que les encouragements du guichetier ! Ca fait plaisir !

L’autre bonne nouvelle, c’est que j’ai reçu hier mes places pour le grand prix de Motegi. Je ne sais pas encore comment je vais me débrouiller pour y aller, me retrouver entre les correspondances ferroviaires, trouver un hôtel sur place… Mais, j’ai ma place ! Je n’ai donc plus qu’à essayer de trouver un hôtel sur place ou, faire du camping (inimaginable n’est-ce pas ?). J’ai envoyé un mail à l’université afin de leur demander de me dire comment s’y rendre. Je crois que j’ai réussi avant même mon départ à me faire catégoriser « branleur »… Enfin ils m’ont répondu très gentiment que quelqu’un allait me répondre. Nous verrons bien…

Ainsi, je vois la fin de ce chemin de croix se terminer. Serait-ce pour atteindre l’éden ?

Cadeaux et anniversaire

À la fin de mon stage, c’est avec une grande suprise et beaucoup d’émotion que j’ai reçu de mes collègues avec qui j’ai passé quatre mois, des cadeaux. Parmi ceux-là, deux t-shirts, au style fort geek et affichant une claire auto dérision avec le « Get a life« .

De l’autre côté on retrouve un « Super Mario », qui au choix, fait un signe similaire aux japonais lorsqu’ils sont photographiés, ou, fait un V de la victoire, tel Barry Sheene (ou Churchill pour les historiens) !

Enfin à l’occasion de mon anniversaire, j’ai reçu entre autres des ouvrages fort utiles avant mon départ par ma soeur et son copain.

J’ai commencé la lecture assidue du guide du routard et je suis loin d’être déçu ! Ce guide est une mine d’or qui répond a beaucoup de mes questions et me donne encore davantage l’envie de me rendre la bas.

La carte du Japon me servira, selon les propres mots de ma soeur, à mes escapades à moto. Elle ne vaut certes pas une carte Michelin qui malheureusement n’édite pas de carte du Japon, mais semble précise et lisible. Je m’en rendrai compte bien vite ! Le guide vert Michelin est là pour compléter cette carte, je ne pense clairement pas être déçu de la qualité de cet ouvrage, sa réputation le devançant.

Enfin, « last but not least », j’ai gardé pour la fin un ouvrage très particulier d’un dessinateur français, Florent Chavouet, illustrant à sa façon, aux crayons de couleurs, la plus grande mégalopole du monde. Tel un carnet de voyage, il montre une vision subjective d’un Tokyo vécu par un français. Cela complète parfaitement l’ensemble de ces ouvrages touristiques, les dessins étant parfois légendés, toujours sur le ton de l’humour.

C’est donc sur le thème du Japon, entre mes t-shirts Nintendo, mes ouvrages touristiques et mon ouvrage artistique, que le hasard réunit les idées de cadeaux. J’en suis très satisfait !

Camping

C’est après avoir quitté, non sans regrets, mon stage chez Cassidian, que je suis parti pour 4 jours de vacances. Au programme, du camping !

Je suis donc parti chez Decathlon acheter une tente, basique et facile à accrocher sur la selle de ma moto. J’ai été assez étonné de ne trouver quasiment que des modèles « faciles à déplier » mais impossible à transporter… Honteusement cachée dans un rayonnage, j’ai trouvé ma tente, à l’ancienne, rangée dans une housse cylindrique.

Puis en début d’après midi, ce fut le moment de charger les bagages…

Puis nous nous sommes élancés, ma monture et moi, sur l’autoroute pour quitter Paris puis sur la N7 depuis Fontainebleau. C’est par les petites routes que j’ai rejoint les environs de Vichy. Après près de 500km de vadrouille, et après avoir mangé, j’ai trouvé un coin pour camper, sur la D995 près de Vichy.

Durant le deuxième jour, les routes furent plus pittoresques. En effet, après avoir traversé une petite partie du Massif Central, j’ai cheminé en région Rhône Alpes pour rejoindre Grenoble. Mon choix fut d’arriver à Grenoble par la D531, route que je pratiquais souvent lors de mes balades dominicales en 125.

J’ai ainsi pu retrouver ces paysages désolé. Arrivée à la tombée de la nuit, vers 20h30, je me suis embarqué sur ces routes sans savoir qu’un tronçon était fermé.

Japix

Ce blog a pour vocation de présenter mon expérience, mon vécu, mes aventures, au jour le jour, au cours de mon séjour au Japon.

D’abord réalisé afin de me constituer un « album souvenir », j’espère qu’il pourra servir aux futurs étudiants et visiteurs du pays du soleil levant.

Pour me présenter rapidement, je suis étudiant à Polytech’Grenoble, école d’ingénieurs affiliée à l’UJF Grenoble. Je suis en section RICM (Réseaux Informatique Communication Multimédia) en seconde année. Je vais passer ma dernière année de cycle d’ingénieur au Japon à TUAT (Tokyo University of Agriculture and Technology). Mon but n’est pas particulièrement d’y approfondir mes connaissances en informatique mais, surtout de subir un choc culturel.

Mes passions, en dehors des nouvelles technologies, sont la photographie et la cuisine. Ce dernier point risque d’être critique : j’apprécie la nourriture japonaise, tout du moins ce qu’on peut y découvrir en France. Cependant, je crains que l’absence de fromages (de vrai fromages j’entend, pas de plastique pasteurisé) accompagné de vin de qualité abordable  risque d’être un point critique difficile à surmonter. Peut-être me fais-je une fausse idée ?

En tout cas, après quelques aléas organisationnels (oubli de mon passeport dans mon déménagement de Grenoble à Paris), je n’ai plus qu’à aller chercher mon visa à l’ambassade du Japon.