Sortie du nucléaire

Il y a quelques jours, le Japon est sorti complètement du nucléaire, au moins provisoirement. Conséquence de Fukushima, les autorités vérifient la sécurité des centrales.

La bêtise de certains se réjouissant de cette décision prise par la force des choses fait froid dans le dos. En effet, il faut rappeler que le Japon va pâtir sérieusement de ce manque d’électricité, l’industrie devra tourner au ralenti, les japonais devront se passer de bien des conforts quotidiens comme la climatisation, certains éclairages publique, les personnes âgées des ascenseurs, tout ça en produisant leur énergie à partir d’énergie fossile extrêmement polluante en termes de rejets de gaz entre autres.

Alors encore une fois, se réjouir des décisions prises, conséquences des catastrophe est franchement honteux de la part des antis nucléaires qui se prétendent pour l’écologie tout ignorants qu’ils sont. De lourds sacrifices sont à faire par les japonais, que ces anti nucléaires fassent de même, leur parole sera peut être plus crédible.

D’autre part, la décision du Japon de contrôler ses centrales à clairement un sens dans un pays soumis à des séismes et tsunamis. Je me premet de rappeler que la catastrophe de Fukushima n’est pas due au séisme mais, au tsunami. Vouloir dans un pays comme la France renoncer au nucléaire serait une décision dénuée de raison.

Bravo à la politique de l’Allemagne du sans nucléaire qui rachète de l’énergie nucléaire à la France.

Enfin, les énergies ‘nouvelles’ c’est formidable, c’est beau, sur le papier certes… Qu’en est-il du recyclage des panneaux solaires par exemple ? Si ces énergies sont si propres que ca, la réponse devrait être simple. Que se passe-t-il lorsqu’il n’y a plus de vent ou de soleil ? On ne va certainement pas allumer une tranche de centrale pour palier au manque, cela n’étant techniquement pas réalisable. Ainsi, on utilise ces centrales à gaz pour palier à ce manque, encore une énergie bien polluante…

Alors c’est bien beau de promouvoir les énergies renouvelables; facile de tirer à boulet rouge sur le nucléaire et honteux de se réjouir de la situation du Japon aujourd’hui.

Bref, les anti nucléaires donc anti écolos par le même biais ont encore perdu une occasion de la fermer. De mon coté, si le terrain n’est pas soumis à des risques naturels incommensurables, je préfère que soient produits des déchets qui poserons un problèmes dans plusieurs milliers d’années que de tuer la planète dans trente ans avec des gaz polluants.

Balade à Okutama

On a remis ca !

Cette fois ci, le programme était Okutama, dans l’ouest de Tokyo. Nous nous y sommes rendu par les routes locales, le lieu n’étant pas très éloigné de Fuchu. Le rendez-vous était fixé à 7h ce qui m’a interdit de me rendre trop tard à l’izakaya la veille et obligé à ne pas me coucher trop tard… He oui, je ne suis pas matinal.

J’ai donc retrouvé devant l’université Akiko et Souichi, un nouveau compagnon, ami de Jun. Malheureusement, Jun n’a pas pu se joindre à nous cette fois.

Ainsi, la route serpente autour de lacs et montagnes, une nature luxuriante encadre ce lieux de plaisirs pour tout féru de routes sinueuses. J’ai croisé un nombre incalculable de motos.

Bref, nous avons fait bonne route sur un soleil au rendez-vous. Cette fois j’ai pris le GPS pour mémoriser le tracé, tout du moins en partie, la batterie ne me permettant pas de tout enregistrer. Il faudra que je m’attelle à installer une prise allume cigare pour immortaliser nos balades futures.


Stage au NII

La bonne nouvelle vient d’arriver ! Je suis accepté au NII pour y effectuer mon stage de fin d’études de septembre 2012 à mars 2013. Ainsi, il me reste un peu moins d’un an à passé ici.

Pour mémoire, j’avais passé un entretient avec Imari Sato, chercheuse au NII, laboratoire de recherche en informatique au Japon. Celle-ci m’avait indiqué l’existence d’un accord avec mon université d’origine, l’université Joseph Fourrier. Ainsi, après discussion avec mes responsables (Brice Duhamel et Didier Donsez ainsi qu’une entrevue avec Christian Boitet), nous avons mis en place ce projet. Après avoir passé la première étape de sélection de mon université, bénéficiant du fait qu’il s’agissait du seul dossier pour septembre, je viens d’apprendre que le NII m’accepte pour ce stage.

