Touring dans la region de Hyogo

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Ce week-end, c’était direction Hyogo pour rendre visite à Jun, mon ami avec qui j’avais fait mes premières balades à moto au Japon. Connu lors de mon échange à Tokyo University of Agriculture and Technology, il avait déménagé à Himeji pour travailler chez Mitsubishi Electric. Nous nous étions vu l’été dernier, lors du passage de mon ami français Pierre, mais, venu en voiture avec sa fraichement acquise Mitsubishi Lancer, nous n’avons pas fait de balade à moto pour cette occasion.

C’était donc prévu de longue date que je lui rendre visite mais, cela fut repoussé en raison du vol de ma Honda VTR250. C’est donc en compagnie de ma CBR929RR que je me suis rendu sur place le week-end dernier, affaires de camping sur l’arrière de ma fidèle Honda.

Départ de Tokyo après le travail à 18h puis, après quelques embouteillages sur la Shuto-ko, l’autoroute dans Tokyo, j’ai finalement rejoin sans soucis la Tomei-ko et en ai profité pour prendre la Shin-Tomei-ko, la nouvelle autoroute qui remplacera l’ancienne Tomei-ko à l’avenir… Mais, mon GPS a ses carte pas franchement à jour datant de 2008 et beaucoup de ces nouvelles autoroutes n’y sont pas incluses. C’est ainsi qu’à l’allé, je me suis retrouvé à sortir de l’autoroute manquant une jonction inconnue dans les cartes de mon GPS.

Sur la Shin-Tomei en direction de Himeji

Arrivé donc vers 3h30 du matin à l’endroit où j’avais repéré un coin pour camper, encore une fois grace à Google Street View qui ne finira pas de m’étonner disponible dans des routes perdues au Japon. Il faut savoir que si l’on rendre ou l’on sort de l’autoroute entre minuit et quatre heures, le tarif est réduit de 30% si l’on dispose de l’ETC. C’est ainsi que j’ai attendu une heure sur une aire de repos juste après la jonction ratée.

Finalement, réveillé à temps pour me rendre au point de rendez-vous fixé pour se rencontrer avec Jun, nous sommes partis avec l’un de ses amis doté d’une jolie Kawasaki Ninja 400 pour le nord de Hyogo.

Rendez vous du samedi matin
Rendez vous du samedi matin

Puis, nous avons pris la route pour découvrir la campagne du Kansai, franchement magnifique, ce dont je m’était déjà rendu compte en venant et en quittant mon lieu de camping. Beaucoup de rizières, de vieille maisons traditionnelles… Un vrai bonheur pour les yeux.

Puis, arrivé à Amanohashidate, littéralement le pont vers le ciel, nous avons pris un télésiège assez archaïque pour se rendre sur un mont surplombant cet ouvrage de la nature.

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Enfin, retour pour une douche et un bain gentiment proposé par Jun dans sa résidence, franchement pas du luxe après avoir transpiré sous ce soleil de plomb. Puis, un bon shabu shabu pour cloturer la soirée.

Le lendemain, retour sur la route, cette fois en compagnie d’un groupe de motocyclistes de Mitsubishi dont Jun fait parti pour se rendre à nouveau sur la côte opposée de Himeji, un peu plus au sud que Amanoshidate. Balade sympathique durant laquelle nous avons échangé pendant une heure nos motos avec Jun. J’ai ainsi pu tester sa Super Black Bird, la Honda CBR1100XX, dont il a changé le guidon pour avoir une position un peu plus confortable. C’est ainsi que je me suis rendu compte à quel point la position de ma Fireblade était éprouvante pour les longues distances ! Bref, c’est à la fois avec plaisir que j’ai pu voir rouler la Fireblade tout en profitant de sa somptueuse Black Bird.

Rentour sur Tokyo à partir de 17h pour cette fois, ignorer le GPS ayant un peu mieux repéré les nouvelles sections d’autoroute afin d’arrivé bien fatigué vers 1h du matin.

