Touring dans la region de Hyogo

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Ce week-end, c’était direction Hyogo pour rendre visite à Jun, mon ami avec qui j’avais fait mes premières balades à moto au Japon. Connu lors de mon échange à Tokyo University of Agriculture and Technology, il avait déménagé à Himeji pour travailler chez Mitsubishi Electric. Nous nous étions vu l’été dernier, lors du passage de mon ami français Pierre, mais, venu en voiture avec sa fraichement acquise Mitsubishi Lancer, nous n’avons pas fait de balade à moto pour cette occasion.

C’était donc prévu de longue date que je lui rendre visite mais, cela fut repoussé en raison du vol de ma Honda VTR250. C’est donc en compagnie de ma CBR929RR que je me suis rendu sur place le week-end dernier, affaires de camping sur l’arrière de ma fidèle Honda.

Départ de Tokyo après le travail à 18h puis, après quelques embouteillages sur la Shuto-ko, l’autoroute dans Tokyo, j’ai finalement rejoin sans soucis la Tomei-ko et en ai profité pour prendre la Shin-Tomei-ko, la nouvelle autoroute qui remplacera l’ancienne Tomei-ko à l’avenir… Mais, mon GPS a ses carte pas franchement à jour datant de 2008 et beaucoup de ces nouvelles autoroutes n’y sont pas incluses. C’est ainsi qu’à l’allé, je me suis retrouvé à sortir de l’autoroute manquant une jonction inconnue dans les cartes de mon GPS.

Sur la Shin-Tomei en direction de Himeji

Arrivé donc vers 3h30 du matin à l’endroit où j’avais repéré un coin pour camper, encore une fois grace à Google Street View qui ne finira pas de m’étonner disponible dans des routes perdues au Japon. Il faut savoir que si l’on rendre ou l’on sort de l’autoroute entre minuit et quatre heures, le tarif est réduit de 30% si l’on dispose de l’ETC. C’est ainsi que j’ai attendu une heure sur une aire de repos juste après la jonction ratée.

Finalement, réveillé à temps pour me rendre au point de rendez-vous fixé pour se rencontrer avec Jun, nous sommes partis avec l’un de ses amis doté d’une jolie Kawasaki Ninja 400 pour le nord de Hyogo.

Rendez vous du samedi matin
Rendez vous du samedi matin

Puis, nous avons pris la route pour découvrir la campagne du Kansai, franchement magnifique, ce dont je m’était déjà rendu compte en venant et en quittant mon lieu de camping. Beaucoup de rizières, de vieille maisons traditionnelles… Un vrai bonheur pour les yeux.

Puis, arrivé à Amanohashidate, littéralement le pont vers le ciel, nous avons pris un télésiège assez archaïque pour se rendre sur un mont surplombant cet ouvrage de la nature.

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Enfin, retour pour une douche et un bain gentiment proposé par Jun dans sa résidence, franchement pas du luxe après avoir transpiré sous ce soleil de plomb. Puis, un bon shabu shabu pour cloturer la soirée.

Le lendemain, retour sur la route, cette fois en compagnie d’un groupe de motocyclistes de Mitsubishi dont Jun fait parti pour se rendre à nouveau sur la côte opposée de Himeji, un peu plus au sud que Amanoshidate. Balade sympathique durant laquelle nous avons échangé pendant une heure nos motos avec Jun. J’ai ainsi pu tester sa Super Black Bird, la Honda CBR1100XX, dont il a changé le guidon pour avoir une position un peu plus confortable. C’est ainsi que je me suis rendu compte à quel point la position de ma Fireblade était éprouvante pour les longues distances ! Bref, c’est à la fois avec plaisir que j’ai pu voir rouler la Fireblade tout en profitant de sa somptueuse Black Bird.

Rentour sur Tokyo à partir de 17h pour cette fois, ignorer le GPS ayant un peu mieux repéré les nouvelles sections d’autoroute afin d’arrivé bien fatigué vers 1h du matin.

