Visite de Kyoto et d’Osaka avec ma soeur

Ma soeur est arrivée au Japon la semaine dernière. Après la visite d’Odaiba, de Yokohama et de Harajuku, nous avions prévu de passer par Kyoto et Osaka. Je vais donc décrire notre programme qui je crois est assez bien fichu pour ceux qui seraient intéressés  par la visite de ces lieux passionnants.

Quelques infos pour commencer. Pour vous rendre à Kyoto, depuis Tokyo, vous pouvez prendre le Shinkansen, ce que j’avais fait avec ma mère mais, cela est très onéreux. Vous aurez par contre l’avantage d’y être en moins de trois heure et d’y arriver très frais. Environ 25000 yens l’allé retour.

L’autre solution bien plus abordable est le bus de nuit. Personnellement, j’ai réservé sur la compagnie Willer Express http://willerexpress.com. Environ 5000 yen le billet, 10000 yens l’allé retour. Il existe des bus plus cher dans cette même compagnie plus confortable. Il faut avouer que avec le tarif de base, on est très mal installé, on n’a pas de place pour les jambes… Mais ça se fait bien.

Dimanche 19 Août

Bus de nuit pour Kyoto. Depuis Shinjuku, départ à 23h50.

Lundi 20 Août

Matin

  • Arrivé du bus à 7h00.
  • Petit déjeuné en attendant que les temples ouvrent.
  • Koshi-ji temple
  • Nishi Hongan-ji temple
  • Toji Temple (+)

Après midi

  • Bus 101 depuis la gare de Kyoto pour Kinkokuji
  • Kinkokuji temple (+++)
  • Ryoan-ji temple (+++)
  • Ninna-ji temple (++)
  • Bus 26 pour la gare de Kyoto
Soir

Mardi 21 Aout

Matin

  • Depuis la gare de Kyoto, métro arrêt Marutamachi (devant le palais impérial)
  • Réservation pour la visite du Palais impérial pour le Jeudi et visite des jardins de l’ancien palais de l’empereur. (++)
  • Nous voulions visiter le château de Nijo mais celui-ci était fermé
  • Retour pour la gare de Kyoto et départ pour Osaka.
Après midi
  • Arrivée Osaka
  • Visite du Umeda Sky Building (+)
  • Retour à la gare pour prendre le train jusqu’à Osaka-jo-koen pour la visite du Osaka-jo (château d’Osaka)
  • Visite du château d’Osaka, intéressant surtout pour la vue sur la ville (++)

Soir

  • Metro pour Shinsaibashi
  • Arrivée au Capsule Hotel Asahi Plaza (http://www.asahiplaza.co.jp/capcel/reserve.htm). Le capsule hotel c’est vraiment une expérience à faire. Celui-ci accepte les femmes, vous pouvez réserver facilement en ligne. Tout le confort nécessaire y est. J’en reparlerai plus tard.
  • Visite du quartier de Shinsaibashi et dégustation de Takoyaki, ces petites boules, spécialités de Osaka, remplies de poulpe.
  • Retour au capsule hôtel pour une bonne nuit de sommeil.

Mercredi 22 Août

Matin

  • Retour à la gare de Osaka puis retour à Kyoto
  • Depuis la gare de Kyoto, bus 100 pour le Ginkakuji.

Après-midi

  • Ginkakuji temple (++++)
  • chemin des philosophes Tetsugakuno michi (+++)
  • Temple Honen-in (++)
  • Anraku-ji et Reikan-ji fermés 🙁
  • Temple Eikando Zerin-ji (++++)
  • Nous aurions pu faire le temple Nanzen-ji mais, la fatigue a pris le dessus.

Soir

  • Kaege station pour Karasuma-oike
  • Check in a l’hotel Chatelet Inn. Business hotel pas cher et très bien situé.
  • Diné au restaurant Kushirama (075-213-2211) Excellente adresse pour y manger de très bons Yakitori (brochettes). Env 3000 yens par personne.