Ainsi, s’est clôturé un superbe week-end de près de 2000km, que je compte réitérer en automne si les finances me le permettent. He oui, ca reviens cher tout ca 🙂

 

Camping et Touring sur la route 152

Retour d’un week-end formidable… Il me fallait changer mes pneus, c’est ainsi que je suis passé à Yamanashi à quelques kilomètres au Nord du Mont Fuji pour me rendre chez Apexmoto où John et son collègue se sont occupé de changer les pneus et faire la vidange tout en m’expliquant comment procéder. Pouvoir assister à la chirurgie de la belle, c’est un sacré privilège. Ils se sont aussi occupé de régler les problèmes que j’avais avec mon système ETC qui ne passait pas dans certains péages.

Puis, je me suis dirigé vers l’endroit que j’avais repéré sur Google Maps pour camper, le lendemain, une longue et incroyable balade avec les membres de Gaijin Riders se profilait, le rendez-vous étant prévu à 9h30 au début de la route 152, c’était de loin la solution la plus simple pour les retrouver. Et puis, ça faisait longtemps que je n’avais pas fait de camping, la dernière fois remontant à cet été avec Pierre dit Caillou. A ce propos, il est impressionnant de voir à quel point les Google cars ont sillonné le Japon, au plus profond de certaines routes pas mêmes indiquées sur le GPS. C’est fort pratique pour repérer les coins pour camper surtout lorsque l’on arrive de nuit.

Ainsi, après le changement des pneus, je me suis dirigé vers l’endroit repéré puis, me suis mis en quête d’essence… Et, le tokyoïte que je suis oublie qu’il est impossible de trouver après une certaine heure une station service d’ouverte. Finalement, après pas mal de recherche entre les stations indiquées par le GPS et pas mal de litres de sueur versés, tout en roulant le plus tranquillement du monde pour éviter que la belle se rince de trop la glotte avec le peu qu’il reste dans le réservoir, je trouve finalement, encore une fois grâce au GPS, une station en libre service… à près de 23h, avec moins d’un litre d’essence dans le réservoir.

Puis, c’est l’esprit tranquille que je me suis dirigé vers le terrain que j’avais repéré pour le camping, un choix qui s’est avéré parfait, au milieu des champs de thé. Après une nuit assez froide, retour à la civilisation pour retrouver les membres de Gaijin Riders afin d’entamer un beau dimanche de balade.

Ainsi, j’ai retrouvé Justin et Rob pour une première partie qui présageait déjà le meilleur, avec une petite blague de Justin qui nous a fait traverser un pont de bois pour rejoindre une autre route, sans doutes un truc des possesseurs de BMW GS, puis avons retrouvé James, Fonzie et Rob alors que Justin nous a quitté peu après.

Du côté de la route 152, c’est une sacré belle balade, changent entre route nationale et route de campagne, avec des virages incroyables. Il faut toutefois prendre garde aux gravillons et pierres au milieu de la route dans les zones plus étroites et comme toujours, dans ces endroits, prendre garde aux véhicules venant d’en face. Toutefois, il y a généralement des miroirs dans les virages pour éviter la collision. Ces routes sont franchement étroites et, Fonzie faisait d’ailleurs justement remarquer la pertinence de ces voitures japonaises en forme de boite, très étroites, se faufilant dans ces lacets au milieu des montagnes.

Quelques photos pour finir de ces deux jours de bonheur ainsi que la situation de la route 152 : http://goo.gl/maps/8xdrn

Nouvelle moto – achat et procédure

Avant qu’on me vole ma chère Honda VTR250 alias Tanaka-san, j’avais pour projet d’acheter une Honda Fireblade ancien modèle. J’avoue avoir un petit faible pour le premier modèle de Fireblade avec  les deux phares frontaux circulaires… Mais, franchement, c’est assez introuvable. Et puis j’aime aussi beaucoup le modèle CBR954RR en rouge ou noir… Très difficile à trouver aussi… Etrangement, la CBR929RR, modèle précédent le modèle 954 est bien plus facile à trouvé. Vendu, si je ne dis pas de bêtises, entre 2001 et 2002, c’est je crois le premier modèle à injection de la série des Fireblade.