Ainsi, s’est clôturé un superbe week-end de près de 2000km, que je compte réitérer en automne si les finances me le permettent. He oui, ca reviens cher tout ca 🙂

 

Visite de Caillou – Nikko

Nikko, encore et toujours… Plus que le printemps et je l’aurai vu arborer l’ensemble des couleurs du temps qui passe.

Caillou, c’est le nom qu’on lui a donné il y a fort longtemps au point qu’il m’est impossible de me souvenir s’il s’agit ou non de son vrai nom, est venu me rendre visite pour mon plus grand plaisir dans mon pays d’accueil après avoir passé un mois en Chine. Nous avons taché d’en faire le maximum sans se surmener…

Motocycliste aussi, c’est donc la motocyclette que nous avons privilégié lors de nos déplacements quotidiens. Ainsi, ce sont certains quartiers emblématiques de Tokyo que nous avons pu voir ou qu’il a pu visiter lorsque je travaillais. Puis, la grande aventure, le voyage à Nikko. Il faut avouer que tant qu’à faire du camping, autant ne RIEN organiser, mis à part un rapide repérage de la carte, seul élément important du périple.

Commande de la tente la veille au soir sur Amazon, livrée avant midi le lendemain (oui les service postaux peuvent être très très efficaces lorsqu’on leur demande de faire vite). Puis, vroum vroum, on est lancé en fin d’après midi, sac à dos pour chargé de tout le nécessaire, un peu moins pour faire léger, de la carte et de la tente sur ma petite chérie. J’ai bien voulu qu’elle me fasse tout de même des infidélités avec le Caillou. Puis, après d’horribles bouchons sur les nationales, nous pouvons enfin nous lancer sur l’autoroute pour échapper à Tokyo (l’autoroute à l’intérieur de Tokyo est interdite aux motos avec passager).

Les panneaux passent et sentent un bon gout de vacances. Entre Utsunomiya, point ou nous quitterons l’autoroute pour se rendre à Nikko par les nationales, Fukushima, fort malheureusement connu mais qui devait être un des points final de notre périple regorgeant de routes somptueuses selon le Touring Mapple, nous atteignons finalement la sortie d’Utsunomiya en pleine nuit.

Finalement, nous avons eu le temps de faire une grande partie des belles routes autour de Nikko, nous y sommes même restés un jour de plus, et avons renoncé à Fukushima, le temps manquant.

Je ne me lasserai pas de cette region je crois…

Une petite vidéo sans prétention pour apprécier un peu les paysages et quelques images pour conclure

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=cL6YV3x8mnU]

Matsuri… sous la pluie

Aujourd’hui, Jonathan m’a proposé de me joindre à lui et Marina pour se rendre au matsuri de Kagurazaka. Un matsuri, si toutefois je ne l’ai pas déjà expliqué, est un festival au Japon où l’on y voit danses et où c’est l’occasion de manger des poissons grillés et autres joyeusetés. Un endroit pittoresque en somme.

Je pars donc armé de deux de mes appareils, mon D7000 et mon FM3A avec un Nikkor AI-S 50mm 1.8 et mon cher Samyang 14mm 2.8… Chargé comme une mule… Et encore, je n’ai heureusement pas pris le Leica R9 qui pèse un âne mort car chargé en diapos 100ASA (oui je dis ASA moi, pas ISO, flûte)… Et comme Jonathan je ne sais pour quelle raison ne voulait pas que je vienne avec mes bottes, j’ai laissé ma Honda VTR chérie à mon travail pour venir en chaussures… Le saligot (surtout qu’il a voulu me faire croire que c’était sa copine qui ne voulait pas) !

Tout ce joli monde se mit donc en route et à la sortie de la gare de Kagurazaka, point du rendez-vous, il commença à pleuvoir… pour rapidement transformer cette légère ondée en pluie torrentielle. Celui qui n’a pas connu la pluie au Japon n’a jamais connu la pluie. Finalement, pas un seul déclenchement en argentique, que quelques images en numériques la plupart ratées (ce Nikkor est franchement imprécis pour la MAP…). Mais, j’ai réussi quand même à sortir quelques trucs. Au moins on y voit la pluie.

