Séjour en France

Plus de 20 heures de voyage… de l’attente, de l’attente… Je m’étais juré de ne jamais faire plus de 15 heures de voyage après mon allé a Tokyo avec le souvenir d’avoir fait souffrir mes jambes dans cet avion si étriqué. Mais, mon portefeuille a eu raison de mes convictions les plus sincères !

Parti ainsi avec China Southern Airlines, escale en Chine… Le tout avec un nombre incalculable d’attente. Et comme je connais ma propension à rater les avions ou trains, je suis parti le matin pour un vol quittant Narita à 16h, après une nuit blanche.

Ainsi, je me suis retrouvé dans le métro avec mes valises, et le monde livré en série avec ce moyen de transport au Japon. Mes origines auvergnates m’ont fait préféré la ligne rejoignant Narita depuis Ueno, moins chère que le Narita Express partant de Shinjuku… Et encore une fois, cela m’a valu le plaisir de la cohue matinale de la Yamanote.

Enregistrement des bagages, attente de l’avion, passage par le duty free… Puis enfin, embarquement ! (Etrange d’ailleurs ce mot pour parler d’un avion, enavionnement ne serait pas un néologisme approprié ?).

Avion du Japon à la Chine

Arrêt en Chine. Après le passage en URSS… euh excusez moi, en Russie, me voici dans un autre pays communiste ou l’on ressent le totalitarisme dans la politique même de la douane, semblant prendre plaisir à, excusez de l’expression, casser les roubignoles. Je m’explique. Passage du portique de détection des métaux. Prévoyant, je vide mes poches, je retire mes chaussures, j’enlève ma ceinture… Mais, le portique sonne, comme pour chaque autre passager. Il faudra m’expliquer l’intérêt d’un tel dispositif si chaque passager doit se faire palper (a mon grand étonnement par une femme pour ma part). Dans ce cas, faisons l’économie du portique… Logique binaire !

Je me suis donc envolé pour 12 heures de vol supplémentaire. Beaucoup de sommeil durant ce vol (la nuit blanche était prévue à cet effet, me recaler sur l’heure française, assez efficasse). Arrivée à Charles de Gaule… Et, le Montesquieu, celui qui tente d’imaginer la vision de l’étranger de notre pays ressurgit.

Passage des douanes, je me retrouve face à une file anarchique, chose que j’avais oublié depuis mon arrivé au Japon. Il FAUT défendre sa place, tout est bon pour cela, parapluie en travers du chemin, regard menaçant, zig zag… Et tout ça a le malheur d’être terriblement éprouvant pour les nerfs. Les petits malins convaincus de sauver leur temps en dépassant allègrement le malheureux passager qui a le tors d’être honete, est trop crétin pour se rendre compte qu’il n’a fait l’économie que de quelques malheureuses secondes au détriment de son honneur. Mais, comme si cela ne suffisait pas, l’organisation est chaotique avec des files plus ou moins dessinées en ruban de tissus, finalement donnant l’impression d’un disposition aléatoire, un service qui appelle les détenteurs de passeports biométrique une demi heure avant l’arrivée des passagers… Bref, une bien mauvaise mise en condition.

Petit café à Charles de Gaule

Je retrouve finalement ma mère après un bon café puis nous prenons la route jusqu’à Chatou. Nous roulons à droite, les panneaux sont écrits en français, je peux tous les lire…

Depuis la Honda à conduite à gauche, à Charles de Gaule

Le midi, c’est l’occasion de retrouver les bons plats à la française avec un petit salé aux lentilles. Le soir, je retrouve mes amis, la clique Laura, Seb et François, et nous mangeons des bons sushis. Car en effet, je ne mange pas souvent de sushis au Japon, cela avait tendance à me manquer… Pas de morale s’il vous plait !

Le lendemain, sortie Morgan… Visite d’une brasserie ainsi que du Château de la Roche-Guyon, entrecoupé d’un repas au style le plus français, me faisant forcement un bien fou.

S’en est suivit encore des retrouvailles entre amis. Et j’ai surtout eu l’occasion de revenir caresser ma jolie copine…

Partage de pizzas, de console avec notre Seb qui reste fixé sur Ace Combat !

Enfin, nous réparé avec le Seb national la choupinette… Puis, elle a redémarré. Ce ne fut pas une mince affaire, ma mémoire faisant défaut pour la position du starter, mais le vaillant Seb a poussé de toute ses forces pour démarrer la choupinette qui criait famine, sa batterie étant à plat.

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