On me posait la question, veux tu vendre ta VTR pour la Fireblade. Absolument non ! La VTR et moi, c’est un amour de longue date. Il y a bien eu la VTR1000SP1 / 2 qui m’a tenté mais, c’est franchement encore aujourd’hui hors de prix, enfin, hors de mon budget. Alors, j’avais heureusement de l’argent de coté, économisé dans cette optique. Donc, prêt à débourser l’argent nécessaire pour l’achat de la Fireblade… pour ré économiser pour acheter une plus petite cylindrée dans le futur (j’ai déjà mon idée depuis un moment… un petit 400 monocylindre à l’ancienne de Honda).

Ainsi, je suis passé par les services de Apexmoto, une société  fondé par deux passionnés. Ils ont un petit stock de moto mais, leur coeur de métier est d’acheter via les enchères pro suivant un ordre d’achat qu’on leur donne. Il faut savoir que ces même motos se retrouvent bien souvent après vendues par des pros, sur Goobike ou sur Yahoo Auctions, avec une confortable marge. Ils m’ont filé plein de conseils pour l’achat de la moto, le choix, et des idées des prix. Avant chaque enchère, ils m’ont envoyé l’ensemble des motos pouvant correspondre à mon choix et, suivant mon intérêt dans ces offre, le matin des enchères, photos et avis sur la partie mécanique et visuelle.  Bref, un service compétant et à l’écoute. En plus les gars sont très sympathiques. Ils sont aussi présents sur le formidable forum gaijinriders, une communauté d’étranger motards au Japon. Ainsi, nous ferons prochainement une balade ensemble.

Bref, si vous voulez acheter une moto au Japon, il n’y a pas lieu d’hésiter, vous ne trouverez pas plus compétant et moins cher que par Apexmoto. Vous pouvez visiter leur site ici : http://www.apexmoto.jp/

Ainsi, j’ai reçu ma nouvelle moto, une CBR929RR avant un peu plus de 20 000km au compteur vendredi dernier… Ils se sont occupé de toute la paperasse et j’ai ainsi eu la moto clef en main (même l’assurance a été contracté par leur intermédiaire).

Elle a déjà un nom, c’est Tomoe Gozen. Très agréable à conduire, pour l’instant testée qu’en ville ou sur les autoroutes du centre de Tokyo, j’attend le weekend avec impatience pour revenir faire mon pèlerinage au Mont Fuji. Et puis sait-on jamais, la police retrouvera peut-être prochainement ma VTR qui est si chère à mon coeur…

Le mystère du bureau

En rangeant mon bureau, qui en avait bien besoin, j’ai trouvé au cours de cet ouvrage un élément étrange. C’est pourtant une zone que je regarde tous les jours puisqu’elle contient mes compagnons de travail.

Sur la vue générale du bureau, c’est plutôt bien rangé… rien d’anormal (sauf que c’est rangé).

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Puis on se rapproche…

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Et là, caché derrière ma cigogne et mon Gundam…

WP_20140131_002Je ne sais pas ce qu’il fait là et qui l’a mis parmi mes autres joujous… Ca respire plutôt le sérieux sur les bureaux environnants… Alors blague des autres personnes du même bureau ? Assez étonnant, nous ne nous parlons pas, j’ai l’impression d’être un peu pris pour un étranger car je fais parti d’un autre laboratoire.

M’enfin, j’aimerais connaitre le fin mot de l’histoire.

 

Derniers jours forts en émotion. Je suis allé faire une ballade il y a deux semaine, formidable profitant des derniers jours de froid encore doux, encore une fois au Fuji en compagnie de Terumi, la copine de Clément, ce dernier m’ayant chargé de lui faire découvrir ce virus motocycliste. Je crois que ça lui a plu. Encore des photos non postées, pas mal occupé dans la semaine ainsi que le week-end suivant ou j’ai pu me rincé l’oeil au Tokyo Motor Show.

C’était ma première fois dans un salon automobile, et, je remettrai ça l’an prochain. Très grand salon, plein de nouveautés, de beaux concepts, de technologies variées… Encore une fois, j’ai une quantité phénoménale de photo qu’il faut que j’upload sur le site.

