Hina Matsuri

Aujourd’hui, c’est le 3 mars et le 3 mars, c’est le jour du Hina Matsuri (ひな祭り). Il s’agit de la fête des petites filles.

A l’occasion de cette fête, on dispose sur un présentoir à plusieurs niveaux des petites poupées symbolisant les personnages de la court impériale de l’époque Heian.

Il faut savoir que ces poupées coûtent une véritable fortune.

Je suis toujours aussi marqué par la persistante et la préservation de la culture traditionnelle au Japon. Toutes ces fêtes sont célébrées et suivies encore aujourd’hui. Les matsuri sont un pilier de la vie au Japon, on en retrouve aussi à différentes dates dans chaque quartier pour différentes occasions.

La révérence

Une rue à Tokyo. Les réverbères trahissent les ténèbres. Le feu passe au rouge. Alors concentré sur la route, le regard se tourne à présent sur ce théâtre dont le trottoir sert de scène. Deux costumes face à un troisième. L’heure justifie cette vision si répandue, caractéristique des soirées de travail qui se terminent à l’izakaya, ce type de débit de boisson si populaire au Japon. Les rires déchirant ce silence sombre pourraient tromper le néophyte. L’atmosphère est en effet, toute en retenue comme en témoigne la suite de cette procédure si bien répétée, point d’orgue de cette longue journée de travail.

Les deux costumes s’inclinent en guise de salut respectueux devant le dernier. A son tour, il s’incline. Puis, celui-ci se sépare du couple après plusieurs saluts à reculons. Mais, cela n’empêche point les deux comparses de continuer à s’incliner malgré le fait que le ce supposé supérieur pour le spectateur ne puisse les voir.

Voici une scène très banale qui attire l’oeil et étonne les étrangers. La révérence se continue très souvent après que la personne saluée ne puisse plus la constater. Après que les portes d’un ascenseur se ferme, après que la personne monte dans un taxi. Difficile à comprendre ?

Pourtant, cela n’a rien de si étrange. Il s’agit non seulement d’une marque de respect mais, selon moi, aussi d’une rigueur envers sois même. Assurer que l’on respecte la personne. Une politesse qui n’a pas besoin d’être constatée. Elle pourrait faire office d’introspection. La tête inclinée, on réfléchit au respect accordé à la personne saluée. Est-ce de l’hypocrisie, est-ce sincère ? La politesse fait ainsi office d’introspection.

La politesse envers autrui, une charité ? Les japonais savent appliquer avec charme ce charmant proverbe « Charité bien ordonnée commence par soi-même« .

Après tout ce temps au Japon, je reprend à mon tour cette façon de salué les personnes de rang supérieur, envers lesquelles j’ai une grande reconnaissance…

Le Purikura

Je n’ai jamais parlé de cette machine qui fait fureur au Japon, le « purikura ». Il s’agit ni plus ni moins d’une cabine de photo d’identité (ou Photomaton suivant l’antonomase associé) sauvagement modifié afin de produire des clichés retouchés, où il est possible d’y apposer des dessins, petits symboles ou tout autre élément ridicule. De plus, la machine change l’arrière plan afin de rendre encore plus criarde la photographie et vous donne des idées de poses. Le purikura est typiquement utilisé en couples ou entre copines. Nous avons testé cette étrange bestiole entre copains. La dernière tentative, il y a huit mois, s’était soldée par un échec. En effet, les cabines étaient interdites aux couples masculins… Nous avons sans doutes crée un petit scandales diplomatique avec Jonathan. Mais, cette fois-ci, pas de quartier ! A Akihabara, nous avons trouvé les purikura acceptant les couples d’homme.

187531241

A l’entrée de la machine, il vous est possible de sélectionner un thème après l’introduction des sousous. Mais, un compte à rebours est lancé et il vous faut ainsi vous presser… Nous n’avons rien trouvé de mieux qu’un joli thème rose pris par le temps dénommé « Oh my girl »… Le ridicule ne tue pas et nous en sommes la preuve. S’en suit le choix des noms des deux protagonistes puis, l’entrée dans la machine infernale.

Il vous suffit alors de prendre les poses indiquées sur l’écran tout en suivant les instructions concernant le placement. Puis, il faut ressortir de la machine et se diriger dans un second compartiment. Il vous est alors possible sur un écran tactile de bidouiller vos photos en y ajoutant tout le kitch nécessaire pour rendre les clichés vraiment digne d’une séance de purikura réussie. A cet exercice, mon mauvais gout est un atout incontestable. Enfin, il vous est possible de sélectionner différents format pour la disposition de votre photo imprimée. Chacun repart avec l’exemplaire qu’il a sélectionné. Puis, une dernière étape consiste en la sélection d’une photo en grand format qui vous sera envoyée par e-mail. Pour récupérer l’image, il vous est aussi possible d’utiliser l’identifiant imprimé sur la version imprimée. Toutefois, mieux vaut comprendre un tout petit peu le japonais étant donné que le site n’est disponible que dans cette langue.

