Inspiration de Miyazaki, Akihabara et Asakusa

Sacrée journée ! Entre une visite la matinée du musée d’architecture Edo-Tokyo dont l’un des lieux à inspiré Miyazaki, puis l’après midi, Clément qui m’a proposé de nous balader à Akihabara, ce fut une journée pleine d’images…

Ainsi, nous sommes partis de Akihabara où nous avons fouiner dans des boutiques de photo, où j’ai eu le malheur de mettre la main sur un D7000… objet de mes rêves en remplacement de mon D70 qui souffre de son age avancé et qui me sort des images floues et bruitées, nous avons continué vers Asakusa, et cette phrase ne semble jamais se terminer tel le cheminement qui nous a fallu accomplir pour se rendre jusque là…

Le chemin en valait la peine ! Bref, je ne ferais pas de 3615 MALIFE (les codes minitels sont en majuscules… ca ne rajeuni pas ces histoires). Les images parlent d’elles même malgré le fait que je n’en sois pas très satisfait… On s’en cogne comme dirait Robert du PMU de Grenoble !

Ueno

Samedi matin, sortie à Ueno. Nous avions rendez-vous, dans le cadre du cours « Japanese History », près de la garre afin de visiter le Tokyo National Museum. Arrivée à 9h30 puis visite de la partie du musée dédiée aux objets de l’histoire du Japon. Ce musée est formidable, les pièces sont très bien exposée et dans un état remarquable.

Tokyo National Museum, entre architecture occidentale et japonaise

Une fois la visite terminée, la prof nous a conseillé la salle 13 au rez de chaussé pour voir des katanas si nous étions intéressés par de tels objets. Je me suis donc dirigé vers cette pièce. C’est là que j’ai fait ma première expérience de l’amertume de certains japonais à l’égard des étrangers : il y avait un homme qui dessinait l’une des oeuvres exposée, simple visiteur, qui en me voyant passer m’interpelle agacé. Sentant que ce monsieurs me cherchais des misères, je fait mine de ne pas comprendre, en bon touriste ignorant. Je comprend finalement que ce grand seigneur était choqué par le bruit de mes souliers d’occidental sur ce noble parquet japonais. Alors autant jouer le barbare et continuer dans le cliché. Je ne décroche pas un mot de japonais et lui sors en anglais « I don’t understand, I don’t understand »… Finalement je suis parti sur la pointe des pieds, restant toutefois courtois. Navré d’avoir écorché les précieux tympans de ce monsieur qui ne semblait pourtant pas dérangé par les talons de gentle demoiselles…

Le parc d’Ueno, un lieu d’inspiration ou se confrontent les grattes ciels et les traditions

Finalement, nous avons quité le musée et rejoint Motozawa-san. Afamé et ayant une grande envie de resté à Ueno, quartier que je ne me lasse pas de revoir, je quite le groupe et continue a mon rythme. J’ai donc mangé de nouveau au restaurant dans lequel j’avais été invité par Laurent lorsqu’il s’était rendu à Tokyo, après avoir traversé une partie du parc et avoir repéré un étang dans lequel il était possible de naviguer dans une barque moyennant une location de 600 yens, non loin du temple.

Moment nécessaire de détente !

Je deviens donc, l’espace d’une heure, capitaine de pédalo barque. Seul alors que le lieu est généralement fréquenté par des couples ou des familles dont les enfants sont en bas-age, naviguant à l’envers afin de ne pas avoir à me retourner, je fus très certainement l’objet d’amusement de certains japonais ! Enfin, j’ai pu apprécier le fait de pouvoir s’allonger sur une barque en plein coeur de Tokyo !

Une fois mon devoir de capitaine rempli, je me dirigeais vers la garre lorsque je croisa une manifestation de japonais. Me demandant l’objet d’une mobilisation policière si importante et autant de drapeaux nippons flottant au dessus de la masse, j’attendais de voir passer le cortège. Lorsque celui-ci vint, j’aperçus des affiches brandis par les manifestants me procurant alors ma deuxième expérience désagréable concernant certains japonais xénophobes et raciste de la journée. Sur celle-ci on pouvait lire des slogans anti coréens. Et, en marge du cortège, certains japonais assistant à cette scène écoeurante applaudissait. Je suis parti après avoir gouté à ce gout amer ternissant cette image idyllique du Japon.

