Elle est arrivée !

Après quelques détails administratifs supplémentaires à régler, je remercie Meng, mon ami chinois qui parle admirablement bien le japonais pour m’avoir aidé et accompagné au City Office pour obtenir les papiers supplémentaires nécessaires, j’ai enfin pu monter ma délicieuse Honda.

De Chiba jusqu’à Fuchu, en traversant Tokyo, j’ai pu donc apprécier son moteur et sa maniabilité. Rien à redire ! Sa légèreté due à sa petite cylindrée la rend très agréable a conduire et fort maniable.

Néanmoins, j’ai tout de même réussi à tomber en pane d’essence au beau milieu de Tokyo. Me doutant du faible niveau du réservoir d’après ce que le vendeur m’avait semblé dire, mais, me fiant au compteur kilométrique journalier n’indiquant que 15 km au moment de la pane, j’ai eu la chance de me trouver près d’une station service à ce moment là.

La plaque en japonais, ça n’a pas de prix !

Arrivée de ma mère au Japon

Prévue de longue date, l’arrivée de ma mère s’est faite il y a une semaine. La matinée fut consacrée au transport des bagages après avoir pris le bus reliant Narita à Chofu puis la Keio line de Chofu à Fuchu. S’en est suivi la dégustation d’un bon ramen près de mon université. Puis, la pluie semblant s’être imposée pour la journée, j’ai décidé de faire découvrir Tokyo par Shinjuku et plus particulièrement par la vue depuis le Tokyo Metropolitan Building offrant un panorama sur la mégalopole sans avoir à payer un sous pour s’y rendre.

Dans le « RER » japonais

Nous nous somme ensuite promenés dans ce quartier très hétéroclite dont j’ai déjà eu l’occasion de faire des descriptions (cf mon arrivée mouvementée et la rencontre du troisième type).

Le soir, nous sommes retournés à Fuchu, cela ayant ainsi donné à ma mère un aperçu de l’heure de pointe des trains de Tokyo.

Le lendemain, les nuages ont laissé place au soleil nous offrant ainsi la possibilité de cheminer au fil des rues de la capitale avec plaisir. Le programme commença ainsi avec Ueno ou j’ai pu faire profiter à ma mère de la fin des sakura, puis après un tour de barque, nous nous sommes rendus à Akihabara ou les rues sont piétonnes le dimanche. Cela a le mérite d’être impressionnant. Enfin, la nuit tombée, lorsque le quartier retrouve sa paix et lorsque les derniers stores des boutiques se closent, nous avons apprécié la quiétude de Asakusa.

Puis une semaine de travail s’est passée pour moi. En fin de semaine j’avais réservé une voiture de location ainsi que un hôtel pour nous rendre à Takayama, ville au sud est de Tokyo ou des rues peuplées de maisons traditionnelles en bois semblent avoir miraculeusement survécu aux incendies, et visiter Gokayama, petit village constitué de maisons au toit de chaume.

Nous sommes parti le vendredi à 13h00 et nous sommes arrivés à Takayama à 18h00. L’autoroute japonaise est chère et les limites de vitesses sont horriblement basse. Pourtant personne ne les respecte. Enfin, conduire (surtout en montagne) avec une boite automatique, c’est terriblement frustrant…

On ne se moque pas ! Au moins je suis passé dans des rues très étroites avec cette caisse à savon !

A Takayama, nous avons eu la chance de gouter au boeuf d’Hida, presque aussi réputé que celui de Kobe, et franchement succulent. Le restaurant (Suzuya) nous avais été indiqué par le tenancier du ryokan dans lequel nous logions. Cuit sur une feuille recouverte de miso, le gout de la viande est boisé et légèrement sucré.

Puis, le lendemain, nous nous sommes rendu à Gokayama depuis Takayama en empruntant l’autoroute. Celle-ci n’a guère d’intérêt ne faisant qu’emprunter des successions de tunnels. Mais, cela nous a permis de nous rendre rapidement sur place et de prendre le temps de faire le chemin du retour par les petites routes.

Le retour vers Tokyo s’est fait en parti par les petites routes au départ. Mais nous avons vite découvert qu’en dehors des zones de montagne, celles-ci traversait les ville retirant tout leur intérêt. Nous nous somme donc rabattu vers l’autoroute, devant de plus me rendre à l’ambassade afin d’aller voter.

Bref, un beau voyage, de beaux paysages et une région très bien conservée ou il est possible de se retrouver dans des décors dignes de films de Kurosawa.

 

Hanami 花見

Difficile de parler du Japon sans évoquer le « hanami« . S’écrivant avec les kanjis hana 花 (fleur) et mi 見 (regard), le hanami est l’art de contempler les fleurs.

