Week end à Tateyama

Dernier moment à peu près ensemble. Le IS Circle avait organisé un week end à Tateyama où TUAT possède une résidence près de la plage. Nous avons ainsi pu profiter de la baignade dans l’océan sur une plage de sable noir. Autant dire que vu la température ambiante, l’eau était aussi très chaude.

Le soir, barbecue puis allumage de feux d’artifice.

Enfin, retour le lendemain. De mon coté, j’en ai profité pour emprunter l’autoroute Aqua Line qui me faisait très envie. En effet, il s’agit d’une autoroute qui traverse la baie de Tokyo, en partie sous marine, l’autre partie étant construite sur un pont impressionnant. Au milieu se trouve une aire d’autoroute d’ou il est possible de voir les rivages de chaque coté de la baie. L’autoroute coute tout de même la bagatelle de 2400 yen à moto mais vaut franchement le voyage ! Sans compté le temps gagné en l’empruntant. Le tarif reste justifié par la prouesse d’avoir rejoint les deux côtes sur une distance de 14 kilomètres, le tout ayant couté la bagatelle de 11,2 milliards de dollars (http://fr.wikipedia.org/wiki/Tōkyō_Wan_Aqua-Line).

Un très bon week end. Je n’ai malheureusement que peu de photos n’ayant pas pris mon appareil. Donc venant de Motozawa ou de mon iPod.

Vue de l’aire d’autoroute sur l’Aqua Line

[google-map-v3 width= »350″ height= »350″ zoom= »12″ maptype= »roadmap » mapalign= »center » directionhint= »false » language= »default » poweredby= »false » maptypecontrol= »true » pancontrol= »true » zoomcontrol= »true » scalecontrol= »true » streetviewcontrol= »true » scrollwheelcontrol= »false » draggable= »true » tiltfourtyfive= »false » addmarkermashupbubble= »false » addmarkermashupbubble= »false » addmarkerlist= »35.01531,139.857877{}cabin-2.png{}Tateyama|35.464026,139.87587{}highway.png{}Aqua Line » bubbleautopan= »true » showbike= »false » showtraffic= »false » showpanoramio= »false »]


Yokohama de nuit…

Yokohama, deuxième ville la plus peuplée du Japon, a le don de me passionner. A la fois dotée d’un quartier ultra moderne, d’autoroutes superposées les unes sur les autres, de ponts aux dimensions incroyables, le tout en bord de mer avec une jetée permettant d’apprécier le point de vue, cet endroit a tout pour plaire. On y trouve un Chinatown plus chinois qu’en Chine, des promenades en bord d’eau, une zone industrielle isolée par les nombreuses iles artificielles…

Ainsi, je m’y suis rendu partant à quatre heures du matin dans la semaine. Il faisait frais à l’extérieur, le jour allait se lever et les routes sont désertes à cette heure, tout pour m’inciter à m’y rendre. C’est ainsi que j’ai trouvé cette jetée d’où le point de vue sur la ville est imprenable. Arrivé sur place à cinq heures puis après quelques instant à y errer, je commençais à y voir un véritable défilé de courageux jogger matinaux. Je n’avais malheureusement pas mon boitier pour y photographier ce lever de soleil se cachant derrière ce formidable pont.

Bien par hasard, après une journée de travail au laboratoire, Clément me propose un ramen. Après avoir bien mangé, tous deux ayant envie de poursuivre la soirée, je lui propose de m’accompagner à Yokohama souhaitant retourner sur cette jetée envoutante. Assez enthousiasmés par cette idée, nous nous préparons puis nous prenons la route. Malheureusement, depuis la météo s’est de nouveau réchauffée, fidèle à la réputation des étés chauds et humides tokyoites… Nous avons légèrement souffert sous les blousons malgré la nuit. C’est ainsi qu’il est assez rare de voir des motocyclistes correctement protégés à Tokyo. Généralement ceux-ci succombent au t-shirt et short…

Arrivés sur place, les joggers étaient cette fois remplacés par des jeunes couples innocents et le devant de la jetée par quelques groupes de jeunes japonais en maxi scooters sapin de Noël. Cette fois, le pont se profilait sur un arrière plan rouge diffus, lumières de la ville se perdant dans l’importante humidité ambiante. Encore une fois, point d’appareil pour montrer la beauté du spectacle.

Après être passé récemment sur le Rainbow Bridge de Odaiba d’où la vue est franchement impressionnante, j’avais une folle envie d’emprunter pour de bon cet édifice. Ainsi, nous sommes repartis (après avoir fait les cons à s’amuser à imiter Luke avec les lampadaires).

Les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnait

Ce pont est étonnement étroit sur la route locale (gratuite, oui je suis un radin, l’autoroute qui passe au dessus doit être légèrement plus large). Une seule voix dans chaque direction. Il mène à la zone industrielle de Yokohama, exactement comme dans GTA Vice City…

Arrivés sur place, le lieu n’a pas réellement d’intérêt en soi donc nous décidons de revenir sur nos pas. Mais, devant nous, une voiture semble avoir son moteur légèrement gonflé… Sachant qu’il y a des drifters à Yokohama, nous nous demandons s’il ne s’agit pas de l’un d’eux. La suite nous l’a confirmé voyant la voiture effectuer un demi tour en dérapage. Pas foufou du guidon, j’avance et cherche un endroit plus conventionnel pour faire un demi tour. Nous avons tous deux une folle envie de voir les zozos faire leur affaire.