J’ai eu finalement droit à mon bain de foule dans ce lieu si pittoresque d’Ueno, sous les rails où se tient le marché au poisson et où nombre de vendeurs s’exclament à coup d' »Irashaimasu » et brandissent des panneaux vous invitant à dépenser vos deniers dans leurs basar.

Une ambiance pleine de bonne humeur qui reconcilie avec le Japon

Et retour vers Fuchu… 18h et il fait déjà nuit !

Kanji

Les kanji, étapes indispensable de l’apprentissage du japonais sont souvent un cauchemar, ils font peur… Avec un peu de travail, cela se révèle finalement pas nécessairement insurmontable tout du moins pour lire lentement.

Cependant, il peut souvent arriver de croiser un kanji inconnu surtout au début de l’apprentissage de ces symboles étranges. Et comme je suis dans ce cas là, j’ai chercher une application iPhone permettant de consulter la traduction d’un kanji. Evidemment, n’ayant pas d’abonnement data, cela coutant une petite fortune ici, j’ai cherché une application capable, hors ligne, de donner la traduction.

M’attendant à trouver des applications payantes, je suis tombé sur une formidable application gratuite ! Son nom « Kotoba! » (Lien vers l’App Store).

Non content de proposer gratuitement la traduction en français, anglais, espagnol… cette application propose aussi différents mode de recherche de kanji (Multi-Radical, Niveaux scolaires…) et vous donne l’ordre d’écriture des traits, les prononciations… bref, tout ce qui est nécessaire !

Enfin, petite astuce, pour entrer un kanji en le traçant sur l’écran, il suffit d’ajouter un nouveau clavier dans les préférences : Préférences > Général > International > Claviers puis choisissez « Chinois traditionnel, saisie manuscrite ». Et ça marche même lorsque vous ne tracez pas le kanji avec le bon ordre !

L’administration lourde d’un départ à l’étranger

Demander un départ à l’étranger, c’est énormément de papiers divers et variés à remplir. Je vais donc faire un petit retour sur ce parcours du combattant qui servira sans doutes à d’éventuels visiteurs intéressés par un séjour universitaire en dehors de leur pays chéri (ou pour les rebelles assistés par la nation qui beuglent que la France ça craint et qui veulent « se casser à l’étranger », un bon coup de pied au cul leur ferait par ailleurs le plus grand bien pour voir le l’herbe n’est pas toujours plus verte ailleurs).

Un parcours du combattant avant le départ

Demander un départ à l’étranger, ça ne se fait pas automatiquement, en tout cas dans mon école, Polytech Grenoble. Cela vient de la seule initiative de l’élève de se renseigner à propos des possibilités d’études en dehors de France afin de débuter les démarches. C’est, d’après moi, un très bon point : il en résulte que seules les personnes motivées se renseignent et dépasse le stade de la simple prise d’information. Les « épreuves » de vie vécues sur place étant autrement plus difficiles à surmonter, tant au niveau moral que pratique, mieux vaut ne pas s’y confronter si l’on est pas prêt à surmonter l’amuse gueule que constitue la prise de renseignements.

Brice dit « Le Méchant »

Ainsi, rencontre avec le chargé des relations internationales de mon école, il me prend de haut le bougre. Il me vanne, il se fout de ma gueule ! Mais, je ne me laisse pas démonter ayant été averti par Romain, mon camarade souhaitant aussi partir à l’étranger (dont vous trouverez son blog à droit avec celui de Seb) et étant passé quelques jours plus tôt par cette étape de la porte de prison.

« Vous souhaitez partir à Singapour, vous savez il fait chaud la bas, c’est pour casser des cailloux ? Je vous verrais bien en dalton, au moins vous seriez bon pour casser des cailloux… Quoique vous êtes assez minces.

– Oui Singapour, le Japon ou le Canada

-Pffff… Vous allez faire du Sumo ? Vous avez combien au TOIEC ?

