Hina Matsuri

Aujourd’hui, c’est le 3 mars et le 3 mars, c’est le jour du Hina Matsuri (ひな祭り). Il s’agit de la fête des petites filles.

A l’occasion de cette fête, on dispose sur un présentoir à plusieurs niveaux des petites poupées symbolisant les personnages de la court impériale de l’époque Heian.

Il faut savoir que ces poupées coûtent une véritable fortune.

Je suis toujours aussi marqué par la persistante et la préservation de la culture traditionnelle au Japon. Toutes ces fêtes sont célébrées et suivies encore aujourd’hui. Les matsuri sont un pilier de la vie au Japon, on en retrouve aussi à différentes dates dans chaque quartier pour différentes occasions.

Le Hanko

Aujourd’hui, petit article culturel. Nous parlerons du Hanko ou Inkan.

Il vous arrive très souvent de signer des documents en France. Même si aujourd’hui, il est moins courant de faire des chèques, nous sommes très souvent face à cette situation qui nous parait banale de devoir poser notre paraphe pour authentifier un document. C’est aussi un peu la marque de l’adulte, l’enfant fasciné par cet acte se cherche lui même une signature (Ok, je prend peut être mon cas pour une généralité, mais, je me souviens avoir cherché une signature élégante et rapide à tracée petit, pour finalement faire un truc assez ignoble aujourd’hui 🙂 ).

Ahah, banal pensez-vous ? Et non… cet acte si anodin de la vie quotidienne est très différent au Japon. Point de signature pour authentifier un document. C’est là qu’intervient ce fameux instrument qui se nomme le Hanko ou Inkan. Il est très probable que vous ayez vous même à vous en procurer un si vous vivez un certain temps au Japon, je l’expliquerai par la suite.

Le Hanko ou Inkan est un sceau servant à authentifier les documents.  Il sert donc à tamponner à l’aide d’une encre rouge les documents avec votre nom ou celui d’une institution. Il en existe toutefois de différente nature, de différente forme (circulaire ou carrés) et de différente matière. Je ne vais pas en faire la liste ici, au risque de me tromper, vous trouverez des tas d’informations sur Internet à ce sujet. Sachez seulement qu’il peut en exister de 100 yens à plusieurs dizaines de milliers de yens.

Les moins chers servent à la vie courante pour signer les documents de moindre importance (reprécisé pour un colis par exemple),  les plus chers aux documents très importants (acte de vente d’une maison par exemple). Les plus chers sont même enregistrés à la mairie. En effet, il est possible pour un spécialiste de faire la différence entre deux hanko. Car comme il s’agit de « bêtes tampons », on pourrait imaginer qu’ils sont faciles à falsifier.

C’est ainsi que cela peut paraître étrange lorsque vous demandez qu’on vous tamponne un papier officier (par exemple, une demande de bourse) et que l’administration vous répond qu’on vous rendra le document avec le sceau dans une semaine… oui il faut des sacrées autorisations pour y accéder, ceux-ci, j’imagine, sont parfois même gardés dans des coffres forts.

Donc, il existe toute sortes de hanko à utiliser suivant les situations, à faire ou pas enregistrer…

Mais, il est donc impossible de signer au Japon ?

La majeure partie du temps, il est bel et bien possible d’utiliser une signature à l’occidentale. Toutefois, il existe des situations, toutefois assez rares, ou le hanko est obligatoire. C’est ainsi que pour faire immatriculer ma moto, j’ai du faire faire un hanko à mon nom pour l’apposer sur le document, la signature n’étant apparemment pas recevable. Je crois aussi que certaines banques refusent la signature.

Pour en savoir plus :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sceau_(Extr%C3%AAme-Orient)

Boutique qui fait des hanko (c’est là que j’ai fait le mien):
http://hanko21.net/

TEPCO…

S’il y a bien une énergie que je défendrais, c’est l’énergie nucléaire. Mais, encore faut-ils que ceux qui la gèrent le fasse de façon raisonnée et soient compétents.

Mais, le cas du Japon, encore une fois trop rapidement appliqué à la France par une certaine frange d’idiot se proclamant écologiste – je l’avais déjà mentionné dans un billet précédent – est trop vite condamné par des gens n’ayant aucune connaissance du sujet, ne proposant aucune alternative si ce n’est que l’énergie fossile. Ces mêmes personnes protestent contre les moteurs à explosion voulant les remplacer par des moteurs électriques sans doutes rechargés par des centrales à énergie fossile.