Enfin, ce week-end, c’est là c’était moins brillant. Certes, j’ai profité d’un autre aspect du Japon à regarder des Gundam, la série Gundam AGE que j’ai eu du mal à suivre au début, un peu simpliste mais, qui par la suite m’a vraiment accroché. Je crois cependant que, à moindre mesure, j’avais eu le même problème avec Gundam Seed mais, qui finalement m’a laissé un souvenir formidable. J’avais en effet laissé ma carte ETC à Jonathan pour qu’il puisse partir en amoureux (et ouais, c’est un blog, c’est l’endroit pour les potins de concierge)… Bien m’en a pris, je me suis fait voler ma moto… Oui oui, voler ! Oui oui, au Japon ! Oui oui, ma 250cc toute abîmée par la vie garée à coté d’une Yamaha R1 ! Oui oui, moi président de la république ! (et oui on garde le sens de l’humour même sans avoir celui de la prose originale).

Ainsi, dimanche, en début de soirée, pour me rendre au labo, je me fait un plaisir de retrouvé mon aimée, et… je ne retrouve que le casque laissé sur la plage arrière de ma très chère, posé à terre à l’endroit du stationnement. Je suis parfois tête en l’air, c’est une phobie de me garer dans un parking tellement j’ai peur de ne jamais retrouver la voiture ou moto… Mais, la pas de doute, malgré la fatigue du vendredi soir, au retour du boulot, j’avais bien mémorisé l’emplacement où j’avais laissé cette si charmante créature.

Donc, je me suis rendu de suite au commissariat, fort heureusement qui est à coté de chez moi (pas vraiment envie d’aller au koban, les petites guérites un peu partout espérant trouver un interlocuteur parlant anglais au commissariat). Finalement, tout s’est fait en japonais, on s’est compris, par signes gestes. De toutes façons, j’avais une élocution aussi étrange en anglais qu’en japonais.

Ils m’ont dit qu’ils me rappelleraient si elle est retrouvée… Ce qui me désole, c’est de savoir finalement qu’elle a sans doutes été utilisée par deux crétins (ou kékés) se « tappant des burns » des montées en régime au rupteur et des chauffage d’embrayage à tenter de faire des roues, le tout moteur froid… Elle mérite mieux que ça. De toutes façons, même si ces parasites l’abandonnent, le temps que quelqu’un s’aperçoive du stationnement anormalement long de la moto, elle se sera depuis longtemps transformée en tas de rouille. Franchement, il ne faut pas se faire d’illusions, c’est vraiment un coup de pas de chance. J’ai des tas de fois laissé clef et GPS dessus sans jamais être inquiété. Je ne pense pas que ça changera mon attitude vis a vis de ça, finalement, elle fut volée avec guidon bloqué sans clefs… En conclusion, des retours que j’ai pu avoir sur l’histoire, c’est qu’il s’agit de rigolos pas très marrants et non de professionnels. Car choisir la 250cc en piteux état contre la R1, c’est qu’elle est plus facile à conduire et démarre sans soucis à l’ancienne, aucune électronique.

Bon, ça me permettra de me remettre à faire des articles non plus centrés seulement sur la moto mais plus culturels, ayant depuis un bout de temps deux trois idées de sujets intéressant à développer. Enfin… le temps de me retrouver une compagnonne de route, les économies avaient déjà débuté depuis un moment.

Visite de Caillou – Nikko

Nikko, encore et toujours… Plus que le printemps et je l’aurai vu arborer l’ensemble des couleurs du temps qui passe.

Caillou, c’est le nom qu’on lui a donné il y a fort longtemps au point qu’il m’est impossible de me souvenir s’il s’agit ou non de son vrai nom, est venu me rendre visite pour mon plus grand plaisir dans mon pays d’accueil après avoir passé un mois en Chine. Nous avons taché d’en faire le maximum sans se surmener…

Motocycliste aussi, c’est donc la motocyclette que nous avons privilégié lors de nos déplacements quotidiens. Ainsi, ce sont certains quartiers emblématiques de Tokyo que nous avons pu voir ou qu’il a pu visiter lorsque je travaillais. Puis, la grande aventure, le voyage à Nikko. Il faut avouer que tant qu’à faire du camping, autant ne RIEN organiser, mis à part un rapide repérage de la carte, seul élément important du périple.