Finalement, nous les voyons plus loin. Nous nous arrêtons puis nous sommes restés une bonne demi heure à les voir faire leurs manoeuvres. Les gars jouent un jeu dangereux mais leur maitrise est impressionnante. Malheureusement, même si Clément avait son appareil, nous n’avons pas vraiment osé photographier leur performances sauvages…

Bref, Yokohama, la ville qui change d’habits suivant l’heure, n’a pas fini de m’attirer. Moins touristique que Tokyo, elle a un goût très différent.

Je reviendrai (I’ll be back) avec des photos dignes de ce nom…

Visite de Suntory

Dans le cadre du cours Japanese Industry, après les visites de Kao et de Honda, nous avons visité une des usines de Suntory, fabricant de boissons, et notamment de bières. La visite s’est terminée par une dégustation des deux bières de la marque, la Suntory Premium Malts et la Suntory Malts.

Une visite intéressante comme à l’accoutumé avec ces usines visités dans le cours de Noma sensei.

Cuisine au Civic Center de Fuchu

Motozawa-san avait réservé la cuisine du Civic center de Fuchu afin que nous puissions y cuisiner. Bien fatigué par ma semaine chargée, j’avais prévu de passer mon tour mais, après que Motozawa m’ait envoyé un message me disant qu’il y aurait trop à manger, je me suis donc mis en marche, après un passage au combini pour acheter des bières m’improvisant gouteur.

Au menu, carbonara et nabe par Motozawa, quesadillas avec guacamole et deux types de sauce salsa par Christian, poulet au citron par Kong et un riz revenu à la poêle par Astri et un de ses amis indonésiens.

Balade moto à Hottarakashi

Ca faisait un moment que j’attendais cette date ! En effet, Jun étant assez occupé par la préparation d’un conférence qu’il donnait en Corée, il n’avait pas la possibilité de planifier une balade ensemble avant. Ainsi, le rendez-vous fut donné le 15 juillet à sept heures devant l’université pour une grande balade jusqu’à Hottarakashi ou il était prévu de prendre un bain dans un des nombreux Onsen japonais, source d’eau chaude.

J’avoue avoir beaucoup apprécié l’expérience du Onsen à Nikko, mais, nous l’avions fait en hiver. Par plus de 33 degrés, j’appréhendais quelque peu l’expérience.

Nous sommes rapidement arrivés à Okutama car nous partîmes tôt. De plus, a cette heure, la chaleur reste supportable. Puis, usage des flancs des pneus dans les virages toujours aussi inoubliables des routes japonaises, il faut bien régulariser l’usure de la gomme pour ne pas qu’elle devienne carré !

Puis, nous arrivâmes un peu avant midi au fameux Onsen. J’ai très certainement déjà décrit l’expérience lors de mon compte rendu du voyage à Nikko, néanmoins, ma mémoire me faisant défaut et une piqure de rappel dans tous les cas est toujours bonne à prendre… Dans le Onsen, on paye à l’entrée. Une machine est souvent présente pour sélectionner des trucs et des machins. Le tout est de trouver le bon bouton. Pour moi c’était serviette (200 yens) et bain (700 yens). Puis, le ticket correspondant à la commande sort. On donne ça à la madame à l’entrée puis on ôte ses chaussures. Ensuite, on entre dans le vestiaire, celui approprié au sexe donné par nos chromosomes (男 pour les hommes, 女 pour les femmes). Enfin, on se déshabille. On retire tout (« y compris le Tampax » comme certains disent sur nanarland). Puis, avant de rentrer dans le bain, on se douche. Pour finir, on profite du bain.

Une fois que la viande à bien mariné, on reprend une douche puis on se sèche avant de rentrer au vestiaire et enfin, on se rhabille.

Ainsi, cette expérience du Onsen en été fut finalement très agréable. Le bain en pierre donnant sur une vue de montagnes incroyable, le tout sous le soleil avec une eau pas trop chaude… pour reprendre la route ensuite !

La région est connue pour ses cultivateurs de fruits, Akiko en a donc profité pour acheter des fruits et nous as ainsi offert une pêche à chacun. Je n’ai jamais mangé de pêches aussi grosse, aussi juteuse et aussi bonne. Une pure merveille !

Après ce bain et cette mise en bouche, nous avons fait une halte pour nous remplir la pense. Puis nous sommes repartis de plus belle. Une pause bien méritée car pour se rendre dans ce Onsen, nous avons du traverser la ville sous un soleil de plomb dans les embouteillages… Nous sommes peut etre meme arrivés au Onsen plus mouillés qu’en en sortant !