En ce moment, les sakura fleurissent, offrant aux japonais le plaisir de pratiquer cet art, celui du hanami, celui de pique-niquer sous les sakura tout en buvant du saké. La floraison des sakura a une signification forte pour les japonais, représentant la vie, sa croissance, l’atteinte de son apogée puis, sa chute inévitable. Véritable « vanité » du Japon, elle accompagnait les kamikaze et les encourageait avant leur ultime départ.

Aujourd’hui, la culture du hanami est intacte, les jeunes employés ignorant encore leur rôle dans l’entreprise qui les a fraichement embauché (le début de l’année fiscale se faisant en avril, concordant avec la floraison des cerisiers) est désigné pour réserver une place dans un parc pour que ses collègues puissent partager ensemble le hanami.

Ainsi se côtoient dans les parcs familles, collèges de bureaux, étudiants, tous présents pour partager un repas et du saké.

Début de mon Independant Studies

Ca y est, j’ai enfin commencé.

Après réception d’un email de mon sensei, Satoshi sensei, j’ai eu connaissance du travail sur lequel j’allais travailler. Un développement sur Android du système Virtual Human. Vaste programme.

Je me suis donc rendu dans mon laboratoire, on y retire ses chaussures avant d’entrer dans le plus pur style japonais. J’y trouve au hasard du dernier étage, lieu ou se situe le laboratoire, mon sensei. La conversation commence en japonais malgré les mails en anglais que nous avions échangé mais, mon faible niveau me fait vite défaut… Cependant, nous arrivons plus ou moins à nous comprendre.

Il me laisse choisir mon bureau parmi ceux disponibles, je choisi celui près de la fenêtre, souvenir des moments de paresses passés sur les bancs de l’école. Et j’installe Windows 7… en japonais.

Puis s’en suit l’installation des divers outils de développement, encore en japonais puis mon sensei tente de m’expliquer (ou je tente de comprendre) ce que j’aurai à faire. Là ou cela se corse, c’est que l’ensemble des rapports du laboratoire sont entièrement en japonais, les code sources encore une fois commentés en japonais…

Conclusion, ce travail va être certainement intéressant mais, la barrière de la langue risque d’être difficile à franchir.

Plus on est de fous, plus on rit !

Le troisième homme, Jonathan, n’a pas résisté à ma pression diabolique et à mes menaces. Cela étant toujours intéressant de découvrir les premières impressions d’un nouvel arrivant en pays étranger, il a finalement accepter de partager son expérience, au fil de l’eau, sur son aventure nippone.

Son blog est à découvrir à l’adresse http://japan.jidul.com/

Et comme lorsqu’il parle de mon éminente personne, il y place une photo de moi, j’en ferai de même à son égard !

Bonne lecture !

Achat de la moto !

Ca y est, j’ai acheté ma future monture ! Elle sera prête le 18, d’ici là, l’attente sera insoutenable…

L’aventure de l’achat fut particulièrement amusante. Je rappelle que je ne parle pas japonais, juste quelques mots… Alors, découvrons ensemble si six mois de japonais suffisent pour acheter une moto à un vendeur ne parlant pas un mot d’anglais.

Grace à un ami motard japonais, Jun, j’ai reçu de nombreux conseils fort utiles. Cela m’a permis de faire le choix de la cylindrée… J’aurais préféré une 750cc mais, vu les limitations de vitesse au Japon, ainsi que divers interdictions infligées aux grosses cylindrées, mon ami m’a orienté vers la 250cc… J’espère que ca ne sera pas trop légé. Après la 125 dans les montagnes grenobloise, on est pret à tout, même aux duels avec la boite de vitesse !

Quels sont ces éléments qui m’ont dissuadé dans le choix de la 750cc. Au dessus de 250cc, un controle technique est a faire tous les 2 ans et celui-ci est tres couteux. Certaines zones sont interdites a certaines heures pour les cylindrées de plus de 250cc. Enfin, je le disais, les limites de vitesse sont particulièrement basses, je n’ai aucune envie de perdre des points sur mon permis japonais et surtout pas de recevoir une amende en japonais pour me heurter aux problèmes de lecture du papier. Enfin, la 250cc à accès a toutes les routes, consomme peut, est maniable, se gare facilement. En gros au Japon, il y a les 250cc, les 400cc et les 750cc. Les autres cylindrées sont d’après ce que j’ai lu des imports.

Ainsi, j’avais repéré sur GooBike.com, site nippon de vente de moto, une petite Honda 250 qui me plaisait bien. Mais, le magasin étant à Chiba, ca faisait une petite trotte depuis Fuchu. Mais tel le chasseur suivant sa proie, je me suis mis en quête du magasin.

Repéré par avance sur Google Maps, le trajet prends 2h de train. Sur place, j’arrive facilement à trouver le magasin remplis de motos. Deux mécanos travaillent chacun sur une machine tandis qu’un autre employé est fixé sur son PC. Je rentre hésitant, puis tente d’expliqué que j’ai vu sur le site internet la moto en vente.