Commande de la tente la veille au soir sur Amazon, livrée avant midi le lendemain (oui les service postaux peuvent être très très efficaces lorsqu’on leur demande de faire vite). Puis, vroum vroum, on est lancé en fin d’après midi, sac à dos pour chargé de tout le nécessaire, un peu moins pour faire léger, de la carte et de la tente sur ma petite chérie. J’ai bien voulu qu’elle me fasse tout de même des infidélités avec le Caillou. Puis, après d’horribles bouchons sur les nationales, nous pouvons enfin nous lancer sur l’autoroute pour échapper à Tokyo (l’autoroute à l’intérieur de Tokyo est interdite aux motos avec passager).

Les panneaux passent et sentent un bon gout de vacances. Entre Utsunomiya, point ou nous quitterons l’autoroute pour se rendre à Nikko par les nationales, Fukushima, fort malheureusement connu mais qui devait être un des points final de notre périple regorgeant de routes somptueuses selon le Touring Mapple, nous atteignons finalement la sortie d’Utsunomiya en pleine nuit.

Finalement, nous avons eu le temps de faire une grande partie des belles routes autour de Nikko, nous y sommes même restés un jour de plus, et avons renoncé à Fukushima, le temps manquant.

Je ne me lasserai pas de cette region je crois…

Une petite vidéo sans prétention pour apprécier un peu les paysages et quelques images pour conclure

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=cL6YV3x8mnU]

Touring Fuji Subaru Line

Ca faisait bien longtemps… C’est ce samedi que j’ai pu à nouveau profiter de ma petite Honda VTR. Un ami s’est joint à nous pour cette journée de plaisir. Nous sommes partis à 7h30 de Tokyo pour rejoindre la route 20. Puis, après le Takao-san, nous avons pris des routes plus locales, conseillées à juste titre par le Touring Mapple, oui, le guide de Monsieur Moustache.

Mais, le touring aurait été trop court et fade sans passer par la Fuji Subaru Line, cette route incroyablement belle montant en partie le Mont Fuji. Ayant voulu la faire l’an passé avec Jun, nous avions été dans l’impossibilité d’assouvir le besoin de paluchage de poignée car la route été fermée aux véhicules particuliers. J’ai finalement pu prendre ma revanche cette année.

La Fuji Subaru Line est donc l’une des routes montant en partie le Mont Fuji. Elle coute 1600 yens pour les motos de plus de 125cc. Sa beauté et son état justifie le prix à payer. Mais, alors que les voitures peuvent profiter de la route musicale la précédant, les motos sont dans l’incapacité technique d’en profiter. En effet, la route musicale du Mont Fuji est une route recouverte d’un revêtement spécial faisant vibrer les roues à une certaine fréquence créant ainsi une mélodie. J’ai bien essayé de rouler lentement, vite, en roue libre… rien n’y fait, impossible d’entendre quoi que ce soit comme me l’avait déjà dit Jun.

Au retour, nous avons même eu la chance de voir une biche sur cette fameuse route. Enfin, le chemin vers Tokyo s’est lui aussi fait par de superbes routes, toujours grâce à cette carte exceptionnelle qu’est le Touring Mapple.

Bientôt, Jun revient à Tokyo et un autre ami motocycliste vient aussi me rendre visite ! De belles balades en perspective.

Pour finir, une video de la Fuji Subaru Line, entre deux arrêts que mon ami a eu la gentillesse de filmer.

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=SSmJo1TqagA]

Et l’itinéraire du périple:


Afficher Touring Fuji avec Simo sur une carte plus grande

Changement d’adresse…

Suite à mon retour au Japon, j’ai du m’occuper de nombre de choses. La première préoccupation fut le logement que j’ai finalement trouvé après une semaine de recherche dans l’agence UR, agence publique qui détient un grand parc d’immeubles qu’ils louent. C’est donc très loin des agences immobilières que je connaissais avec le role de l’agence, sorte « d’entremetteur » entre le client et le propriétaire. Beaucoup d’agence au Japon sont aussi promoteurs.