En bonus, voici une de nos photos… Moins cher qu’un photomaton, mais est-ce accepté sur un passeport ?

187738708

 

La misogynie

Ca et là, on entend en occident, le Japon est un pays misogyne… Bien attaché à notre propre définition de la misogynie, trop difficile d’accepter que la vérité peut-être multiple et lié à la culture, essayons de trouver quelques éléments de réponses.

Certains disent en occident, la femme reste à la maison pendant que l’homme travaille, elle s’occupe des enfants, du ménage, de la cuisine… Ah, que c’est misogyne suivant la petite vision bien commode occidentale. Celui qui demande à sa femme de travailler mais, qui finalement ne lui laisse aucun rôle aux postes clef de la société peut se vanter de ne pas être misogyne car sa femme travaille. Emprunt de politiquement correct.

La femme au Japon veut très souvent mener ce type de vie, laissant son travail pour s’occuper des enfants et de la vie du foyer. Je trouve ça dégradant de considérer cela comme de la misogynie car, c’est considérer ce travail comme dégradant. Il s’agit d’un pilier important de la famille qui est culturellement vécu ainsi au Japon. Loin de moi l’intention d’affirmer que tout est parfait en matière de respect de la femme mais, je ne crois pas me tromper en disant que les japonais voient souvent la vie ainsi, non pas croyant que la femme n’est douée à rien d’autre mais, accordant plutôt un grand respect quand à cette tâche. Rappelons que le respect japonais passe par une construction de groupes imbriqués. Le groupe du travail, le groupe de la société, le groupe familial. La femme est au sein de ce groupe familial l’élément clef et dirigeant, l’homme souvent l’ouvrier ce ce groupe rapportant l’argent.

A propos des finances de la famille, très souvent, c’est la femme qui les gère. L’homme rapporte de l’argent à la famille et la femme choisit quel montant l’homme à le droit en tant qu’argent de poche. Parfois, elle garde un pécule « secret » pour son lèche-vitrines. Alors, toujours aussi misogyne le japonais, là ou on entendrait « mais que c’est injuste, l’argent c’est le mari qui l’a gagné à la sueur de son front ».

L’homme parfois préfère ne pas manger chez lui pour éviter de donner trop de travail à sa femme en la faisant cuisiner. C’est ainsi que parfois par obligation sociale ou pour cette raison, les restaurants et bars sont très nombreux et très pleins.

Puis on entend, « mais au Japon, il y a des capsule hôtels juste pour les hommes ». Oh que c’est scandaleux, quel injustice… Il faut savoir que ce type d’établissement est souvent fréquenté par les salariés. Corolaire à ce que j’ai expliqué plus haut, ils sont majoritairement un publique masculin. D’autre part, du fait de la nature même de ces hôtels, ceux acceptant hommes et femmes doivent prévoir un espace spécial pour les hommes, un espace spécial pour les femmes, une salle de bain spéciale pour les hommes, une autre pour les femmes et ainsi de suite.

D’autre part, à l’inverse, certaines voitures dans le train sont réservés au femmes. Jamais il me viendrait à l’esprit de crier à l’injustice, cela répondant à des principes pratiques et à des incidents survenus par le passé. D’une part, les voitures sont bien souvent à la limite de l’explosion à ces heures, les contacts involontaires étant légion. D’autre part, des cas de harcèlement ont été relevés, parfois infondés, la plaignante souhaitant soutirer de l’argent. Pour protéger femmes et hommes, rien de tel que cette solution.

Parfois, il est difficile de savoir si les femmes japonaises suivent ce schéma du fait d’une éducation  ne leur laissant pas le choix ou par réelle envie. Certaines font le choix de ne pas se marier et de consacrer leur vie au travail, la culture japonaise considérant que passé un certain âge, les femmes ne sont plus bonnes à marier.

Alors, la misogynie prétendue des japonais est bien plus difficile à analyser qu’il n’y parait et je ne me risquerait pas à dire s’il sont ou pas misogynes et en aucun cas utiliserait des critères occidentaux, par ailleurs bien souvent mal choisis, pour le faire. Bien des élément tendent à prouver que la femme est aussi très respectée par les japonais et ce, depuis très longtemps. D’autre paraissent plus choquants, mais, est-ce une question de culture ?

J’ai oublié bien des exemples de dénonciation de la prétendue misogynie japonaise mais, j’espère que cette courte introduction fera réfléchir concernant la définition des termes fortement lié à la culture.