Ainsi, je serai rémunéré et j’aurai éventuellement, si tout se passe bien, la possibilité de faire un doctorat au NII. Cependant, si ce choix s’offre à moi, une longue réflexion me sera nécessaire afin de m’assurer que j’ai réellement l’envie de rester plus longtemps encore au Japon. Non pas que ce pays me repousse mais, plutôt que la France me rappelle à elle. Toutefois, je suis très heureux de pouvoir prolonger cette expérience japonaise de quelques mois ayant encore un fort besoin d’immersion pour mieux comprendre ce peuple dont j’ai déjà souvent loué les mérites. Par ailleurs, après tant d’effort pour tenter d’apprivoiser ce langage si âpre pour un esprit scientifique, je ne souhaite guère que mes effort soient rendus vains pas un retour en France prématuré me faisant oublier les rares bases de japonais que je possède.

J’ai déjà quelques projets une fois mon stage achevé. Rien n’est certains car comme je l’ai exprimé plus tôt, il m’est difficile actuellement de savoir, si un doctorat m’est proposé, si j’aurai l’envie de poursuivre sur cette voie. Cependant, dans le cas ou un retour en France devait se faire puis un doctorat ou une recherche d’emploi m’occuperait, je me laisserais quelques mois « sabbatique » afin d’entreprendre un grand voyage. Une idée me germe dans ma tête, certes un peu folle, mais d’autant plus trépidante !

Bref, je débuterai le 17 septembre prochain un stage sur le sujet « Computational photography, Image based rendering, Color analysis, Spectral imaging » dans le laboratoire d’Imari Sato.

Enfin, ce week end continue en beauté avec une sortie à moto prévue avec Jun et Akiko à Oku Tama, situé dans l’ouest de Tokyo. J’essayerai de brancher le GPS pour avoir un tracé complet du parcours, Jun ayant le chic de nous faire prendre des routes particulièrement agréables. Le rendez-vous est fixé dimanche à 7h ! Dur dur pour un lève tard… Je devrai me coucher tôt !

Longue période d’absence

Cela fait maintenant deux semaines que je n’ai plus rien posté. D’une part, je suis très occupé et d’autre part, j’avais l’intention de poster les photos de mon voyage à Kyoto et Nara avec ma mère mais, malheureusement, j’ai un petit soucis avec mon ordinateur… Le récit ainsi que les photos arriveront prochainement.

Je fais donc une petite ellipse temporelle pour directement parler de ma première grande balade à moto au Japon durant la golden week. En effet, la semaine dernière, nous avions pas mal de jours de congé car au Japon, il s’agit de cette fameuse golden week.

Mon ami motard Jun m’a proposé d’aller dimanche dernier jusqu’au Mont Fuji en compagnie de Akiko, une motarde qu’il avait rencontré deux jours avant. Ainsi, le rendez-vous étant à 8h devant le campus, nous partimes en direction de l’autoroute afin d’éviter les routes en ville pas franchement intéressante.

Un instant abrités pour éviter la pluie japonaise, incroyablement humide

Malheureusement, au Japon, toutes les autoroutes sont payantes, il n’existe pas comme à Paris ces grands axes gratuits permettant d’échapper à la ville. De plus, ces autoroutes ne font généralement pas plus de 2 voies et la vitesse est limitée à 80km/h… Enfin, sur ce dernier point, je parlerais plus d’une vitesse conseillée vu l’absence de radars et constatant que l’ensemble des automobilistes roulent bien au dessus. Du propre aveux de Jun, la vitesse normale sur autoroute est de 120km/h.

Bonjour autoroute nippone

 

Après avoir quitté l’autoroute, nous nous retrouvâmes sur de jolies routes de campagne, face au Mont Fuji. Cela nous a conduit à une grotte que nous avons visité. Celle-ci fut formée par les éruption du Mont Fuji. A l’intérieur, la température se situe au dessous de zéro degré comme en témoignent les glaçons jonchant les murs. Ainsi, à l’époque Edo, ces galeries étaient utilisé comme nos réfrigérateurs. Autour de ces grottes, une foret ou les arbres dont les racines surgissent du sol semble tout droit sortie de Blanche Neige. Cette foret est par ailleurs tristement connu pour être le lieux de nombreux suicides.

Mes doigts crochus creusent la terre

 

Puis, nous reprîmes la route découvrant au fur et à mesures ce qui me manquais de plus, ces routes de montagne sinueuses. Une pause s’est imposée à midi où nous avons partager un soba et des gesiers de poulet. Un delice.

Bref, une journée bien remplie !