Japanese Way…

De nouveau sur des routes de montage, ou le vent et l’altitude rafraichissent l’atmosphère, nous avons pu de nouveau profiter de la route.

Après ce long périple, près de 300km, mon phare m’ayant rendu l’âme au cours du trajet (j’ai eu la chance de ne pas m’être fait arrêté par la police… cela dit, mes amis étaient la pour m’aider à parler japonais) mes amis m’ont montré le garagiste chez qui ils font entretenir leur motos. Tout près de chez moi, le personnel y est adorable et causant. Le patron était en train de faire des barbes à papa au festival de Fuchu. C’était donc une bonne occasion de s’y rendre. Danses et marchands de plats japonais en tout genre s’y trouvant, honorant les éléments nécessaire à tout bon « matsuri » (festival en japonais).

De retour à la boutique, le mécano sur place m’a proposé de remplacer directement l’ampoule l’ayant en stock. Ainsi, quelques tours de tourne vis et quelques minutes plus tard, ma petite chérie avait retrouvé la vue !

Le patron est revenu à ce moment et m’a salué en français ! Ainsi, j’ai appris que le mécano s’était rendu dans plusieurs villes en France… Une bonne adresse que je garde bien au chaud (leur site Internet c’est http://www.ms-strada.com).

Malheureusement, la journée fut aussi l’occasion de rappeler que les accidents arrivent. Ainsi, nous avons croisé la route de quatre accidents de moto. Le premier d’entre eux était particulièrement choquant d’après mes amis qui l’ont vu (de mon coté, je n’ai heureusement pas vu plus que les voitures de police et l’ambulance), la moto coupée en deux, le corps du motard semblant sans vie…

Fête Nationale

Cette année, je n’ai pas pu voir passer les avions au dessus de chez moi pour le défilé du 14 juillet… Un peu triste je l’admet.

Nadège, une amie faisant son stage à Osaka, est passé à Tokyo quelques jours avant de rentrer en France aujourd’hui. Nous en avons profité pour faire un karaoke et ainsi, nous ne nous sommes pas privé de chanter la Marseillaise a la fin de la séance, n’oubliant pas nos racines.

Alors vive la France !

Projet retour en France

J’en parlais il n’y a pas si longtemps. Un petit projet me trotte dans le crâne depuis quelques temps. Celui du retour en France, qui se fera après mars 2013. Mon stage se terminant mi mars 2013, n’ayant eu que très peut de vacances ces dernières années, stage et cours s’étant enchainés, je ne compte pas immédiatement chercher du travail.

D’une part, je reste assez indécis sur ce que je souhaite faire à l’issu de ce stage. Mon coeur balance entre la recherche d’un doctorat en France ou d’un emplois avec mon grade d’ingénieur. Mais, je compte au préalable profiter de la période entre mars et septembre pour un projet unique, que je n’aurais certainement pas l’occasion de recommencer.

Ainsi, après avoir eu l’idée folle de rentrer en France par la route depuis le Japon, j’ai commencé à étudier la faisabilité du projet. D’un point de vue technique, rien n’est gagné. D’une part ma moto n’est clairement pas adaptée à tous les types de routes et je ne sais pas trop sur quoi je peux tomber. D’autre part il va falloir que je prévoie des pneus de rechange et des bidons d’essence pour allonger l’autonomie qui actuellement ne dépasse guère les 200km. Tout cela, en plus des bagages… Et encore une fois, la place, ça n’est pas ce qui est en trop sur ce type de moto sans pour autant vouloir emporter mon nécessaire de maquillage et de manucure.

D’un point de vue administratif, la bataille n’est pas gagnée non plus. En effet, il va me falloir obtenir le visa russe pour une durée suffisante. Pour éviter de me compliquer trop la tache, je passerai ensuite par la Lettonie, la Lituanie et la Pologne pays membres de l’espace Schengen. Mais second soucis, le voyage de la moto. Il va me falloir obtenir d’une part le droit de passage en Russie puis dans l’UE. Pour le passage dans l’UE, je compte faire homologuer le véhicule en France, chose pas gagnée non plus car la Honda VTR250 n’a jamais été vendue sur le territoire français… Même si actuellement elle est vendue en Espagne il s’agit d’une version à injection et j’ignore si la version à carburation que je possède fut un jour vendue dans l’UE. Enfin, pour obtenir ces documents, il va me falloir à la fois batailler contre les services administratifs français mais aussi japonais… Et cette dernière partie me fait peur car intégralement en langue japonaise. Enfin, même si j’obtiens les documents nécessaires, il me faudra passer la douane Russe avec un passeport français et une moto immatriculée au Japon… Mélange exotique pas nécessairement au gout de la douane russe…

Enfin, le nerf de la guerre, l’aspect pécunier. De ce côté la encore rien n’est joué. Je pense débuter mon voyage en Mai 2013. Je rentrerai alors en France pour deux mois pendant lesquels il me faudra gagner des sous pour me permettre d’entreprendre ce voyage tout en le préparant.

Rien n’est donc gagné, tout est à faire. Mais, traverser ces étendues désertes me tente au plus haut point.