Il neige

La neige arrive… Je voulais me rendre au Kiyosumi Teien mais, j’avoue avoir rebrousse chemin, bataillant entre les deux boitiers, le sac a dos et le sac à bandoulière pour les optiques et les pellicules et le parapluie à tenir sous un vent d’une violence rare…

Pour l’heure, deux photos. Même pas eu le courage ou la folie de changer d’optique sous cette neige violente.

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La révérence

Une rue à Tokyo. Les réverbères trahissent les ténèbres. Le feu passe au rouge. Alors concentré sur la route, le regard se tourne à présent sur ce théâtre dont le trottoir sert de scène. Deux costumes face à un troisième. L’heure justifie cette vision si répandue, caractéristique des soirées de travail qui se terminent à l’izakaya, ce type de débit de boisson si populaire au Japon. Les rires déchirant ce silence sombre pourraient tromper le néophyte. L’atmosphère est en effet, toute en retenue comme en témoigne la suite de cette procédure si bien répétée, point d’orgue de cette longue journée de travail.

Les deux costumes s’inclinent en guise de salut respectueux devant le dernier. A son tour, il s’incline. Puis, celui-ci se sépare du couple après plusieurs saluts à reculons. Mais, cela n’empêche point les deux comparses de continuer à s’incliner malgré le fait que le ce supposé supérieur pour le spectateur ne puisse les voir.

Voici une scène très banale qui attire l’oeil et étonne les étrangers. La révérence se continue très souvent après que la personne saluée ne puisse plus la constater. Après que les portes d’un ascenseur se ferme, après que la personne monte dans un taxi. Difficile à comprendre ?

Pourtant, cela n’a rien de si étrange. Il s’agit non seulement d’une marque de respect mais, selon moi, aussi d’une rigueur envers sois même. Assurer que l’on respecte la personne. Une politesse qui n’a pas besoin d’être constatée. Elle pourrait faire office d’introspection. La tête inclinée, on réfléchit au respect accordé à la personne saluée. Est-ce de l’hypocrisie, est-ce sincère ? La politesse fait ainsi office d’introspection.

La politesse envers autrui, une charité ? Les japonais savent appliquer avec charme ce charmant proverbe « Charité bien ordonnée commence par soi-même« .

Après tout ce temps au Japon, je reprend à mon tour cette façon de salué les personnes de rang supérieur, envers lesquelles j’ai une grande reconnaissance…

Le Purikura

Je n’ai jamais parlé de cette machine qui fait fureur au Japon, le « purikura ». Il s’agit ni plus ni moins d’une cabine de photo d’identité (ou Photomaton suivant l’antonomase associé) sauvagement modifié afin de produire des clichés retouchés, où il est possible d’y apposer des dessins, petits symboles ou tout autre élément ridicule. De plus, la machine change l’arrière plan afin de rendre encore plus criarde la photographie et vous donne des idées de poses. Le purikura est typiquement utilisé en couples ou entre copines. Nous avons testé cette étrange bestiole entre copains. La dernière tentative, il y a huit mois, s’était soldée par un échec. En effet, les cabines étaient interdites aux couples masculins… Nous avons sans doutes crée un petit scandales diplomatique avec Jonathan. Mais, cette fois-ci, pas de quartier ! A Akihabara, nous avons trouvé les purikura acceptant les couples d’homme.

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A l’entrée de la machine, il vous est possible de sélectionner un thème après l’introduction des sousous. Mais, un compte à rebours est lancé et il vous faut ainsi vous presser… Nous n’avons rien trouvé de mieux qu’un joli thème rose pris par le temps dénommé « Oh my girl »… Le ridicule ne tue pas et nous en sommes la preuve. S’en suit le choix des noms des deux protagonistes puis, l’entrée dans la machine infernale.

Il vous suffit alors de prendre les poses indiquées sur l’écran tout en suivant les instructions concernant le placement. Puis, il faut ressortir de la machine et se diriger dans un second compartiment. Il vous est alors possible sur un écran tactile de bidouiller vos photos en y ajoutant tout le kitch nécessaire pour rendre les clichés vraiment digne d’une séance de purikura réussie. A cet exercice, mon mauvais gout est un atout incontestable. Enfin, il vous est possible de sélectionner différents format pour la disposition de votre photo imprimée. Chacun repart avec l’exemplaire qu’il a sélectionné. Puis, une dernière étape consiste en la sélection d’une photo en grand format qui vous sera envoyée par e-mail. Pour récupérer l’image, il vous est aussi possible d’utiliser l’identifiant imprimé sur la version imprimée. Toutefois, mieux vaut comprendre un tout petit peu le japonais étant donné que le site n’est disponible que dans cette langue.

En bonus, voici une de nos photos… Moins cher qu’un photomaton, mais est-ce accepté sur un passeport ?

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Odaiba, Kiyosumi Teien, Tsukiji

L’autre pellicule est développée et forcément, on retrouve un petit pot pourri des dernières se,a

Ainsi, il y à la suite de mon dernier passage à Odaiba où j’ai pu y voir une remise de prix, prix décernés au maquettistes ayant construit des modèles réduit du fameux Gundam. On y retrouve aussi quelques images du Kiyosumi Teien, jardin japonais situé tout près de chez moi à la fois chaudement recommandé par « maman » et par mon sensei pour terminer avec les premiers clichés que j’ai capturé ce matin au marché de Tsukiji, où j’ai déjà pu m’y rendre en compagnie de Jonathan pour les enchères en Juillet ou Aout dernier où ce matin même, à l’occasion de la première vente aux enchères de l’année, un thon rouge à battu le record du prix le plus élevé adjugé à 155 million de yens soit à la louche, 1,55 million d’euros euros. Sachant qu’il faisait 222kg, ça fait un prix d’environ 7000 euros le kilogramme. Il faudrait environ 38kg d’or pour se l’acheter. Bon, même si le thon rouge c’est excellent, j’aurai tout de même d’autre projets dans la tête à la place des consommateurs de cette viande rare. Non, je ne parlerai pas de moto dans ce billet !

Lien vers l’article dans le Japan Time : http://www.japantimes.co.jp/text/nn20130105x2.html

Petite vidéo… Et le fameux…

Malheureusement, je n’ai pas pu me rendre au Mt.Fuji pour le premier levé de soleil comme c’était prévu de longue date avec Jun… Vraiment déçu, j’ai finalement malgré tout passé une bonne soirée.

Pour cette nouvelle année, Jun a fait un petit diaporama des photos de ses touring. Parmi ceux-ci j’ai eu la chance de participer à une grande partie d’entre eux grâce à ses aimables invitations. Une bonne occasion de voir quelques morceau des belles routes japonaises. Avec en sus, à la fin, une petite vidéo des deux plus belles, un duo de deux VTR, la rouge de Yoshiki et Tanaka-san montée par le pixel au Japon (le Seb b. a un autre surnom que je tairai de peur de passer pour un petit présomptueux).

Alors merci ma petite Tanaka-san (qui je le rappelle désigne ma chère Honda) pour toutes ces balades et aux copains « essoreurs de poignée ». Ah et aussi tous mes vœux pour 2013 !

Erratum : Je me rend compte qu’il est impossible de visionner la vidéo sans être inscrit sur Facebook… Ben tan pis. Bisous.