– J’ai pas encore passé le TOIEC

– Vous venez vous renseigner pour l’étranger sans le TOEIC ? Ah merde alors, on n’est pas tombé sur la flèche de service. Vous avez bien le TOEIC blanc

– Oui j’ai eu 360… comme la console.

– Ahahaha ! Meme en répondant au hasard on a mieux !

– Ben la prochaine fois je répondrai au hasard alors ! Enfin je peux toujours investir dans Assimil.

(La séance de chambrage continue, je commence a voir venir le bonhomme et me dit que de toutes façons, s’il me prend de la sorte, je n’aurai aucune chance de partir à l’étranger alors je me met en mode, j’en ai rien à cirer et je le chambre aussi de mon coté en lui lançant des saloperies. J’ai l’interclasse à tuer alors au lieux de se déprimer, mieux vaut passer un bon moment en s’échangeant des saloperies ! Puis au moment de partir !)

– Bon vous me disiez Singapour, le Japon ou le Canada, J’ai des trucs attendez !

(et là il ne m’a plus laché !)

Alors chapeau Brice pour ce jeu d’acteur. Rien de mieux comme entretient pour filtrer le mec qui veut partir à l’étranger parce que c’est la classe à la HEC, ou celui qui suit le sacré saint ordre de papa maman. Après ce stade, heureusement que nous avons pu continuer à nous échanger des gentillesses, mais, c’était pas dans le meme objectif que la première fois. J’ai même eu le droit à cette réplique d’Audiard « Les cons, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnait » après lui avoir promis de faire 200 km en montage à moto en hiver pour faire signer un papier par l’autorité parentale en voyage en ski. De telles références, c’est inimitable !

Papiers à remplir…

Ainsi, après ces échanges humain, il s’agit de remplir un paquet de documents afin de choisir des université. Trois choix de programme et dans chacun de ces choix, trois choix d’université possible appartenant aux programmes. On en arrive à neuf université dans lesquelles il faut choisir les programmes qui seront suivi. Et là il faut vous renseigner par vous même sur les sites des universités. De plus, les listing ne sont jamais à jour. Il faut de plus faire coïncider les cours pour ne pas avoir de chevauchements… Bref, une tortue qui ne s’arrête pas là. Il faut motiver vos choix de cours pour chacune des universités pour le jury local ainsi que joindre une lettre de motivation par université (donc neuf lettres) qui justifie le choix du pays, de l’université, et des cours. Enfin il faut ajouter à cela, un CV, des lettres de recommandations de professeurs, les bulletins scolaires depuis le bac, la copie du diplôme du bac, et j’en passe… A la fin votre dossier fait la taille d’un annuaire ! Je ne compte pas le nombre d’heures de travail que cela m’a pris… bien évidemment en plus des cours.

Ensuite, vous assistez à des réunions afin de vous assurer que vous souhaitez bien partir à l’étranger, que le pays choisi est bien celui qui vous intéresse… Encore du temps et du travail !

Première phase du jury local qui sélectionne les candidats suivant les notes, la motivation et divers points dont eux seul ont le secret.

Ainsi, une fois cette première phase terminée, vous savez si vous êtes pris, le choix qui a été retenu. La partie suivant est ainsi plus spécifique au programme que j’ai sélectionné : STEP@TUAT. On m’a ainsi demander divers documents, lettres de recommandations, en anglais cette fois, sélectionner de nouveau les cours, motiver plus spécifiquement mon choix pour cette université, décrire sur quel sujet d’Indépendant Studies j’aimerai travailler, choisir avec quels professeurs, décrire le sujet, remplir encore et encore des cases avec des numéros INE, de passeport, RIB, numéro de tatouage de mon chat et la date de naissance du cousin de ma grand mère…

Ensuite, vous attendez la réponse de l’université distante afin de savoir si toutes ces démarches ont été utiles ou si vous avez simplement perdu votre temps à remplir des piles de papier qui feraient bondir de folie tout écologiste convaincu.

