Pellicule

Retour du photographe, après avoir mis pas mal de temps à griller mon dernier film. Toujours ce plaisir de l’attente du résultat inhérent à l’argentique. Bon, je ne vais pas jouer au vieux con à dire que c’était mieux avant, surtout lorsque j’ai ruiné mes parents avec ma capacité à mitrailler, le passage au numérique fut un grand soulagement pour leur portefeuille.

Et puis, ce qui est amusant avec ces 36 poses, lorsque l’on est pas un couillon de gosse comme je l’étais le suis, c’est qu’on y découvre après le développement toute une partie de vie. Je peux continuer à parler pour ne rien dire, je sais de toutes façons que ce texte n’a aucun intérêt puisque  traitant de lieux communs.

Enfin bref, ce que j’aime aussi dans le film, c’est la petite odeur de la pellicule lorsqu’on la sort du boîtier. Je crois que cette satanée odeur chimique, au même titre que celle de l’essence qui m’a toujours plu depuis ma plus tendre enfance à bousiller une partie de mon cortex.

Et puis cette cochonnerie de Nikon D7000 ne détecte plus la position de ma bague de diaphragme… Alors ça me fout des boutons rien que d’y toucher après avoir claqué autant de pognon dans un boitier soit disant tropicalisé.

Alors, rendez-vous prochainement avec une pellicule de Fuji Provia 100F, trouvant cette Fujifilm Superia 400 assez limite dans certaines utilisations. En même temps, ça n’est pas la même gamme non plus.

Mon travail au NII

Retour au 3615 malife… Alors même que j’ai raté la fermeture du service Minitel en juin dernier. Je regrette de n’avoir pu, une dernière fois, retrouver ce plaisir coûteux de la communication Minitel.

Débuté en septembre dernier, je continue avec allégresse mon stage au National Institute of Informatics, retenant le nom en anglais, celui en japonais nécessitant un effort de mémoire que mon cortex ne peut se permettre…

Mon travail sur place consiste à développer un outil de visualisation 3D de matériaux réels, le tout dans un environnement réel. Je ne vais pas m’attarder sur la technique, un petit rendu sera plus parlant. Evidemment, j’ai oublié avec quel matériel j’ai réalisé la capture… Enfin c’est joli à regarder.

snapshotAinsi, je travaille sous la direction du Professeur SATO. Elle me laisse beaucoup de libertés, me donnant quelques pistes. Le travail avec elle est franchement très agréable.

Concernant l’environnent de travail, mes horaires sont très libre, j’ai par ailleurs tendance à travailler de nuit, le silence et la pénombre étant de bon moteurs. Mon logement se trouve à quelques kilomètres du NII, fournit par l’agence Sakura House spécialisé dans la location pour les étranger. C’est loin d’être la solution la plus économique sauf pour un séjour de courte durée. En effet, il y a beaucoup de frais annexes lors d’une location au Japon (don au propriétaires, divers assurances…). Chez Sakura House, le loyer est tout compris, pour ma part 93000 yens pour un 9.5m², eau, gaz, électricité, internet et mobilier compris. Une caution de 30000 est à verser dont 5000 yens sont récupérables.

Finalement, ce stage au NII est une très bonne occasion de mêler l’utile à l’agréable en découvrant le Japon tout en y travaillant et en y étant rémunéré, le salaire couvrant tous les frais sur place.

La misogynie

Ca et là, on entend en occident, le Japon est un pays misogyne… Bien attaché à notre propre définition de la misogynie, trop difficile d’accepter que la vérité peut-être multiple et lié à la culture, essayons de trouver quelques éléments de réponses.

Certains disent en occident, la femme reste à la maison pendant que l’homme travaille, elle s’occupe des enfants, du ménage, de la cuisine… Ah, que c’est misogyne suivant la petite vision bien commode occidentale. Celui qui demande à sa femme de travailler mais, qui finalement ne lui laisse aucun rôle aux postes clef de la société peut se vanter de ne pas être misogyne car sa femme travaille. Emprunt de politiquement correct.

