Nikko, entre pluie et poésie

Ma mère, que j’appelle plus souvent « maman » est venue me rendre visite pendant deux semaines au Japon. De mon coté, très pris par mon travail, j’ai tout de même eu la possibilité de prendre quelques jours de congé gracieusement proposés par mon sensei.

Ainsi, la décision fut prise de se rendre le premier week-end à Nikko. Y étant déjà allé l’hiver dernier, je souhaitais admirer ce lieux envoutant sous l’ombre des couleurs automnales. Ainsi, après une réservation d’hôtel, l’itinéraire choisi à l’aide de mon plus fidèle conseiller, le Touring Mapple, ou plus amicalement, les routes de Monsieur Moustache, la couverture arborant un joyeux japonais moustachu à l’air fort sympathique, nous avons grimpé sur Tanaka-san, sobriquet donné à ma chère moto. Après un arrêt brutal à l’entrée de l’autoroute à Tokyo, celles-ci étant interdites aux deux roues avec deux passagers, en attente de la patrouille de sécurité nécessaire à notre sortie à contre sens, nous avons finalement pu partir en quête de ces temples nikkoites.

Arrivé en milieux d’après midi sur place, nous nous sommes simplement promenés autour des temples attendant le lendemain matin pour les visiter. C’est sous une fine pluie qu’ils nous ont attendu, découvrant ce paysage sombre et frais, sous couleur d’automne et déchiré par l’architecture baroque des lieux. La visite terminée, c’est de nouveaux la route que nous avons prise afin de découvrir ces itinéraires conseillés par Monsieur Moustache. Au nord de Nikko, une route permet l’admiration de ces paysages d’automne, le brouillard par moment ne laissant qu’entrevoir une partie de ceux-ci, afin de laisser une place à l’imagination du spectateur.

Malheureusement, je n’aurai pas de photo à montrer avant longtemps ayant troqué le Nikon D7000 pour une pellicule et le bon vieux Leica R9, aussi lourd qu’un panzer de poche. J’ai eu la présence d’esprit de demander pour mes futurs films un CD avec les fichiers. Malin le Lynx ! (He oui, même d’ici je subis le matraquage publicitaire).

Conclusion, Nikko ça déchire grave, surtout en automne, mais ya ‘achement de monde !

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