Visite de Yokohama

Yokohama est la seconde ville la plus peuplée du Japon.

Ville portuaire, elle a vu sa croissance augmenter significativement a la fin du XIXe siècle grâce au commerce avec les Etats Unis. Elle héberge aujourd’hui un important port international ainsi que le plus grand quartier chinois du Japon.

A la fois partagée entre ses building respirant le modernisme, ses anciennes bâtisses aujourd’hui converties en galeries commerciales, sa zone portuaire et ce chinatown impressionnant, Yokohama est une ville riche en paysages urbains bigarrés.

Nous y avons passe la journée, en prenant le train depuis Shibuya (840 yens l’allé retour). Un minimum pour découvrir ce vaste paysage.

Re Entry Permit

Nécessaire pour mon séjour en France, afin de ne pas perdre mon visa lors de mon départ du territoire japonais, il m’a fallu obtenir un re-entry permit.

Pour cela, je me suis rendu à Tachikawa au bureau des immigrations pour transmettre un document informant de mon départ du territoire ainsi que des détails concernant ce déplacement.

A la gare de Tachikawa, il suffit de prendre un bus conduisant directement à bon port, les informations sont données dans divers langues spécifiquement pour ce bus, pour enfin faire la queue au bureau des immigrations. Une fois mon document rempli et transmis, accompagné du passeport et de l’Alien Registration Card, j’ai du aller au combini pour acheter des timbres fiscaux. Pour un re-entry permit à usage unique, il suffit de s’acquitter de la somme de 3000 yens. Pour un re-entry permit à usage multiple, le double sera nécessaire.

Enfin, de retour au bureau des immigrations, après avoir donné le timbre fiscal, j’ai obtenu une nouvelle étiquette sur mon passeport. A présent tout est prêt pour mon retour en France fin Mars.

Peut être que le fait de savoir que je rentre bientôt en France quelque jours accentue le mal du pays que je peux ressentir à l’heure actuelle. Je suis loin d’avoir envie de partir de ce fabuleux territoire, néanmoins, la nourriture, viande, fromage, vin, me manquent ainsi que la vue de mes proches. Je pense que quelques jours en France me suffiront pour repartir de plus belle au Japon.

Floraison des Pruniers et Hiérarchie de la technique des échasses

Samedi dernier, le matin se tenait une course de charité à Fuchu. Ainsi, les membres de l’administration de TUAT se sont dévoués pour cette oeuvre. Ce fut ainsi le prétexte pour se retrouver l’après midi pour voir, avec notre ami Motozawa les pruniers en fleur. L’hiver étant rude cette année à Tokyo, comme à Paris, seule quelque fleur sortaient timidement de l’intimité de leur bourgeon… Dans deux semaines cela sera le bon moment pour les apprécier.

Un amuse gueule en quelque sorte.

Mais, avant de contempler la quiétude du parc, nous sommes passés à la brasserie de la célèbre marque de bière Suntory entre autre connue pour sa bière et son whisky. Souvenez-vous de « Make it a Suntory time » de Lost in Translation. Toutefois, l’heure n’était pas à la dégustation d’alcool mais, à la visite du marcher se tenant au sein même de l’usine.

Profusion de produits en tout genre. Je me suis rincé l’oeil devant des couteaux japonais. De véritable oeuvre d’art. Certes, ceux-ci sont onéreux, mais ils respirent la qualité.

Puis, nous nous sommes rendus dans le parc tout prêt de la distillerie. Ambiance zen… Musique traditionnelle discrètement diffusée, maisons au style le plus traditionnel, ruisseaux… Certes les premiers n’étaient pas encore en fleur, mais, cette mise en bouche n’était on ne peut plus appétissante.

Enfin, choc des culture. Constatons les propos de M.Gueant sur le terrain. Je cite : « Toutes les civilisations ne se valent pas« .

En effet ! La technique de l’utilisation des échasses n’est pas la même partout ! En Suède, voici comment mon camarade utilise des échasses, en France, voici comment j’ai appris, et au Japon, les marche pieds se placent dans la meme direction que celle de la marche.

Pour moi, c’est certain la technique française est la meilleure car j’ai appris avec celle-ci, pour mon ami suédois, la suédoise est la meilleur pour les mêmes raisons et il en va de même pour mes amis japonais. Subjectivement nous avons tous raison, objectivement, nous nécessiterions le jugement de M.Gueant pour trancher…

La technique suédoise !

La technique française !

La technique du coup de pied au cul se vaut-elle dans tous les pays ?