Jeudi 23 Août

Matin

  • Visite du palais impérial (++) Réservation nécessaire
  • Visite du château de Nijo
  • Metro depuis Nijo-jo mae jusqu’à  Higashiyama (quartier de Gion)

Après midi

  • Shoren-in temple (+++)
  • Temple Chion in (+)
  • Yasaka Jinja (+)
  • Balade dans Gion, Quartier de Sannenzaka, Quartier de Shinbashi (+++)
  • Nous aurions pu faire plus mais, la fatigue était bien présente le dernier jour…

Soir

  • Bus pour Tokyo à 23h10

 

De bien belle visites. N’oubliez pas de demander à l’office de tourisme la liste des bus. Ils m’ont fourni une matrice très bien faite pour se rendre d’un endroit à un autre par les bus. Le réseau est très bien fait, mais, si possible, privilégiez le métro car bien plus rapide. Par contre le réseau de métro est assez limité. J’ai organisé les visites à Kyoto exclusivement avec le Guide du Routard, très bien fichu aussi. Par contre je ne suis pas toujours très en accord avec leur notations des lieux. J’ai essayé d’y mettre la mienne… Elle vaut ce qu’elle vaut.

Ainsi, je crois que les déplacements en transport en commun sont de loin les plus pratiques. Il peut être intéressant d’envisager la location d’une voiture pour se rendre à Rakuman, Takao… A voir.

Pour ce qui est du logement, de loin le plus pratique et économique était le business hotel Chatelet Inn. 5400 yens la nuit pour deux personnes. Le Ryokan c’est très charmant aussi pour ceux qui ont plus les moyens.

Et pour parler plus en détails du capsule, c’est franchement une expérience à vivre. Arrivée au comptoir, prise de la réservation. On vous donne un casier dans lequel il faut laisser vos affaires personnelles, y compris les habits pour y revêtir un jimbei. Celui-ci dispose d’une petite poche, de quoi y glisser un billet, quelques pieces, un portables et deux trois bricoles. Le capsule hotel dispose de tous les agréments pour vous détendre, bains d’eau chaude (publics), sauna, bain à bulles, Internet, magazines et mangas (en japonais bien sur). Dans votre capsule, suivant la formule choisie, vous disposez d’une télévision et d’une prise. Vous avez aussi une horloge et un réveil. On ne s’y sent franchement pas à l’étroit. Mais n’exagérons pas non plus… En se promenant dans les couloirs, on a l’étrange impression de faire partie d’une expérience scientifique imaginée par un scientifique fou, tout le monde étant habillé pareil, tout étant à disposition… En effet, l’hôtel dispose aussi d’un restaurant et de distributeurs de boissons. Ainsi, il serait possible d’y vivre comme un rat de laboratoire.

STOP !

Lisant le blog d’Emilien (http://e-riot.com/blog/), expatrié au Quebec, je fus amusé par une des ses photos, celle d’un panneau STOP. A force de le voir, on n’y prête plus attention… Mais, ce fichu panneau trouve sa traduction en bon vieux français là bas… Puis, en y réfléchissant (oui ça n’est pas toujours facile), au Japon, nous avons aussi notre STOP local… TOMARE 止まれ, littéralement ARRETE TOI ESPECE DE TRUAND (l’impératif est autrement plus directif en japonais qu’en français). D’ailleurs la forme du panneau est différente et doublé par une inscription au sol.

Photo piquée à Emilien (http://e-riot.com/blog/).

Photo prise par Jonathan (http://japan.jidul.com).

Petite info au passage, point de priorité à gauche au Japon d’après ce que j’en voie. La priorité à droite est après tout en France une grosse lacune du code de la route selon moi masquant un défaut criant d’infrastructure adapté. Franchement, un cédez le passage est tellement plus clair non ? Mais c’est tellement plus simple d’avoir cette règle pour éviter d’avoir à installer des éléments plus sécuritaires.