Par chance, j’ai été pris. Mais, les démarches ne s’arrêtent pas là pour autant. Pour séjourner au Japon sur une durée de un an, vous devez posséder un visa. Et ce visa ne s’obtient pas en faisant un bisous à la guichetière. Il faut justifier d’une telle durée de séjour. Ainsi, dans mon cas, je devais obtenir un « Certificate of Eligibility« , justifiant de mon statu d’étudiant sur place. C’est donc l’occasion d’échanges avec l’université d’accueil, échange de passeport, de photo d’identité, de relevé de compte de l’étudiant et d’un des parents… Puis, après obtention du papier, il faut faire les démarches d’obtention de visa auprès de l’ambassade. Cela nécessite deux déplacements, l’un pour le dépôt des documents et le second pour la récupération du visa, si toutefois on accepte de vous l’accorder (l’obtention du certificate of elibility ne garanti pas l’obtention du visa qui demande le remplissage d’un formulaire dans lequel on vous pose différentes questions sur votre situation financière, familiale et pénale).

Résiliation des contrats

Une fois le visa obtenu, ne croyez pas être sorti d’affaire pour autant. Il faut déclarer votre départ à l’étranger à votre assurance afin qu’elle vous donne vos certificats, il faut résilier les contrats divers que vous avez pu souscrire… Autant résilier mon assurance moto fut très simple, mon assureur n’éxigeant qu’une photocopie du billet d’avion et du visa. Autant la résiliation de mon contrat mobile Orange tient de l’escroquerie. En effet, après avoir pris contact avec Orange pour demander la résiliation et les pièces à fournir pour éviter de payer l’ensemble des mois restants (ça fait cher 21 euros multiplié par les 20 mois restants), clause prévue dans le contrat pour un départ à l’étranger, j’apprend que le billet d’avion et le visa ne sont pas des pièces recevables ! le contraire de mon assurance moto en somme… Bref, il faut me fournir une facture d’électricité, ou un bail, ou une pièce justifiant de mon séjour. Je fournirai ainsi par la suite, une facture de TEPCO, une carte d’étudiant de l’université, et comme je veux être certain de mon coup, je rajoute deux autre documents, l’Alien Registration Card ainsi que le certificat de présence d’Explora Sup signé par l’université. Le tout envoyé en recommandé (merci le service recommandé de la Poste par Internet au passage !). Pièces refusées par Orange, sans aucune motivation mais l’assurance que je recevrai une facture avec le montant restant à payer pour les 20 mois ! Cela se termine donc par une opposition sur mon compte qui me coute 13 euros.

Et l’université en France, ca se paye !

Autant je comprend le fait de payer l’université locale car l’état prend en charge le coup des études au Japon, autant, payer la sécu, je trouve ça proprement scandaleux ! Je reste un an sur place et je doit tout de même m’acquitter d’une année de sécurité sociale française qui traine déjà les pieds pour rembourser les très rares feuilles de soin que je lui envoie mais là, qui ne servira à rien ! En effet, je paye la sécurité sociale japonaise sur place !

Billet d’avion puis départ

Après avoir tout obtenu, il s’agit de s’envoler pour le Japon. J’ai choisi Aeroflot pour ses tarifs intéressants (moins de 500 euros l’allé simple). Escale obligée à Moscou… Le vol durera 13 heures. Après avoir souffert le martyr dans cet avion qui semblait vouloir la peau de mes jambes, l’arrivée sur place ne fut pas de tout repos comme j’ai pu le raconté au début de ce blog.

Les démarches continuent sur place !

Sur place, il vous faudra encore payer l’assurance universitaire, faire les démarches pour le logement (heureusement celui-ci est attribué automatiquement dans le programme STEP, une démarche en moins, ce ne fut pas le cas pour Seb le suédois lyonnais dont le blog se trouve à droite), se rendre à la mairie pour demander une Alien Registration Card, indispensable aux long séjours, revenir chercher cette carte, payé la sécurité sociale sur place… J’en passe…

Retour sur ce week end

Le week end dernier, c’était le festival de mon université. Pour cette occasion, les étudiants étrangers du programme STEP se devaient de présenter leur pays par le biais d’un panneau.

Et voici le panneau que j’ai concocté

Et quand les demoiselles sont belles et intéressées par la France… (devant le panneau de Clément).