Enfin, agacé par cet affront diplomatique à la suite de cette séance d’échasses, mais surtout fatigué, je suis rentré chez moi. J’ai partagé un ramen, bonne soupe aux nouilles, avec Clément.

Petit bonus final, séance de caméra embarquée à vélo. Pas mal pour constater le contraste entre petite maisons et ville à Tokyo.

Haiku

赤い葉が
風で落ちます
暗い木だ

Ce matin, nous avons eu un cours de japonais pendant lequel nous avons été initiés à l’art de l’écriture de l’Haïku.

Deux règles simples sont à suivre :

  1. il doit y avoir 5 puis 7 puis 5 syllabes
  2. Il doit y avoir un mot clé désignant une saison
Ainsi, mon Haiku (écrit plus haut) se lit :
akai ha ga
kaze de ochimasu
kurai ki da
En français, cela donne :
Les feuilles rouges
Chutent dans le vent
Les arbres s’assombrissent
J’en suis assez fier… On peut écrire de jolies choses en japonais avec peu de connaissances !

Cérémonie du thé

A l’occasion du cours de culture du Japon, après le mini concert, nous avons eu la chance de profiter d’une séance de cérémonie du thé. C’est l’occasion de donner ma vision de ce rite très codifié.

La cérémonie du thé se passé dans une pièce relativement petite. Cela évitait aux samouraïs de dégainer leur sabre pour s’affronter, la configuration de la pièce les en empêchant. Chaque geste a une signification, plusieurs écoles existent et beaucoup d’expérience est nécessaire pour maitriser ce rituel s’élevant eu rang d’un art. Les japonais eux même ne pourraient définir l’ensemble de ces sens, j’éviterai ainsi de me tromper en tentant une explication, le net regorge d’informations a ce sujet.

La cérémonie débute avec la dégustation de petites friandises sucrées afin par la suite de couper l’amertume du thé. Il est bon à ce moment d’apprécier le silence et d’écouter l’eau chanter en s’échauffant. Lorsque vient le moment de déguster le thé, la coupe nous est présentée face à nous. On ramène ainsi la coupe auprès de nous puis on salue son voisin en le remerciant de boire avant lui. Puis on salue la maitresse de cérémonie.

Il convient ainsi de prendre la coupe puis de lui faire faire une rotation à deux reprise afin de boire du coté opposé a celui ou la décoration est apposée. Puis on boit à trois reprises pour finir le contenu du bol.

Enfin, on essuie le bord du bol avec ses doigts puis de nouveau, on effectue une rotation a deux reprises de celui-ci puis on apprécie la beautés de celui-ci avant de le poser pour le passer a son voisin.

L’ensemble de la cérémonie se passe à genoux, c’est certainement ce qui a été le plus difficile pour mes genoux d’occidental… De plus, nous étions nombreux dans cette pièce exiguë ce qui ne favorisait pas l’ambiance reposante que cette cérémonie doit amener. Néanmoins, c’est une chance formidable d’avoir pu profiter de cette expérience pour un prix dérisoire, 300 yens, la ou habituellement cela coute 6000 yens. Cependant, l’expérience est à retenter dans un climat propice à la méditation. C’est un moment agréable et mystérieux.

Excusez les nombreuses approximations que j’ai pu faire au cours de cet article, ma mémoire me fait certainement défaut tant les codes sont nombreux.

Tournois de Sumo

Dimanche dernier, cinq personnes de TUAT avaient la chance d’assister a un tournoi de Sumo. J’ai eu la chance de pouvoir profiter cette occasion.

Habituellement, assister a un tel tournois coute cher, mais, nous avons pu profiter de tarifs avantageux ne payant que 1000 yens la place avec restaurant inclus !

Le Sumo est un sport très reconnu au Japon. M.Sarkozy s’est sans doutes rendu compte de son inculture lorsqu’il a critiqué ce sport mettant ainsi la France dans une situation embarrassante vis à vis de nos amis nippons…

J’ai ainsi pu apprécier ce sport.

Le cérémonial est très important puisque les combats ne durent généralement que quelque secondes mais les belligérants se saluent a plusieurs reprise. Entre les combats un homme chante pour souhaiter bonne chance a chacune des deux parties.

Nous avons assisté au tournois de deux divisions. Ainsi, nous sommes arrivés dans l’arène avant 12h et en sommes partis après 17h.

Bref, j’ai vraiment apprécié ce tournois. J’espère avoir la chance de pouvoir de nouveau assister à des combats de Sumo.