La femme au Japon veut très souvent mener ce type de vie, laissant son travail pour s’occuper des enfants et de la vie du foyer. Je trouve ça dégradant de considérer cela comme de la misogynie car, c’est considérer ce travail comme dégradant. Il s’agit d’un pilier important de la famille qui est culturellement vécu ainsi au Japon. Loin de moi l’intention d’affirmer que tout est parfait en matière de respect de la femme mais, je ne crois pas me tromper en disant que les japonais voient souvent la vie ainsi, non pas croyant que la femme n’est douée à rien d’autre mais, accordant plutôt un grand respect quand à cette tâche. Rappelons que le respect japonais passe par une construction de groupes imbriqués. Le groupe du travail, le groupe de la société, le groupe familial. La femme est au sein de ce groupe familial l’élément clef et dirigeant, l’homme souvent l’ouvrier ce ce groupe rapportant l’argent.

A propos des finances de la famille, très souvent, c’est la femme qui les gère. L’homme rapporte de l’argent à la famille et la femme choisit quel montant l’homme à le droit en tant qu’argent de poche. Parfois, elle garde un pécule « secret » pour son lèche-vitrines. Alors, toujours aussi misogyne le japonais, là ou on entendrait « mais que c’est injuste, l’argent c’est le mari qui l’a gagné à la sueur de son front ».

L’homme parfois préfère ne pas manger chez lui pour éviter de donner trop de travail à sa femme en la faisant cuisiner. C’est ainsi que parfois par obligation sociale ou pour cette raison, les restaurants et bars sont très nombreux et très pleins.

Puis on entend, « mais au Japon, il y a des capsule hôtels juste pour les hommes ». Oh que c’est scandaleux, quel injustice… Il faut savoir que ce type d’établissement est souvent fréquenté par les salariés. Corolaire à ce que j’ai expliqué plus haut, ils sont majoritairement un publique masculin. D’autre part, du fait de la nature même de ces hôtels, ceux acceptant hommes et femmes doivent prévoir un espace spécial pour les hommes, un espace spécial pour les femmes, une salle de bain spéciale pour les hommes, une autre pour les femmes et ainsi de suite.

D’autre part, à l’inverse, certaines voitures dans le train sont réservés au femmes. Jamais il me viendrait à l’esprit de crier à l’injustice, cela répondant à des principes pratiques et à des incidents survenus par le passé. D’une part, les voitures sont bien souvent à la limite de l’explosion à ces heures, les contacts involontaires étant légion. D’autre part, des cas de harcèlement ont été relevés, parfois infondés, la plaignante souhaitant soutirer de l’argent. Pour protéger femmes et hommes, rien de tel que cette solution.

Parfois, il est difficile de savoir si les femmes japonaises suivent ce schéma du fait d’une éducation  ne leur laissant pas le choix ou par réelle envie. Certaines font le choix de ne pas se marier et de consacrer leur vie au travail, la culture japonaise considérant que passé un certain âge, les femmes ne sont plus bonnes à marier.

Alors, la misogynie prétendue des japonais est bien plus difficile à analyser qu’il n’y parait et je ne me risquerait pas à dire s’il sont ou pas misogynes et en aucun cas utiliserait des critères occidentaux, par ailleurs bien souvent mal choisis, pour le faire. Bien des élément tendent à prouver que la femme est aussi très respectée par les japonais et ce, depuis très longtemps. D’autre paraissent plus choquants, mais, est-ce une question de culture ?

J’ai oublié bien des exemples de dénonciation de la prétendue misogynie japonaise mais, j’espère que cette courte introduction fera réfléchir concernant la définition des termes fortement lié à la culture.

Changement de plaques

Enfin décidé à me bouger pour changer ces fameuses plaques établies pour mon ancien logement, j’ai pris ma journée, et cela était bien nécessaire, pou accomplir ces démarches.

