Balade à Kusatsu

J’ai beaucoup de travail ces temps-ci, en plus d’avoir été très occupé en Septembre avec le déménagement, les documents à changer, et ça n’est pas encore fini.

J’ai enfin pu profiter d’un week end pour faire une jolie balade avec les amis, Yoshiki et Jun à Kusatsu. Le point d’arrivée était une source thermale, ou nous avons encore pu profiter des sources d’eau chaude à la japonaise. Nous avons fait pas mal d’autoroute pour s’y rendre, la destination se trouvant à près de 250km de Tokyo. Mais, les routes autour de Kusatsu offrent virage à gogo et paysages enchanteurs. On commence à sentir la lueur de l’automne avec les couleurs des feuillages se réchauffant et la température se rafraichissant.

http://adventures.garmin.com/fr-FR/by/yama-chan/touring-kusatsu-2

Balade Moto Fuji-yama

Oui oui, il ose tout…

Le rendez-vous était donné. Six heures du matin devant l’université… Dur dur mais nécessaire, d’une part Jun devant retourner travailler à son laboratoire avant cinq heures, d’autre part pour échapper à la circulation et à la chaleur, afin de déguster le plus vite possible ces virages nous tendant les bras.

Lac ayant servi de modèle pour Evangelion, merci à Jun pour l’info !

Avant la fameuse route menant au cinquième étage du Mont Fuji, nous sommes passés par des portions de routes de montagne à péage (250 yens l’entrée pour chaque). Autant, la première était entretenu avec soin, autant la seconde, plutôt étroite et parfois mal carrossée faisait passer le prix du péage un peu pour de l’arnaque. Par contre, du coté des paysages, toutes deux offraient un point de vue incroyable ! Mais, depuis quand doit on payer pour admirer la nature ?

Arrivé au pied du mont, immense déception car l’accès avait scandaleusement été fermé pour tout véhicule particulier. Accès ouvert qu’aux taxis et aux aquariums à touristes… Franchement…

Au pied du Fuji-yama, nous nous sommes amusés autrement, les japonais fidèles à leur origines de samurais…

… et le français, fidèle à celui de paresseux.

Nous sommes donc revenu un peut broucouilles, comme ils disent dans le Champenois, mais au moins, nous avons pu voir quelques beaux paysages.

Très jolie Triumph vue sur le retour… Et grand respect à son propriétaire qui doit faire ses chromes aussi méticuleusement et qui doit nettoyer son moteur au cure dent…

Bref, une très belle balade malgré cette privation injuste de la route du Mont Fuji !

Deux VTR 250, celle du nouveau copain, Santo, est plus récente (2007, toujours moteur à carburation), enfin dotée d’un compte tour et d’une jauge à essence (là par contre l’utilité… je préfère faire ça aux kilomètres et éventuellement à la réserve). En rouge, elle à vraiment un sacré cachet !

Balade moto à Hottarakashi

Ca faisait un moment que j’attendais cette date ! En effet, Jun étant assez occupé par la préparation d’un conférence qu’il donnait en Corée, il n’avait pas la possibilité de planifier une balade ensemble avant. Ainsi, le rendez-vous fut donné le 15 juillet à sept heures devant l’université pour une grande balade jusqu’à Hottarakashi ou il était prévu de prendre un bain dans un des nombreux Onsen japonais, source d’eau chaude.

J’avoue avoir beaucoup apprécié l’expérience du Onsen à Nikko, mais, nous l’avions fait en hiver. Par plus de 33 degrés, j’appréhendais quelque peu l’expérience.

Nous sommes rapidement arrivés à Okutama car nous partîmes tôt. De plus, a cette heure, la chaleur reste supportable. Puis, usage des flancs des pneus dans les virages toujours aussi inoubliables des routes japonaises, il faut bien régulariser l’usure de la gomme pour ne pas qu’elle devienne carré !

Puis, nous arrivâmes un peu avant midi au fameux Onsen. J’ai très certainement déjà décrit l’expérience lors de mon compte rendu du voyage à Nikko, néanmoins, ma mémoire me faisant défaut et une piqure de rappel dans tous les cas est toujours bonne à prendre… Dans le Onsen, on paye à l’entrée. Une machine est souvent présente pour sélectionner des trucs et des machins. Le tout est de trouver le bon bouton. Pour moi c’était serviette (200 yens) et bain (700 yens). Puis, le ticket correspondant à la commande sort. On donne ça à la madame à l’entrée puis on ôte ses chaussures. Ensuite, on entre dans le vestiaire, celui approprié au sexe donné par nos chromosomes (男 pour les hommes, 女 pour les femmes). Enfin, on se déshabille. On retire tout (« y compris le Tampax » comme certains disent sur nanarland). Puis, avant de rentrer dans le bain, on se douche. Pour finir, on profite du bain.

Une fois que la viande à bien mariné, on reprend une douche puis on se sèche avant de rentrer au vestiaire et enfin, on se rhabille.

Ainsi, cette expérience du Onsen en été fut finalement très agréable. Le bain en pierre donnant sur une vue de montagnes incroyable, le tout sous le soleil avec une eau pas trop chaude… pour reprendre la route ensuite !

La région est connue pour ses cultivateurs de fruits, Akiko en a donc profité pour acheter des fruits et nous as ainsi offert une pêche à chacun. Je n’ai jamais mangé de pêches aussi grosse, aussi juteuse et aussi bonne. Une pure merveille !

Après ce bain et cette mise en bouche, nous avons fait une halte pour nous remplir la pense. Puis nous sommes repartis de plus belle. Une pause bien méritée car pour se rendre dans ce Onsen, nous avons du traverser la ville sous un soleil de plomb dans les embouteillages… Nous sommes peut etre meme arrivés au Onsen plus mouillés qu’en en sortant !