Kodak TMax 400

Voici une pellicule enfin finie. Cette fois ci, j’ai essayé la Kodak TMax 400 qui me plais bien. J’étais utilisateur de Ilford HP5 et FP4 mais, je n’avais jamais essayé autre chose pour le noir et blanc. Le tout scanné sur un vieux Minolta Dimage Scan Dual III trouvé d’occasion. On verra ce qu’il donnera sur la couleur mais, a 500 yens la numérisation, il sera très vite rentabilisé.

Samyang, ou comment les Coréens défient les Japonais sur l’optique !

On fait craquer le portefeuille ! Après avoir bavé sur l’Hasselblad en vitrine chez Fuji avec son Zeiss, marque à laquelle je voue une admiration religieuse avec le souvenir du Pentacon Six TL produisant des images d’une douceur sans pareil, puis sur les Leica M6 dans les boutiques d’occasion, puis sur le Fuji GF670 pour finir sur les Mamiya 7, j’ai aussi observé les photos d’un ami ayant fait l’acquisition d’un Fuji XPRO1, un sacré appareil numérique, avec l’optique Fujinon 35mm.

Décidé à revendre mon D7000 dans cette même boutique, frustré de ses carences et quelques bugs, de son verre de visée, j’ai finalement décidé de lui donner une seconde chance. D’une part en projetant de lui acheter un verre de visée à stigmometre, d’autre part, en achetant une optique Samyang 14mm. Cette marque très peu connue fait beaucoup parler d’elle sur les forums spécialisés tant certaines de leurs optiques ont une qualité remarquable pour un prix défiant toute concurrence. Le matériel est fabriqué en Corée, l’armature est en métal, l’objectif est tout manuel. Et les photos ont un rendu incroyable. Et lorsque l’on sait que l’engin ne coute vraiment pas cher (payé 250 euros), ca serait dommage de refuser… Ainsi, j’ai retrouver le gout à mon D7000 capricieux et projette déjà d’acheter un verre de visée à stigmometre et un 85mm f1.4 de la même marque, tout aussi réputé.

Le Hasselblad ou le XPRO1 attendra ! Ainsi, aussitôt reçu, aussitôt testé, une petite série sur Tokyo de nuit, ou plus spécifiquement, Monzen-Nakacho et Takebashi.

Il neige

La neige arrive… Je voulais me rendre au Kiyosumi Teien mais, j’avoue avoir rebrousse chemin, bataillant entre les deux boitiers, le sac a dos et le sac à bandoulière pour les optiques et les pellicules et le parapluie à tenir sous un vent d’une violence rare…

Pour l’heure, deux photos. Même pas eu le courage ou la folie de changer d’optique sous cette neige violente.

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Odaiba, Kiyosumi Teien, Tsukiji

L’autre pellicule est développée et forcément, on retrouve un petit pot pourri des dernières se,a

Ainsi, il y à la suite de mon dernier passage à Odaiba où j’ai pu y voir une remise de prix, prix décernés au maquettistes ayant construit des modèles réduit du fameux Gundam. On y retrouve aussi quelques images du Kiyosumi Teien, jardin japonais situé tout près de chez moi à la fois chaudement recommandé par « maman » et par mon sensei pour terminer avec les premiers clichés que j’ai capturé ce matin au marché de Tsukiji, où j’ai déjà pu m’y rendre en compagnie de Jonathan pour les enchères en Juillet ou Aout dernier où ce matin même, à l’occasion de la première vente aux enchères de l’année, un thon rouge à battu le record du prix le plus élevé adjugé à 155 million de yens soit à la louche, 1,55 million d’euros euros. Sachant qu’il faisait 222kg, ça fait un prix d’environ 7000 euros le kilogramme. Il faudrait environ 38kg d’or pour se l’acheter. Bon, même si le thon rouge c’est excellent, j’aurai tout de même d’autre projets dans la tête à la place des consommateurs de cette viande rare. Non, je ne parlerai pas de moto dans ce billet !

Lien vers l’article dans le Japan Time : http://www.japantimes.co.jp/text/nn20130105x2.html