Cette procédure n’est en rien compliquée mais, comme toujours dans un pays étranger, il faut s’armer de patience pour la comprendre cette procédure. La moto étant au dessus de 50cc, je devais me rendre dans une des branches spécialisées dans l’immatriculation des véhicules, à 20km de mon lieu d’habitation…

Chose faite, une fois sur place, il m’a fallu m’y rendre une première fois pour connaitre les horaires (en gros du 10h-16h). C’est ainsi que j’y du reporter une première fois la procédure m’y étant rendu trop tard. Une autre fois, une malencontreuse entorse au code de la route ainsi qu’une fâcheuse panne de batterie m’a obligé à de nouveau repousser les choses… Le sort semblait s’acharner contre moi.

Finalement hier, je me suis motivé pour y retourner… Cette fois, on me réclamait un papier produit par la mairie… à 20km (ces fameux 20km en plein Tokyo dans la journée en semaine sont un vrai cauchemar)… Mais, rien n’entamerait ma détermination. J’ai finalement repris la route pour la mairie de mon quartier, scrutant tout au long du trajet ma montre de peur de ne pouvoir revenir à temps au bureau des immatriculations. La demande pour le papier contenait au passage deux trois questions très amusantes sur lesquelles j’ai eu quelques difficulté à faire mon choix finalement guidé par le hasard, la guichetière semblant tout aussi perdue que moi. Par exemple ‘Nationality YES/NO’…

Finalement, armé de mon papier, retour au fameux bureau des immatriculations, bâtiment B pour acheter le formulaire de changement de domicile puis bâtiment D pour le faire tamponner et remplir, puis emprunt d’un tourne-vis pour démonter l’ancienne plaque, puis retour bâtiment B pour donner l’ancienne plaque après avoir récupérer l’autocollant de l’assurance, puis retour bâtiment D pour montrer que la plaque à bien été rendue, enfin rendez-vous bâtiment A pour une collection de tampon dont j’ignore l’utilité, et retour bâtiment B pour achat de la nouvelle plaque et collage de l’autocollant de l’assurance… le vieux qui n’a pas été remplacé… Le guichetier m’a proposer du ruban adhésif pour que ça colle mieux. Enfin retour à la moto pour visser la nouvelle plaque.

Le tout se fait très rapidement une fois les documents rassemblés, pas de longue queue, tout s’ordonne très bien et, comble de l’administration, les guichetiers sont souriants et patient, prêts à aiguiller le pauvre étranger dans ce labyrinthe administratif.

J’aurais bien aimé garder mon ancienne plaque en souvenir, malheureusement cela n’a pas été possible…
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Admirez cette nouvelle plaque…

Au passage, quelques infos très intéressantes sur les plaques japonaises ici http://www.planeteblog.com/?p=1523

Pour les motos c’est un peu différent. Les 50cc sont immatriculées par la mairie et comportent des plaques non rectangulaires (les deux coins supérieur étant tronqués). Elle sont rose ou blanches. Les petites motos (jusqu’à 250cc) sont en plaques blanches caractères verts. Les grosses motos (supérieur à 400cc) sont en plaques blanches avec liseret vert, caractères verts. Les plaques professionnelles sont un peu différentes par leur couleur.

La différence entre cylindrée est due à la classification locale des machines puisqu’il faut un contrôle technique pour les grosses cylindrées alors que les petites cylindrées en sont épargnées. De plus, il faut un permis spécial pour les grosses cylindrées, difficile à passé d’après les japonais. Par contre, nous avons la chances grâce au permis français d’en bénéficier. Après reste à avoir l’envie de passer ce contrôle technique…

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Une dernière photo de la plus belle, surtout que je l’ai bien astiquée le matin. Le patron de MS-Strada m’a gracieusement resserré sa chaine le matin. Toujours aussi sympa dans ce garage.
Et puis le plot géant c’est rigolo.