Ainsi, durant trois jours, nous avons fait la promotion de nos produits respectifs. Malgré une pluie forte le vendredi, heureusement, les deux jours ouverts au publics, samedi et dimanches, furent ensoleillés.

Samedi soir, après le festival, nous nous sommes rendu à une fête donnée, si j’ai bien compris, par la mairie pour parler des étrangers en échange au Japon. Soirée très agréable qui m’a permis de danser sur des musiques traditionnelles… comme un pied. Des plats étaient à disposition pour déguster des mets locaux, puis, une fois la soirée terminée, nous nous rendons au deuxième étage (soit le premier étage en France, mais ce détail n’a aucune importance) pour faire la vaisselle ! Je ne m’épancherai pas sur cette partie qui nous à quelque peut étonné (la soirée était payante pour information).

Je suis cool, j’ai quand même souri sur la photo… et dire que j’avais une tonne de vaisselle à faire chez moi !

Puis, retour à la résidence de Fuchu. Les bouts en trains que sont Motozawa, Christian et moi-même étions prêt pour boire un dernier canon en ville. Le rendez-vous fut donné. Finalement, nous nous sommes retrouvé que tous les trois.

Au Japon, il n’y a pas que l’heure qui est en avance sur le monde… Noël aussi !

Et nous voila, après quelques tours de pédale, rendus dans un pub au centre de Fuchu. Nous avons pu y gouté un alcool très très étrange. Pour mémoire, voici ce qui existait dans l’imaginaire des comiques :

http://www.dailymotion.com/video/x9p33a_les-bronzes-font-du-ski-la-liqueur_shortfilms

Et maintenant, voici ce que l’on trouve au Japon :

Les courageux challengers avec leur trophée de chasse !

Oui, oui, vous avez bien vu :

Un joli serpent !

Pour ce qui est du gout de l’alcool, c’est très fort, et franchement pas mauvais. Enfin je n’ai pas trouvé ça d’une grande subtilité. Cette boisson est réputée pour rendre un homme fort !

Enfin le lendemain soir, nous avons conclus le festival par un buffet. Et tenez vous bien, pour mon plus grand plaisir (et clairement celui de Clément aussi), les professeurs ont pensé à nous en apportant du vin et du fromage. Et quel fromage ! non pas un infâme plastique au lait pasteurisé mais bien un mont d’or au lait cru !

Il y a du vin, du fromage et du saucisson !

Me voila donc partiellement rechargé en énergie positive.

PS : Navré pour la tournure fort skyblog que prend cet article. Flute, mon cerveau ramolli !

Nihonbashi, Tokyo Station

Retour sur ma petite visite de Nihonbashi, il y a une semaine de cela.

Quartier en perpétuelle construction

Rendu sur place afin de tirer de l’argent à la banque HSBC (étant donné le prix de la commission, en moyenne 8 euros par prélèvement, ça n’est pas forcement rentable, mais, j’ai ainsi le transport rentabilisé et je peux visiter le quartier). Coté ouest de la gare se trouve le palais impérial qui fera l’objet de ma prochaine visite du quartier. Coté est, là ou je me suis rendu, il s’agit du quartier d’affaire de Tokyo. Ce quartier est constitué de gratte ciels détenus par de grandes banques nippones et mondiales. Froid par son aspect vitré, sans aucun panneau publicitaire aux couleurs chatoyantes, ce quartier se démarque du reste de Tokyo. Etant sur place lors d’un jour férié, le « Culture day », les rues étaient désertes pour mon plus grand plaisir et la météo au ciel menaçant accentuait le froid dégagé par ce quartier intimidant.

Ou comment comprendre que la propreté peut-être source de névrose lorsqu’elle atteint ce niveau d’obsession

Cependant, au nord de Nihonbashi se trouve une zone bien plus « explosive ». Restaurants et bars s’y étendent à perte de vue. J’ai réussi à trouver le bistrot à la française : André du Sacré Coeur. Indiqué dans le guide du Routard, l’ambiance semble y être à la hauteur de la description faite dans cet ouvrage. Je n’ai malheureusement pas pu vérifier cela puisque comme indiqué dans ce guide, l’établissement est fermé les jours fériés. Néanmoins, je ne manquerai pas d’y déguster un festin, la nourriture française commençant cruellement à me manquer.