L’un des mécanos me demande d’attendre un instant puis me montré la Honda. Entassé entre un mur et une ribambelle d’autre motos, j’ai du mal à en apprécier l’état mais, d’après les photos sur le net et l’idée que je m’en fait et surtout, grace à la confiance que l’on peut faire aux japonais vis a vis de leur honnêteté, je décide de suite de l’acheter. L’employé me demande d’attendre de nouveau puis me presente une facture avec un total de 250000 yens, assurance, immatriculation et préparation comprises.

J’accepte, je remplis un ensemble de papiers un peu à l’aveuglette après avoir payé la somme due. L’employé me demande si je possède un Hanko, tampon servant aux japonais pour signer. Malheureusement, une signature dans ce cas ne semble pas convenir. Finalement, je repars avec les papiers remplis et un document à renvoyer ou je devrai y apposer ce sceau.

Ainsi, demain, direction le magasin de Hanko pour m’en faire faire un afin de finaliser la procédure. La moto sera prète le 18 avril.

Je vais enfin pouvoir découvrir les routes japonaises et la campagne !

A suivre…

Permis de conduire (2)

Ca y est, j’ai mon permis de conduire ! Enfin non, maintenant j’ai DEUX permis de conduire… Moi qui croyais que je devais rendre mon permis français, cela m’évite la peur d’avoir à le repasser une fois de retour en France.

Petit rappel de la procédure, quiconque veut conduire au Japon avec un permis français se doit de détenir une traduction du permis émise par l’ambassade de France au Japon ou par la JAF (Japan Automobile Federation). Un permis international ne vaut rien ici. La traduction vous coutera 3000 yens à la JAF et sera émise dans la journée.

Si vous souhaitez conduire plus d’un an après votre arrivée, vous devez alors être en possession du permis japonais. Pour l’obtenir, il vous faut votre permis de conduire français accompagné de sa traduction, votre passeport, votre Alien Registration Card ainsi qu’un justificatif montrant que vous êtes resté plus de trois mois en France après la date de passage de votre permis. Mon permis moto m’ayant été délivré en mars 2011, j’ai fourni les bulletins de salaire Cassidian émis a l’occasion de mon stage l’été dernier ainsi qu’un certificat affirmant que j’ai effectué ce stage qui m’avait été remis à son issue. Les bulletins étaient de simples photocopies, les mentions étaient doublées en anglais, le certificat, original, entièrement en français.

J’ai donc demandé à l’accueil ou me rendre dans ce grand bureau des permis de conduire, on m’indique en japonais, troisième étage, guichet 31. Je m’y rend et alors que les autres guichets étaient pleins, personne n’attendait devant celui-ci. On me donne un numéro, j’attend quelques minutes puis je reviens avec les différents papiers, j’attend de nouveau.

Ensuite, l’employé m’explique que je dois payer et passer un contrôle visuel. Je me rend de nouveau au premier etage pour payer les 7500 yens pour les permis voiture et moto. Ensuite, je passe le contrôle visuel… On m’a demandé si je portais des lentilles… Mon japonais approximatif semble leur avoir convenu. Je n’ai pas bien compris ce qu’il fallait que je dise dans un premier temps (il y avait des cercles troués) puis j’ai enfin compris qu’il fallait que j’indique la position du trou… puis la couleur de loupiotes. Après quelques erreurs, l’employé ne m’en a pas tenu rigueur sachant mes difficultés à comprendre l’exercice, il m’a délivré le certificat que j’ai fait tamponner a la sortie.

Retour au troisième étage, dont des certificats, attente, puis l’employé m’a accompagné pour me montrer ou je pouvais récupérer mon permis une heure plus tard, ce après avoir choisi un code secret pour mon permis et pris une photo de ma trombine.

De retour au centre après un passage par chez moi, vidange physiologique oblige, je me suis rendu à ce bureau placé à coté d’un plateau de conduite… J’ignorais encore si je devais passer un test supplémentaire. Après quelques minutes, mon nom est appelé puis j’obtient enfin la petite carte. On me montre comment valider la carte sur une machine automatique.

Enfin, j’ai mon permis japonais, et sans limite de cylindrée !

Kawagoe Matsuri – Festival de printemps

Après le festival de Kawagoe en automne, nous retournons sur place pour assister au festival annonçant la floraison des cerisiers.

Au programme, démonstration en costume traditionnel des pompiers, brigade mise en place pour réagir aux incendies ravageant les villes japonaises régulièrement. On aperçoit sur la photo ci dessus la « bannière » de ces troupes.

Puis c’est au tour des danses traditionnelles ou les japonaises majoritairement défilent en kimono, les motifs variant suivant les villes.

Enfin, nous assistons au défilé des « samurai », en armure… Nous avons même eu le privilège de les voir tirer.

La journée s’est terminée sous une pluie battante. Nous avons néanmoins bien pu profiter de ce festival qui ne nous a encore une fois impressionné.