Matsuri… sous la pluie

Aujourd’hui, Jonathan m’a proposé de me joindre à lui et Marina pour se rendre au matsuri de Kagurazaka. Un matsuri, si toutefois je ne l’ai pas déjà expliqué, est un festival au Japon où l’on y voit danses et où c’est l’occasion de manger des poissons grillés et autres joyeusetés. Un endroit pittoresque en somme.

Je pars donc armé de deux de mes appareils, mon D7000 et mon FM3A avec un Nikkor AI-S 50mm 1.8 et mon cher Samyang 14mm 2.8… Chargé comme une mule… Et encore, je n’ai heureusement pas pris le Leica R9 qui pèse un âne mort car chargé en diapos 100ASA (oui je dis ASA moi, pas ISO, flûte)… Et comme Jonathan je ne sais pour quelle raison ne voulait pas que je vienne avec mes bottes, j’ai laissé ma Honda VTR chérie à mon travail pour venir en chaussures… Le saligot (surtout qu’il a voulu me faire croire que c’était sa copine qui ne voulait pas) !

Tout ce joli monde se mit donc en route et à la sortie de la gare de Kagurazaka, point du rendez-vous, il commença à pleuvoir… pour rapidement transformer cette légère ondée en pluie torrentielle. Celui qui n’a pas connu la pluie au Japon n’a jamais connu la pluie. Finalement, pas un seul déclenchement en argentique, que quelques images en numériques la plupart ratées (ce Nikkor est franchement imprécis pour la MAP…). Mais, j’ai réussi quand même à sortir quelques trucs. Au moins on y voit la pluie.

Repérage

Franchement utile, la carte Touring Mapple offre en plus d’une cartographie précise une indication des routes conseillées comme nous connaissons en France avec les cartes Michelin. Mais, il est parfois intéressant de repérer à quoi ressemble réellement le paysage.

J’avais découvert il y a quelques mois sur Korben.info un outil particulièrement adapté à cela. Se reposant sur le fameux Street View de Google Maps, cet outil se propose en lui donnant un point de départ et un point d’arrivée de vous compiler un timelaps des images disponibles par l’intermédiaire de Street View.

Ainsi, si Street View est disponible sur la zone que vous souhaitez visionner, rien de plus simple pour avoir un aperçu des routes. Il suffit donc de placer un point de départ, un point d’arrivée et la direction dans laquelle sera orientée la caméra. Par contre, sur les routes avec des virolos à gogo, ça donne un peu le mal de mer à cause justement de ce point d’observation fixé. Mais, ça fait bien son affaire dans beaucoup de cas.

Prenant la forme d’un site web, il vous faudra tout de même une machine relativement puissante, une bonne connexion internet et un navigateur internet supportant WebGL (Google Chrome est conseillé). Vous pouvez retrouver cet outil à cet adresse : http://hyperlapse.tllabs.io . Évitez de mettre un itinéraire trop long, la vidéo serait saccadée.

Par exemple, une portion de la route que nous avions prise lors de notre dernier touring : http://hyperlapse.tllabs.io/#35.415090000000006,138.89696,35.40657561515264,138.86623110182336,35.408730000000006,138.8845,-8.174999999999976,80

Parfait en complément du Touring Mapple au Japon et de la carte Michelin en France pour préparer des road books de toute beauté.

Touring Fuji Subaru Line

Ca faisait bien longtemps… C’est ce samedi que j’ai pu à nouveau profiter de ma petite Honda VTR. Un ami s’est joint à nous pour cette journée de plaisir. Nous sommes partis à 7h30 de Tokyo pour rejoindre la route 20. Puis, après le Takao-san, nous avons pris des routes plus locales, conseillées à juste titre par le Touring Mapple, oui, le guide de Monsieur Moustache.

Mais, le touring aurait été trop court et fade sans passer par la Fuji Subaru Line, cette route incroyablement belle montant en partie le Mont Fuji. Ayant voulu la faire l’an passé avec Jun, nous avions été dans l’impossibilité d’assouvir le besoin de paluchage de poignée car la route été fermée aux véhicules particuliers. J’ai finalement pu prendre ma revanche cette année.

La Fuji Subaru Line est donc l’une des routes montant en partie le Mont Fuji. Elle coute 1600 yens pour les motos de plus de 125cc. Sa beauté et son état justifie le prix à payer. Mais, alors que les voitures peuvent profiter de la route musicale la précédant, les motos sont dans l’incapacité technique d’en profiter. En effet, la route musicale du Mont Fuji est une route recouverte d’un revêtement spécial faisant vibrer les roues à une certaine fréquence créant ainsi une mélodie. J’ai bien essayé de rouler lentement, vite, en roue libre… rien n’y fait, impossible d’entendre quoi que ce soit comme me l’avait déjà dit Jun.

Au retour, nous avons même eu la chance de voir une biche sur cette fameuse route. Enfin, le chemin vers Tokyo s’est lui aussi fait par de superbes routes, toujours grâce à cette carte exceptionnelle qu’est le Touring Mapple.

Bientôt, Jun revient à Tokyo et un autre ami motocycliste vient aussi me rendre visite ! De belles balades en perspective.

Pour finir, une video de la Fuji Subaru Line, entre deux arrêts que mon ami a eu la gentillesse de filmer.

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=SSmJo1TqagA]

Et l’itinéraire du périple:


Afficher Touring Fuji avec Simo sur une carte plus grande

Kodak TMax 400

Voici une pellicule enfin finie. Cette fois ci, j’ai essayé la Kodak TMax 400 qui me plais bien. J’étais utilisateur de Ilford HP5 et FP4 mais, je n’avais jamais essayé autre chose pour le noir et blanc. Le tout scanné sur un vieux Minolta Dimage Scan Dual III trouvé d’occasion. On verra ce qu’il donnera sur la couleur mais, a 500 yens la numérisation, il sera très vite rentabilisé.