La publicité à la japonaise

Connues dans le monde entier, les publicités japonaise témoignent du savoir faire nippon en terme de marketing.

Parfois ridicules, souvent amusantes, on les retrouve partout. La principale caractéristique de ces publicités est leur mise en scène complètement décalé, ce qui les rend souvent comiques.

Les japonais, de tout age, adorent les mascotes. Ainsi, je crois qu’il n’existe pas d’exception à la rêgle, chaque marque doit posseder sa mascote pour la rendre attractive. Même les services gouvernementaux en possèdent. La publicité, c’est aussi l’occasion de mettre en scène ces mascottes. Par exemple, Softbank, la société de téléphonie mobile a pour mascotte un chien blanc. La marque à mis en scène l’animal en lui donnant le role du père d’une famille… d’humains ! Ne cherchez pas la logique.

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=l0IfQtXsGSs]

Pour la petite histoire, les mascottes dépassent largement le petit monde de la publicité. Elles sont en effet utilisées à divers fins. Par exemple, pour donner une interdiction dans le métro (similaire au lapin de la RATP mais, ce dernier, réservé aux enfants). En effet, les japonais sont sensibles aux messages trop directs et ce genre d’artifice adouci la teneur directive de l’ordre.

Les publicités japonaises, en plus de leur caractère décalé sont parfois étonnante par leur forme. En effet, alors qu’on observe souvent en occident des publicité ventant tel ou tel mérite de tel ou tel produit, les publicités au Japon ne transmettent pas toujours de tel message. On achète un produit parce que la marque est branchée, que ses publicités sont amusantes. Il est par ailleurs très amusant de voir les sociétés étrangères s’essayer à cet exercice.

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=CVdlkv5heqk] [youtube http://www.youtube.com/watch?v=Z_5nIUj-3LU]

Mais pourquoi je vous parle maintenant des publicités nippones ? Depuis peu, lorsque je fais mon plein chez Shell, je me retrouve captivé par la publicité diffusée. Cela me fait même préférer Shell à ENEOS plus fréquent, rien que pour ce plaisir de voir ces quelques secondes de grand n’importe quoi.

Pour partager ce bonheur, j’ai demander à l’ami Jonathan de filmer nos chers acteurs s’excitant pour vanter le service Shell.

[youtube http://youtu.be/WN7soC3N9_E]

STOP !

Lisant le blog d’Emilien (http://e-riot.com/blog/), expatrié au Quebec, je fus amusé par une des ses photos, celle d’un panneau STOP. A force de le voir, on n’y prête plus attention… Mais, ce fichu panneau trouve sa traduction en bon vieux français là bas… Puis, en y réfléchissant (oui ça n’est pas toujours facile), au Japon, nous avons aussi notre STOP local… TOMARE 止まれ, littéralement ARRETE TOI ESPECE DE TRUAND (l’impératif est autrement plus directif en japonais qu’en français). D’ailleurs la forme du panneau est différente et doublé par une inscription au sol.

Photo piquée à Emilien (http://e-riot.com/blog/).

Photo prise par Jonathan (http://japan.jidul.com).

Petite info au passage, point de priorité à gauche au Japon d’après ce que j’en voie. La priorité à droite est après tout en France une grosse lacune du code de la route selon moi masquant un défaut criant d’infrastructure adapté. Franchement, un cédez le passage est tellement plus clair non ? Mais c’est tellement plus simple d’avoir cette règle pour éviter d’avoir à installer des éléments plus sécuritaires.

Et point de syndrome du rond point abusif non plus… Des feux font l’affaire.

 

Concert de musique japonaise

Aujourd’hui, a la mairie de Koganei, nous était donné un concert privé, pour les étudiants étrangers de TUAT. Un groupe d’amateurs ont donc joué gratuitement six morceau spécialement pour nous !

La musique traditionnelle japonaise, je peux trouver cela merveilleux comme imbuvable… Heureusement les époques et les styles variaient au cours des six morceaux ayant ainsi un aperçu d’un certain nombre de styles. Néanmoins, je reste bien européen en préférant un Schubert ou un Chopin…

 

Les instruments utilisés sont des instruments a corde et des flutes. Ces flutes ont un son qui fait bien sentir leur construction de bois.

Enfin, petit élément amusant, le panier sur la tête, utilisé par des moines flutistes.

 

Sillonnant le Japon, ayant, si toutefois j’ai bien saisi l’histoire, des laissés passer spéciaux pour traverser les régions, il furent soupçonnés aussi d’être des espions d’Edo. A vérifier toutefois…

La je suis incognito !

Enfin, pour la fin, une petite vidéo d’un des morceaux joués par cet ensemble. En les remerciant pour nous avoir fait partager cet élément de la culture japonaise !