Et point de syndrome du rond point abusif non plus… Des feux font l’affaire.

 

Balade Moto Fuji-yama

Oui oui, il ose tout…

Le rendez-vous était donné. Six heures du matin devant l’université… Dur dur mais nécessaire, d’une part Jun devant retourner travailler à son laboratoire avant cinq heures, d’autre part pour échapper à la circulation et à la chaleur, afin de déguster le plus vite possible ces virages nous tendant les bras.

Lac ayant servi de modèle pour Evangelion, merci à Jun pour l’info !

Avant la fameuse route menant au cinquième étage du Mont Fuji, nous sommes passés par des portions de routes de montagne à péage (250 yens l’entrée pour chaque). Autant, la première était entretenu avec soin, autant la seconde, plutôt étroite et parfois mal carrossée faisait passer le prix du péage un peu pour de l’arnaque. Par contre, du coté des paysages, toutes deux offraient un point de vue incroyable ! Mais, depuis quand doit on payer pour admirer la nature ?

Arrivé au pied du mont, immense déception car l’accès avait scandaleusement été fermé pour tout véhicule particulier. Accès ouvert qu’aux taxis et aux aquariums à touristes… Franchement…

Au pied du Fuji-yama, nous nous sommes amusés autrement, les japonais fidèles à leur origines de samurais…

… et le français, fidèle à celui de paresseux.

Nous sommes donc revenu un peut broucouilles, comme ils disent dans le Champenois, mais au moins, nous avons pu voir quelques beaux paysages.

Très jolie Triumph vue sur le retour… Et grand respect à son propriétaire qui doit faire ses chromes aussi méticuleusement et qui doit nettoyer son moteur au cure dent…

Bref, une très belle balade malgré cette privation injuste de la route du Mont Fuji !

Deux VTR 250, celle du nouveau copain, Santo, est plus récente (2007, toujours moteur à carburation), enfin dotée d’un compte tour et d’une jauge à essence (là par contre l’utilité… je préfère faire ça aux kilomètres et éventuellement à la réserve). En rouge, elle à vraiment un sacré cachet !

Une journée à Tokyo

Mon cousin Eric m’a rendu visite le week end dernier. Cela m’a d’autant fait plaisir ne l’ayant pas vu depuis plus de cinq ans !

Réunis !

Arrivant à Tokyo le vendredi soir, repartant le dimanche après midi, cela nous a laissé peu de temps pour visiter. Toutefois, étant déjà venu au Japon et à Tokyo, il arrivait déjà en milieu connu.

Roppongi Hills

Le programme du samedi fut ainsi assez chargé. Le matin, visite de Roppongi et Roppongi Hills, puis, direction Ginza et sq Harumi dori, puis, après un repas sur place, nous sommes partis vers Harajuku pour longer Omotesandô puis remonter la Takeshita dori. Nous n’avons pas fait de crochet vers le quartier des artistes m’étant un peu perdu et pressés par le temps. En dernier lieu, nous nous sommes rendus à Akihabara pour faire un passage à Super Potato, le fameux magasin retro. Il y a moins cher dans Tokyo (principalement chez Hard Off) mais, on y trouve tout, bien présenter et le dernier étage accueille des vieilles bornes d’arcade dans un décors digne de ce nom. Nous sommes arrivé à temps pour notre rendez-vous à 18h à Kokubunji et avons même pu nous permettre de siroter tranquillement des bières au Lighthouse, pub à l’ambiance chaleureuse.

Super Potato

Soirée Izakaya et Karaoke dans la bonne humeur pour retour à l’appartement pour un repos bien mérité après une journée et une soirée bien remplie. Le parcours du marathon dans Tokyo, largement faisable en une journée, parfait pour se faire un rapide aperçu partiel. Avec plus de temps, un passage à Shinjuku, une promenade dans le parc de Yoyogi et la vue du temple Meiji aurait été un bon point. Mais, la veille, nous nous sommes tout de même baladé dans Tokyo à moto, passant notamment par le Rainbow Bridge et sa spirale infernale, offrant une vue imprenable sur l’ile artificielle.

