Expédition au Mont Mitake

Premier jour

C’est le grand jour… Le jour du départ pour le petit voyage sur deux jours au Mont Mitake (ou Mitake-san) organisé pour les étudiants du programme STEP@TUAT.

Levé 6h30 pour être prêt pour le départ à 7h40, en bus, depuis la résidence. Je prend sac à dos, manteau et parapluie. Puis, une fois le petit déjeuné pris, nous nous retrouvons avec M.Motozawa, notre coordinateur, dans l’entrée de la résidence et enfin, nous montons dans le bus. Au programme, visite d’une distillerie, puis repas dans un restaurant traditionnel, pour enfin terminer notre premier jour dans une auberge traditionnelle.

Arrivé à cette distillerie, nous apprenons comment le vin est fait et nous passons dans les caves.

Ca me fait penser à chez moi

Arrive enfin le moment que moi ainsi que mon camarade français attendons avec impatience : la dégustation… Nous arrivons ainsi dans une boutique ou le guide nous vante la qualité du fromage ainsi que les vins vendus. Nous saisissons un verre puis nous servons au tonneau. Nous goûtons ainsi un blanc, un rosé et un rouge… Tous les trois sont sucrés, sans doutes parfait pour boire ça accompagné de Coca Cola… Bref, un désastre. Le guide nous propose de nous versé le contenu d’une des bouteilles à la vente. Encore une fois, un liquide sans âme, sans profondeur, du jus de fruit en somme.

Mais le fromage là dedans ?

L’aspect donne la réponse à la question… C’est du plastique.

Enfin, le pire dans tout ça, c’est que tous ces produits formidables (Belle Foret, ça fait français, c’est classe), c’est vendu une fortune, surtout au regard de la qualité des produits : de 10 à 15 euros la bouteille, production locale donc tarifs impardonnable. Sachez que vous trouverez pour moins cher des piquettes françaises en supermarché (8 à 9 euros la bouteille) qui ont au moins le mérite d’être du vin !

Sur une aire d’autoroute pendant une pause pipi… « Garçon Burger » J’vois pas le rapport…

Nous reprenons le bus, direction le restaurant. A l’entrée, il faut retirer ses chaussures. Nous y mangeons « le plat des guerriers » : il s’agit d’une sorte de ragougnasse dans un bol de fonte qui contient, dans une soupe, légumes et nouilles. La dénomination de ce plat s’explique par ses origines : lors des guerres au Japon, les combattants ont cherché à se cuisiner simplement un plat qui donne des forces et qui soit facile à cuisiner. Ainsi, l’idée leur vint de cuisiner dans leur casque les ingrédients qu’ils trouvaient aux alentours. Un excellent repas dans un lieu formidable. Lorsque le Japon reste le Japon, c’est réussi !

Nous faisons ensuite quelques courses en prévision de la soirée ou nous aurons, après le repas, une petite fête. Chips, brochettes de poulpes, chocolat, bières japonaises, et vin français (devinez d’ou vient l’idée), la fameuse bouteille à 9 euros.

Arrivé devant le Mont Mitake, c’est par le biais d’un train tiré par un fil que nous y montons.

La station

Les rails… ça grimpe ?

Oui, ça grimpe drôlement !

Arrivé là haut, nous nous rendons à l’auberge pour y poser nos bardas. C’est une auberge traditionnelle japonaise : on se déchausse à l’entrée et le sol est couvert de tatamis.

Entrée de l’auberge

Intérieur très élégant dans le pur style nippon

Et dans la pure dimension nippone !

Pour ceux qui le souhaitent, c’est ensuite une petite promenade d’une vingtaine de minutes qui nous est proposée pour nous rendre au sommet du mont. Evidemment, je suis partant !

Il se montre ce lieu de culte !

[…]

D’argent; où le soleil, de la montagne fière,
Luit: c’est un petit val qui mousse de rayons.

[…]

Et nous y arrivons

De retour à l’auberge, je tente les bains japonais. Il ne s’agit pas d’un onsen, bain naturel en pleine nature mais d’un bain d’eau chaude collectif… Je reste attaché à ma pudeur mais, je tente l’expérience. Je prend donc une douche, chose nécessaire avant de rentrer dans le bain afin de laisser l’eau propre puis rentre dans cette eau. La chaleur est difficilement supportable longtemps (d’après moi, la température avoisine les 45°C) mais, il faut reconnaître que c’est très relaxant. Tellement relaxant que j’en ai pris un second après la fête, avant de me coucher. Je reste un petit quart d’heure à cuire puis, j’en sors. Ma tête tourne quelques instant. Le temps de me rhabiller, ce mal disparaît.

C’est enfin l’heure du repas, au menu, encore des mets japonais ainsi que du riz à volonté (là j’ai tapé dedans comme un ogre !).

Les japonais à Paris font la même chose : prendre leur assiette en photo…

Encore une fois, l’ensemble des aliments étaient délicieux quoique parfois étranges (surtout le machin brun dans l’assiette de gauche sur la rangée du centre). Cependant, l’ensemble du repas s’est fait en tailleur ou à genoux… Mes jambes occidentales ont quelque peut souffert.

Et puis, c’est « Party time » ! C’est l’occasion de discussions autour de nos cultures. Des échanges très intéressants. Pour finir la soirée, les coordinateurs nos proposent un « Bingo » pour gagner de l’électroménager. La poisse me colle et je fini le dernier, mais je gagne tout de même une machine à pain. Je pourrai ainsi, je l’espère, éviter de me ruiner en achetant du pain de mie. Encore me faudra-t-il trouver de la farine…

Second jour

Après une bonne nuit de sommeil, puis une douche (certes, j’en ai pris trois la veille mais, c’est nécessaire pour mon réveil mental de me doucher le matin !), nous déjeunons. Je vais enfin savoir ce que les japonais mangent au petit-déjeuner.

Finalement, je n’aurais pas la patience de me faire un petit déjeuné japonais chaque matin.

Puis, nous nous rendons au lac Okutama, lac artificiel créé pour approvisionner la ville de Tokyo, d’après ce que j’en ai compris. C’est l’occasion d’une petite marche autour du lac.

Passage sur un pont suspendu… Gaffe à l’équilibre !

Chemins escarpés ou entouré de barrières… varions les plaisirs

Dernier évènement de la journée, après un petit pique nique, c’est l’atelier poterie. Après avoir écouter le cours accéléré d’un potier, nous nous mettons à l’ouvrage… J’ai finalement pas mal improvisé, et m’en suis pas trop mal sorti pour ma première fois… enfin ça reste assez moche tout de même. Nous avons laissé les réalisations sur place pour qu’elles soient peinte et cuite, nous les récupérerons prochainement j’imagine.

C’est finalement deux jours fantastiques que nous avons passé qui nous ont permis de mieux nous connaitre et débuter notre découverte du Japon et de sa culture (ainsi que l’ignominie des vins produits par Belle Foret).

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