Balade moto à Hottarakashi

Ca faisait un moment que j’attendais cette date ! En effet, Jun étant assez occupé par la préparation d’un conférence qu’il donnait en Corée, il n’avait pas la possibilité de planifier une balade ensemble avant. Ainsi, le rendez-vous fut donné le 15 juillet à sept heures devant l’université pour une grande balade jusqu’à Hottarakashi ou il était prévu de prendre un bain dans un des nombreux Onsen japonais, source d’eau chaude.

J’avoue avoir beaucoup apprécié l’expérience du Onsen à Nikko, mais, nous l’avions fait en hiver. Par plus de 33 degrés, j’appréhendais quelque peu l’expérience.

Nous sommes rapidement arrivés à Okutama car nous partîmes tôt. De plus, a cette heure, la chaleur reste supportable. Puis, usage des flancs des pneus dans les virages toujours aussi inoubliables des routes japonaises, il faut bien régulariser l’usure de la gomme pour ne pas qu’elle devienne carré !

Puis, nous arrivâmes un peu avant midi au fameux Onsen. J’ai très certainement déjà décrit l’expérience lors de mon compte rendu du voyage à Nikko, néanmoins, ma mémoire me faisant défaut et une piqure de rappel dans tous les cas est toujours bonne à prendre… Dans le Onsen, on paye à l’entrée. Une machine est souvent présente pour sélectionner des trucs et des machins. Le tout est de trouver le bon bouton. Pour moi c’était serviette (200 yens) et bain (700 yens). Puis, le ticket correspondant à la commande sort. On donne ça à la madame à l’entrée puis on ôte ses chaussures. Ensuite, on entre dans le vestiaire, celui approprié au sexe donné par nos chromosomes (男 pour les hommes, 女 pour les femmes). Enfin, on se déshabille. On retire tout (« y compris le Tampax » comme certains disent sur nanarland). Puis, avant de rentrer dans le bain, on se douche. Pour finir, on profite du bain.

Une fois que la viande à bien mariné, on reprend une douche puis on se sèche avant de rentrer au vestiaire et enfin, on se rhabille.

Ainsi, cette expérience du Onsen en été fut finalement très agréable. Le bain en pierre donnant sur une vue de montagnes incroyable, le tout sous le soleil avec une eau pas trop chaude… pour reprendre la route ensuite !

La région est connue pour ses cultivateurs de fruits, Akiko en a donc profité pour acheter des fruits et nous as ainsi offert une pêche à chacun. Je n’ai jamais mangé de pêches aussi grosse, aussi juteuse et aussi bonne. Une pure merveille !

Après ce bain et cette mise en bouche, nous avons fait une halte pour nous remplir la pense. Puis nous sommes repartis de plus belle. Une pause bien méritée car pour se rendre dans ce Onsen, nous avons du traverser la ville sous un soleil de plomb dans les embouteillages… Nous sommes peut etre meme arrivés au Onsen plus mouillés qu’en en sortant !

Japanese Way…

De nouveau sur des routes de montage, ou le vent et l’altitude rafraichissent l’atmosphère, nous avons pu de nouveau profiter de la route.

Après ce long périple, près de 300km, mon phare m’ayant rendu l’âme au cours du trajet (j’ai eu la chance de ne pas m’être fait arrêté par la police… cela dit, mes amis étaient la pour m’aider à parler japonais) mes amis m’ont montré le garagiste chez qui ils font entretenir leur motos. Tout près de chez moi, le personnel y est adorable et causant. Le patron était en train de faire des barbes à papa au festival de Fuchu. C’était donc une bonne occasion de s’y rendre. Danses et marchands de plats japonais en tout genre s’y trouvant, honorant les éléments nécessaire à tout bon « matsuri » (festival en japonais).

De retour à la boutique, le mécano sur place m’a proposé de remplacer directement l’ampoule l’ayant en stock. Ainsi, quelques tours de tourne vis et quelques minutes plus tard, ma petite chérie avait retrouvé la vue !

Le patron est revenu à ce moment et m’a salué en français ! Ainsi, j’ai appris que le mécano s’était rendu dans plusieurs villes en France… Une bonne adresse que je garde bien au chaud (leur site Internet c’est http://www.ms-strada.com).

Malheureusement, la journée fut aussi l’occasion de rappeler que les accidents arrivent. Ainsi, nous avons croisé la route de quatre accidents de moto. Le premier d’entre eux était particulièrement choquant d’après mes amis qui l’ont vu (de mon coté, je n’ai heureusement pas vu plus que les voitures de police et l’ambulance), la moto coupée en deux, le corps du motard semblant sans vie…

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