Japanese Way…

De nouveau sur des routes de montage, ou le vent et l’altitude rafraichissent l’atmosphère, nous avons pu de nouveau profiter de la route.

Après ce long périple, près de 300km, mon phare m’ayant rendu l’âme au cours du trajet (j’ai eu la chance de ne pas m’être fait arrêté par la police… cela dit, mes amis étaient la pour m’aider à parler japonais) mes amis m’ont montré le garagiste chez qui ils font entretenir leur motos. Tout près de chez moi, le personnel y est adorable et causant. Le patron était en train de faire des barbes à papa au festival de Fuchu. C’était donc une bonne occasion de s’y rendre. Danses et marchands de plats japonais en tout genre s’y trouvant, honorant les éléments nécessaire à tout bon « matsuri » (festival en japonais).

De retour à la boutique, le mécano sur place m’a proposé de remplacer directement l’ampoule l’ayant en stock. Ainsi, quelques tours de tourne vis et quelques minutes plus tard, ma petite chérie avait retrouvé la vue !

Le patron est revenu à ce moment et m’a salué en français ! Ainsi, j’ai appris que le mécano s’était rendu dans plusieurs villes en France… Une bonne adresse que je garde bien au chaud (leur site Internet c’est http://www.ms-strada.com).

Malheureusement, la journée fut aussi l’occasion de rappeler que les accidents arrivent. Ainsi, nous avons croisé la route de quatre accidents de moto. Le premier d’entre eux était particulièrement choquant d’après mes amis qui l’ont vu (de mon coté, je n’ai heureusement pas vu plus que les voitures de police et l’ambulance), la moto coupée en deux, le corps du motard semblant sans vie…

Projet retour en France

J’en parlais il n’y a pas si longtemps. Un petit projet me trotte dans le crâne depuis quelques temps. Celui du retour en France, qui se fera après mars 2013. Mon stage se terminant mi mars 2013, n’ayant eu que très peut de vacances ces dernières années, stage et cours s’étant enchainés, je ne compte pas immédiatement chercher du travail.

D’une part, je reste assez indécis sur ce que je souhaite faire à l’issu de ce stage. Mon coeur balance entre la recherche d’un doctorat en France ou d’un emplois avec mon grade d’ingénieur. Mais, je compte au préalable profiter de la période entre mars et septembre pour un projet unique, que je n’aurais certainement pas l’occasion de recommencer.

Ainsi, après avoir eu l’idée folle de rentrer en France par la route depuis le Japon, j’ai commencé à étudier la faisabilité du projet. D’un point de vue technique, rien n’est gagné. D’une part ma moto n’est clairement pas adaptée à tous les types de routes et je ne sais pas trop sur quoi je peux tomber. D’autre part il va falloir que je prévoie des pneus de rechange et des bidons d’essence pour allonger l’autonomie qui actuellement ne dépasse guère les 200km. Tout cela, en plus des bagages… Et encore une fois, la place, ça n’est pas ce qui est en trop sur ce type de moto sans pour autant vouloir emporter mon nécessaire de maquillage et de manucure.

D’un point de vue administratif, la bataille n’est pas gagnée non plus. En effet, il va me falloir obtenir le visa russe pour une durée suffisante. Pour éviter de me compliquer trop la tache, je passerai ensuite par la Lettonie, la Lituanie et la Pologne pays membres de l’espace Schengen. Mais second soucis, le voyage de la moto. Il va me falloir obtenir d’une part le droit de passage en Russie puis dans l’UE. Pour le passage dans l’UE, je compte faire homologuer le véhicule en France, chose pas gagnée non plus car la Honda VTR250 n’a jamais été vendue sur le territoire français… Même si actuellement elle est vendue en Espagne il s’agit d’une version à injection et j’ignore si la version à carburation que je possède fut un jour vendue dans l’UE. Enfin, pour obtenir ces documents, il va me falloir à la fois batailler contre les services administratifs français mais aussi japonais… Et cette dernière partie me fait peur car intégralement en langue japonaise. Enfin, même si j’obtiens les documents nécessaires, il me faudra passer la douane Russe avec un passeport français et une moto immatriculée au Japon… Mélange exotique pas nécessairement au gout de la douane russe…

Enfin, le nerf de la guerre, l’aspect pécunier. De ce côté la encore rien n’est joué. Je pense débuter mon voyage en Mai 2013. Je rentrerai alors en France pour deux mois pendant lesquels il me faudra gagner des sous pour me permettre d’entreprendre ce voyage tout en le préparant.

Rien n’est donc gagné, tout est à faire. Mais, traverser ces étendues désertes me tente au plus haut point.

Balade moto Okutama avec Jonathan

Malgré la saison des pluies, le coeur vaillant, nous sommes parti en balade, moi et Jonathan, pour Okutama. Je commence à mieux connaitre la région, y retournant pour la troisième fois, mais il faut avouer que l’on ne s’en lasse pas !

Depart à 11h30 de Tokyo, Monzen nakacho, pour venir chercher Jonathan puis après un plein d’essence, nous étions en route. Petite halte pour un casse croute à Takao près d’un combini.

Puis, enfin échappé de la circulation urbaine, nous avons dégusté les virages avec fougue. Notre dos s’en souvient (restons polis).

Petite vidéo prise par l’ami Jonathan :


Moto Trip in Japan – Okutuma & Shinjuku Night par Yakamya

Message a l’attention de ma mère. Non je ne conduis pas aussi vite, c’est Jonathan qui a accéléré la vidéo. Donc ne commences pas à t’inquiéter.

Voici donc le tracé de cette balade. Notons au passage que la prise allume cigare et USB fraichement montée à parfaitement rempli son office sans pour autant me vider la batterie.