La misogynie

Ca et là, on entend en occident, le Japon est un pays misogyne… Bien attaché à notre propre définition de la misogynie, trop difficile d’accepter que la vérité peut-être multiple et lié à la culture, essayons de trouver quelques éléments de réponses.

Certains disent en occident, la femme reste à la maison pendant que l’homme travaille, elle s’occupe des enfants, du ménage, de la cuisine… Ah, que c’est misogyne suivant la petite vision bien commode occidentale. Celui qui demande à sa femme de travailler mais, qui finalement ne lui laisse aucun rôle aux postes clef de la société peut se vanter de ne pas être misogyne car sa femme travaille. Emprunt de politiquement correct.

La femme au Japon veut très souvent mener ce type de vie, laissant son travail pour s’occuper des enfants et de la vie du foyer. Je trouve ça dégradant de considérer cela comme de la misogynie car, c’est considérer ce travail comme dégradant. Il s’agit d’un pilier important de la famille qui est culturellement vécu ainsi au Japon. Loin de moi l’intention d’affirmer que tout est parfait en matière de respect de la femme mais, je ne crois pas me tromper en disant que les japonais voient souvent la vie ainsi, non pas croyant que la femme n’est douée à rien d’autre mais, accordant plutôt un grand respect quand à cette tâche. Rappelons que le respect japonais passe par une construction de groupes imbriqués. Le groupe du travail, le groupe de la société, le groupe familial. La femme est au sein de ce groupe familial l’élément clef et dirigeant, l’homme souvent l’ouvrier ce ce groupe rapportant l’argent.

A propos des finances de la famille, très souvent, c’est la femme qui les gère. L’homme rapporte de l’argent à la famille et la femme choisit quel montant l’homme à le droit en tant qu’argent de poche. Parfois, elle garde un pécule « secret » pour son lèche-vitrines. Alors, toujours aussi misogyne le japonais, là ou on entendrait « mais que c’est injuste, l’argent c’est le mari qui l’a gagné à la sueur de son front ».

L’homme parfois préfère ne pas manger chez lui pour éviter de donner trop de travail à sa femme en la faisant cuisiner. C’est ainsi que parfois par obligation sociale ou pour cette raison, les restaurants et bars sont très nombreux et très pleins.

Puis on entend, « mais au Japon, il y a des capsule hôtels juste pour les hommes ». Oh que c’est scandaleux, quel injustice… Il faut savoir que ce type d’établissement est souvent fréquenté par les salariés. Corolaire à ce que j’ai expliqué plus haut, ils sont majoritairement un publique masculin. D’autre part, du fait de la nature même de ces hôtels, ceux acceptant hommes et femmes doivent prévoir un espace spécial pour les hommes, un espace spécial pour les femmes, une salle de bain spéciale pour les hommes, une autre pour les femmes et ainsi de suite.

D’autre part, à l’inverse, certaines voitures dans le train sont réservés au femmes. Jamais il me viendrait à l’esprit de crier à l’injustice, cela répondant à des principes pratiques et à des incidents survenus par le passé. D’une part, les voitures sont bien souvent à la limite de l’explosion à ces heures, les contacts involontaires étant légion. D’autre part, des cas de harcèlement ont été relevés, parfois infondés, la plaignante souhaitant soutirer de l’argent. Pour protéger femmes et hommes, rien de tel que cette solution.

Parfois, il est difficile de savoir si les femmes japonaises suivent ce schéma du fait d’une éducation  ne leur laissant pas le choix ou par réelle envie. Certaines font le choix de ne pas se marier et de consacrer leur vie au travail, la culture japonaise considérant que passé un certain âge, les femmes ne sont plus bonnes à marier.

Alors, la misogynie prétendue des japonais est bien plus difficile à analyser qu’il n’y parait et je ne me risquerait pas à dire s’il sont ou pas misogynes et en aucun cas utiliserait des critères occidentaux, par ailleurs bien souvent mal choisis, pour le faire. Bien des élément tendent à prouver que la femme est aussi très respectée par les japonais et ce, depuis très longtemps. D’autre paraissent plus choquants, mais, est-ce une question de culture ?

J’ai oublié bien des exemples de dénonciation de la prétendue misogynie japonaise mais, j’espère que cette courte introduction fera réfléchir concernant la définition des termes fortement lié à la culture.

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