Une nuit à la Sky Tree et à Yokohama

Les expéditions nocturnes en compagnie de Jonathan, c’est loin d’être terminé ! La nuit dernière, c’était reparti pour admirer la Sky Tree, nouveau sommet de Tokyo, puis, après un bref passage par le toujours aussi impressionnant Rainbow Bridge de Odaiba, une nuit blanche à Yokohama, toujours au même endroit, depuis cette jetée ou la vue est imprenable. Je ne vais donc pas me répéter, cette fois j’ai pris mon appareil, donc, place aux images !

Le marché aux poissons de Tsukiji

C’est chose faite, du moins pour ce qui est du repérage. Petit passage sur Facebook peu avant minuit pour voir si l’ami Jonathan est tenté par la visite du fameux marché aux poissons de Tsukiji, réputé comme le plus grand du monde.

[google-map-v3 width= »350″ height= »350″ zoom= »12″ maptype= »roadmap » mapalign= »center » directionhint= »false » language= »default » poweredby= »false » maptypecontrol= »true » pancontrol= »true » zoomcontrol= »true » scalecontrol= »true » streetviewcontrol= »true » scrollwheelcontrol= »false » draggable= »true » tiltfourtyfive= »false » addmarkermashupbubble= »false » addmarkermashupbubble= »false » addmarkerlist= »35.661864,139.769633{}conveniencestore.png{}Marché aux poissons de Tsukiji » bubbleautopan= »true » showbike= »false » showtraffic= »false » showpanoramio= »false »]

Rendus sur place à quatre heures du matin, l’activité y est déjà intense. Manège de porte palettes et de poids lourds, l’activité y est déjà intense. Aux alentours, des petites échoppes mettent en place leur devanture.

Puis, nous nous rendons en direction de la file d’attente pour les spectateurs de la vente aux enchères. Mieux vaut s’y rendre bien à l’avance. Deux sessions de soixante personnes seulement on lieu par jour. Nous avons assisté à la première session, celle de 5h25 avec le numéro 46 pour moi en s’y rendant une bonne demi heure avant. La seconde session est à 5h50 lorsque la première se termine.

Le jeu en vaut la chandelle ! On sent l’ambiance frénétique de la vente aux enchères. D’un coté l’agitation des acheteurs plaçant leurs ordres après des commissaires priseurs gueulant à tue tête des tarifs à la hauteur de la renommée de ce thon rouge, de l’autre les vendeurs présentant leur marchandises et les futurs acheteurs observant avec attention les pièces de viande dans un calme terrifiant.

Puis, nous quittons la salle des ventes. L’autre partie du marché que nous souhaitions visiter n’ouvrant qu’à neuf heures, nous avons reporté cela pour une prochaine fois.

[youtube http://youtu.be/lm8PbDQ-COQ]

Unagi

Au Japon, le Unagi (un type d’anguille) est très populaire, un jour étant spécialement dédié pour sa dégustation. Relativement cher, il est cuisiné à la vapeur. Motozawa-san nous à proposé de découvrir ce met. Ainsi, avec Christian (que je remercie pour les photos) nous avons eu la chance de déguster ce plat.

En entrée, des arrêtes grillées, franchement délicieuses puis, le plat principal se compose de unagi disposé sur une couche de riz, le tout recouvert de sauce soja. La chair est incroyablement tendre et fond dans la bouche; la saveur salée du soja venant s’allier avec la douceur du riz.

En sortant de l’échoppe, nous avons pu voir le patron rapporter dans un seau le poisson encore vivant. Nous avons ainsi pu toucher cet animal, bien plus petit que l’anguille française. Sa peau au touché (celle de l’anguille, pas celle du patron) est incroyablement lisse, comme recouvert d’une couche d’huile. Mais aucun dépôt n’ai laissé sur la main.

A déguster sans modération !