Arrivee a l’universite

Le check up est à dix heures au Sakura Hotel. Je me suis donc levé une heure avant afin de prendre le temps de me doucher, d’aller sur internet pour prévenir Mme Kawabata que je lui téléphonerai dans la mâtine et de ranger mes affaires. En quittant l’hôtel, je me suis perdu sur le chemin de la gare. C’est ainsi que j’ai encore une fois constaté les contrastes qu’il existe à Tokyo entre quartiers de maisonnettes adjacents aux quartiers d’immenses building a la Time Square. Ceux-ci ont été, d’après ce que j’ai compris, finances par les compagnies ferroviaires et se trouvent donc aux périphéries des gares. Il suffit de faire un kilomètre à pied pour se retrouver face à ces maisonnettes et ces parcs oublies de la folie des promoteurs immobiliers.

Vers 11h, je retrouve enfin la gare. Je téléphone une première fois à l’université sans succès. Je réessaye 30 minutes après et j’arrive alors à les contacter. La dame me donne un numéro de téléphone à appeler une fois que je serais à Higashi Koganei. J’en profite pour me faire une carte Suica, coutant 500 yens, permettant de ne plus se poser la question du tarif du billet à prendre. Un simple passage sur les tourniquets suffit à l’entrée et à la sortie pour débiter de cette carte le prix correspondant. Pratique !

Je me rends donc à Higashi Koganei et je téléphone sur le portable de Mme Kawabata, la chargée des relations internationales. Celle-ci me demande d’attendre à la gare en me disant qu’elle passera me chercher en voiture. Apres un quart d’heure, elle me retrouve et nous discutons de la perte de mon bagage et elle me demande pourquoi je ne me suis pas rendu directement à l’université. Fatigue et excédé par ces rendez-vous rattes a l’aéroport, j’évite le conflit et répond simplement que les informations sont dans ma valise et que je suis un pauvre petit français perdu au Japon…

Une fois rendu à l’université, on m’explique les procédures, le déroulement du début d’année, les frais d’assurance à payer. Je rencontre sur place d’autres étudiants étrangers du programme STEP. Nous partageons le repas paye gentiment par Mme Kawabata et c’est l’occasion de discuter avec mes nouveaux camarades. Ceux-ci semblent ouverts, et très gentils. C’est aussi l’occasion de discuter un peut français avec l’autre étudiant de l’UJF.

Ensuite, nous nous rendons, moi et mon compatriote avec Mme Kawabata pour faire du « shopping ». En réalité, beaucoup de choses sont nécessaires : savon, vaisselle, couvertures et matelas, nourriture… Encore l’occasion de dépenses… Puis nous déchargeons nos achats dans nos chambres respectives. Certes la chambre est grande et fonctionnelle (WC et douche indépendants, petite cuisine, réfrigérateur, bureau, balcon), mais la somme à payer chaque mois fait froid dans le dos : un peu plus de 400 euros sans les charges. C’est loin des 100 euros que j’avais cru voir sur le site de STEP. Rien d’étonnant pour Tokyo certes, mais encore trop pour moi… Il faudra donc vivre avec un budget serre chaque moi, difficile lorsque l’on a l’intention de visiter le Japon et face aux nombreuses tentations qu’offrent la capitale. L’achat d’une moto d’occasion dans le futur est pour moi, actuellement largement remis en cause. Les voyages au Japon et dans les pays environnants aussi. Il me faudra par contre acheter une bicyclette afin de me rendre sur le campus. A pied, c’est au moins quarante minutes de marche !

Apres avoir écrit l’article précèdent, je m’allonge. Il est 19h30. Le sommeil m’emporte malgré moi.

Il est à présent 2h31 du matin et je comprends que j’aurai du mal à m’adapter au décalage horaire. J’ai jusqu’au 6 afin de m’y adapter.

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