Chez André, rien ne manque, jusqu’au nom de la rue !

 J’ai ainsi pu repérer la station de métro à quelques pas de ce troquet.

La police, elle fait peur quand elle fait son sourire Totoro !

En conclusion, ce quartier est à visiter pour son architecture d’une géométrie à faire pâlir d’envie tout mathématicien. Il héberge aussi des musées d’une grande qualité (le Bridgestone muséum, habitant de nombreux chef d’oeuvre de maitres, achetés par le deuxième fabricant de pneus APRES Michelin).

Waseda University Festival

Hier, c’était le jour du festival annuel de l’université de Waseda. Motozawa nous a donc organisé une journée pour visiter cette université. Nous nous y sommes donc rendu en train, et ce fut pour moi l’occasion de découvrir le métro de Tokyo, ce réseau dense que, d’après les propres aveux des japonais, personne ne comprend, raison pour laquelle je ne m’étais pas aventuré au delà des lignes JR ou Keio.

Ca me permet donc d’exprimer mes impressions sur ce réseau. Les quais et trains sont d’une propreté incroyable pour tout parisien habitué au RER et Métro de la capitale. Les trains sont ponctuels (cette constatation ne provient pas de ma courte expérience d’une journée mais, d’une part des ouïes dire et d’autre part de mon expérience jusque là sans la moindre minute de retard sur l’ensemble des transports que j’ai pu prendre, ce que j’ai fait très souvent !). Encore une leçon à tirer des sociétés ferroviaires nippones.

Arrivé sur place, comme Motozawa nous avait prévenu, un monde fou circule dans les rues, en raison du festival.

Une des entrées de l’université

Dans les allées du campus se tiennent sur des cotés des petits stands tenus par les étudiants vendant des plats…

Nous voilà en train de manger des plats cuisinés avec amour par les étudiant(e)s

 L’après midi, nous avons visité un musé à l’intérieur de l’université puis assisté à différentes représentations de groupes musicaux d’étudiants.

Il y avait de tout, du carrément ignoble (surtout au niveau du chant en général) au fabuleux (un groupe de chanteurs a capela, a mi chemin entre du chant et du beat boxing sur des musiques stylées blues ainsi que des danseurs incroyables, visibles sur la photo). Ce qui en ressort, c’est que les étudiants japonais semblent souvent participer à des clubs musicaux au regard du nombre de ces clubs.

Enfin, nous avons été nous restauré, puis, clou de la journée, avons chanté dans un karaoke. J’ai bien évidemment chanté « Aux champs Elysées » mais aussi sur des musiques britanniques, américaine, japonaise et, sur du Ozone… qui l’aurait cru…

La soirée s’est terminée dans un bar au style britannique.

Et voici le petit cadeau de la fin… Yatta, le prochain morceau à préparer pour le karaoke ! ça promet !

Tremblement de terre

C’est une chose à laquelle je m’attendais. Connu pour sa géologie farouche, il est inévitable de ne pas ressentir un tremblement de terre s’il on aussi longtemps sur place.

Ainsi, à 17h30, après une journée de balade dans le quartier de Nihonbashi, de retour à la résidence, j’ai ressenti la terre trembler… Les vitres bougeaient, rien de bien violent, comme si un métro passait en dessous de l’immeuble. Cependant j’ai eu la sensation d’une amplitude bien plus importante, d’une puissance incomparable.

Ca à duré quelques secondes, puis tout est revenu à la normale. J’ai immédiatement envoyé un SMS à mon ami Clément pour savoir s’il avait ressenti la même chose, pour savoir s’il s’agissait bien d’un tremblement de terre. De son côté, à Shinjuku – à 25 km de là – il a ressenti aussi le tremblement de terre, en certainement plus violent, l’épicentre étant plus prêt de Shinjuku que de Fuchu.

Bref, plus d’infos ici : http://earthquake.usgs.gov/earthquakes/recenteqsww/Quakes/usb0006irn.php