Du coup, tout est réglé comme du papier à musique. On peut consulter un catalogue ou plans, tarifs et situation sont indiqué de façon très normalisée. Puis, un ensemble de pré requis sont nécessaire à la location. Il est nécessaire de gagner au moins trois fois le montant du loyer, pas chose aisée dans mon cas, en plus d’avoir eu à négocier de prouver mon futur salaire et non mon salaire sur l’an passé puisque inexistant, il faut aussi avoir une adresse au Japon, assez paradoxal pour quelqu’un qui cherche un logement.

Mais, le logement est bien plus spacieux et bien moins cher que la guest house où j’étais. Tout y a été refait à neuf, la situation est idéale…

Evidemment, l’intégralité des tractations s’est faite en japonais, avec quelques moments de solitudes pour finalement arrivé à une certaine satisfaction d’être arrivé à se faire comprendre dans une langue que je ne parlais pas il y a moins de deux ans. Pas mal pour un cancre et une tete de lard pour les langues comme moi !

Quelques photos, il manque la photo du salon, prises lors de la visite de l’appartement… Maintenant il y a des meubles, du bordel et une jolie petite chérie à deux roues qui m’attend en bas.

Venue en France, Retour au Japon

Longue période d’absence… Cela vient du fait que je suis passé par la France pour une longue période de vacances, le temps pour refaire le plein – de bonnes choses bien de chez nous – le temps pour que le Japon me manque de nouveau que j’ai l’envie d’y refaire le plein – de bonnes choses bien de chez nous. De plus, je n’ai pas internet dans mon nouvel appartement ce qui ne facilite pas les choses.

J’ai pu à l’occasion de ce retour me frotter avec les idées que forment et déforment la nostalgie, ou celles de mes concitoyens, me replonger dans l’univers de mon pays, presse, télévision, culture, langue… Se rendre compte de certains aspects oubliés, ou fantasmés.

Je suis revenu, en ayant besoin de me rendre paranoïaque. En effet, j’ai depuis longtemps oublié l’insécurité, le vol ou tout autre incivilité gangrenant notre cher pays. Finalement, je fus étonné de l’amabilité des gens, certes sans égal avec celle rencontré au Japon, mais bien au dessus de l’idée que j’en avais gardé. Est-ce le temps qui a changé les choses ou est-ce mon imaginaire qui a déformé mon souvenir ? Est-ce le plaisir de revenir au Pays qui m’a rendu plus sympathique et a forcé la sympathie ? Ou ce plaisir m’a-t-il aveuglé ?

D’autres éléments n’ont pas manqué me choquer. En premier lieux, le prix des transports urbains. J’imaginais les transports en commun cher au Japon. Finalement, quelques hausses de prix depuis mon départ m’ont fait repensé à la question. Pour un trajet de chez moi à Paris, 4 zones en RER, sale, en retard, pas fiable, parfois en grève, le sésame est à 4 euros 10. De ma nouvelle résidence au Japon jusqu’à mon travail au centre de Tokyo, j’en ai pour 310 yens, dans un métro propre, ponctuel et jamais en grève. Et n’essayons pas de faire la conversion au taux actuel du yens, le bilan n’en serait que pire pour les transports parisiens. Le bilan est encore plus dévastateur pour les transports français pour le trajet que je faisais de Fuchu jusqu’à Shinjuku… Mais, le TGV, lui est bien accessible, pas cher et efficace. Un vrai plaisir face au Shinkansen hors de prix et plus lent. Evidemment, en comparant l’offre des abonnements, le RER s’en retrouve gagnant. Mais, pour un trajet quotidien de chez moi à mon travail en train, encore une fois, si l’on reste sur la même ligne, l’abonnement au Japon pour le train est moins cher qu’en France pour la même distance. J’imagine que ce n’est pas toujours le cas, mais, ayant pas mal souffert des déboires de la SNCF et RATP se plaignant sans cesse de manque de moyen, je ne peux que constater que ce n’est certainement pas le prix du billet qui est en cause (argument avancé à chaque hausse de prix) vu la qualité du service au Japon. Il faudra que ces syndicalistes stupide trouvent d’autres arguments moins factices.

Encore à propos de syndicalistes, j’ai du coup absorber la presse française lors de mon séjour, période pleine de scandales politiques… Sans entrer dans les détails, j’ai encore pu avec grand déplaisir constater avec amertume cette toute puissance syndicale qui nuit à la productivité et à l’emploi au final. Exemple concret, les lignes de productions de Micra en France ouvertes par Renault pendant que Peugeot va fermer une usine. Les médias diffusaient alors les contestations d’un syndicat mécontent que Renault n’emploie pas alors qu’ils venaient d’assurer du travail pour les prochaines années dans un secteur en crise…

Toujours au sujet des médias, il est difficile d’avoir un point de vue objectif tant on est assommé par le matraquage sur un sujet particulier, qui n’a finalement pas grand intérêt. On se retrouve aussi toujours confronté à un jugement binaire des journalistes sur des idées. Je prend le sujet sulfureux du mariage homosexuel. La question n’était plus sur l’adoption ou sur d’autre points mais, décider si oui ou non vous êtes homophobe. Cette classification est navrante et tout débat est vain. Il faut trouver les gentils et les méchants… Je prend ce sujet particulier n’ayant pas d’opinion arrêté sur le pour ou le contre, incapable d’avoir un avis sur la question. Et j’ai trouvé de façon générale aussi bien les arguments en faveur ou en défaveur sans aucun intérêt, d’une stupidité abyssale. On traitait tout sous une vision émotionnelle, cherchant à persuader, non à convaincre. On en était au même point que dans la période post-Fukushima ou l’on trouvait des écologistes parler de nucléaire sans avoir la moindre connaissance des faits, le soir, utilisant l’ascenseur de leur appartement, surfant tranquillement sur Internet tout en chargeant leur smartphone dernier cri, avec leur chauffage électrique et la machine à laver tournant. Ces mêmes écolos qui ‘twittent’ pour raconter l’inintérêt de leur vie sur les fabuleux serveurs tournant sans doutes au purin et aux éoliennes, le tout relancé par les médias en boucle.

On aurait presque l’impression que j’ai une vision amère de mon pays. De ses institutions inertielles oui, de ses médias stupides, oui. Mais, ses paysages, sa culture, et une majorité de sa population me laisse l’espoir nécessaire à… l’espoir. Revoir ses amis, ses proches, ses attaches, rien de tel pour se souvenir de l’amour de ses origines.

Finalement, en regrettant la France, je suis rentré avec plaisir au Japon, retrouvant ce calme que j’avais presque oublié, cette politesse et cette gentillesse qui m’ont de nouveau étonné.

J’ai pris Egyptair, ou la compagnie qui m’à presque fait peur de prendre l’avion. En arrivant au Caire pour l’escale, le commandant de bord a réussi à confondre le bouton pour utiliser la radio et celui pour passer un message aux passagers. Nous avons donc eu le droit à son message adressé à la tour de contrôle… Rassurant… Puis, pour me rendre à Tokyo, je change d’avion. Ce nouvel appareil semblait avoir fait son temps, avec un aménagement intérieur hors d’age, mon siège plus ou moins cassé et les télévisions, des écrans à tube cathodique collectif, qui fonctionnaient quand bon leur semblait. Si le visible est inquiétant, je n’ose imaginer la partie mécanique me suis-je dit. La suite m’a prouvé que j’avais raison. L’avion après avoir avancé quelques mètres s’est arrêté sur le taxiway… pendant 4 heures ! Sans aucune informations aux passagers, sans doutes, le commandant de bord s’étant encore trompé de bouton envoyant ses messages à la tour de contrôle… Nous sommes donc arrivés à Tokyo avec 4 heures de retard, le tout sans le moindre mot d’excuse de la part du personnel de bord. Egyptair, une compagnie à fuir qui ne devrait pas avoir l’autorisation de se poser ni en France, ni au Japon !

Voila, mes brèves impressions sur mon retour en France qui fut formidable grâce aux personnes que j’ai pu revoir et rencontrer.