Pourtant, au Japon, la question de la légitimité du nucléaire peut en effet légitimement se poser. Pas seulement pour des problèmes d’ordre naturel mais, à présent surtout pour le facteur « connerie humaine ». Ce fameux facteur, à encore fait ses preuves aujourd’hui. TEPCO, cette belle société à qui je dois payer tous les mois ma facture électrique, malheureusement sans autre alternative possible qui me permettrait de protester contre leur amateurisme à légèrement fait futé leurs réservoirs. Le soucis, c’est qu’il ne s’agit pas du robinet du jardin de mémé mais, celui des cuves d’eau servant au refroidissement des éléments radioactifs de la centrale de Fukushima.

L’eau se déverse dans la mer pour un joli score d’environ 300 tonnes par jour. Je ne vais pas m’attarder davantage sur les faits qui débordent d’unités scientifique que je n’ai pas la prétention de savoir manier mais, sur le fond, élément que chacun à le droit de juger sans plus de compétences.

La firme à menti pendant des mois affirmant que l’eau n’atteignait pas l’océan pacifique et vient de démentir la chose.

Revenons-en donc au problème, l’eau s’échappe dans la mer. Certes je peux comprendre qu’immédiatement après une catastrophe, il peut s’avérer utile d’éviter de rajouter de la panique sur une situation déjà difficile à gérer. Mais, nous parlons d’un fait de 2013, plus de deux ans après les faits initiaux. Ne serait-il pas sensé de prendre des mesures quant aux zones de peche autorisées, de baignade autorisé, d’irrigation des cultures ou je ne sais quelle mesure à peu pret logique à prendre dans de telles situations. Ou on préfère communiquer plusieurs mois après le début de la tempête ?

Donc, l’argument de la volonté d’éviter la panique ne tient pas une seconde. Nous parlons bien là de problèmes d’égos. De responsables de TEPCO incompétents mis face à leur incompétence et incapables de l’assumer préférant contaminer la population. Le soucis de la population est complètement mineur dans ce cas là, litote pour affirmer qu’elle est inexistante.

Sans parler d’autres problèmes s’étant produits par le passé avec cette centrale, problème d’alimentation électrique des pompes d’origine inconnue, assez fort pour des « électriciens » d’ignorer pendant un si long moment l’origine de la coupure de courant, venons en au problème final. Le nucléaire au Japon est-il vraiment viable ? TEPCO dit vérifier les centrales actuellement, circulez y’a rien à voir. Vous êtes trop con qu’on vous dit. TEPCO est omniscient et vérifie les centrales… S’ils vérifient aussi bien une centrale nucléaire que la fermeture d’un robinet, avez-vous confiance en eux ?

Je finis par croire que même sans le drame du tsunami, une centrale de TEPCO aurait fini par exploser tant leur incompétence semble incommensurable sur l’échelle du « con comme un balais ».

Pour conclure, je suis navré que TEPCO puisse donner une si mauvaise image d’une énergie qui aujourd’hui reste une des alternatives les plus écologique et raisonnable. Je suis aussi navré qu’une entreprise soit capable de mépriser à ce point la vie humaine. J’espère que des mesures seront prisent et que si ça n’est pas au niveau national, que ce soit au niveau international.

La misogynie

Ca et là, on entend en occident, le Japon est un pays misogyne… Bien attaché à notre propre définition de la misogynie, trop difficile d’accepter que la vérité peut-être multiple et lié à la culture, essayons de trouver quelques éléments de réponses.

Certains disent en occident, la femme reste à la maison pendant que l’homme travaille, elle s’occupe des enfants, du ménage, de la cuisine… Ah, que c’est misogyne suivant la petite vision bien commode occidentale. Celui qui demande à sa femme de travailler mais, qui finalement ne lui laisse aucun rôle aux postes clef de la société peut se vanter de ne pas être misogyne car sa femme travaille. Emprunt de politiquement correct.

La femme au Japon veut très souvent mener ce type de vie, laissant son travail pour s’occuper des enfants et de la vie du foyer. Je trouve ça dégradant de considérer cela comme de la misogynie car, c’est considérer ce travail comme dégradant. Il s’agit d’un pilier important de la famille qui est culturellement vécu ainsi au Japon. Loin de moi l’intention d’affirmer que tout est parfait en matière de respect de la femme mais, je ne crois pas me tromper en disant que les japonais voient souvent la vie ainsi, non pas croyant que la femme n’est douée à rien d’autre mais, accordant plutôt un grand respect quand à cette tâche. Rappelons que le respect japonais passe par une construction de groupes imbriqués. Le groupe du travail, le groupe de la société, le groupe familial. La femme est au sein de ce groupe familial l’élément clef et dirigeant, l’homme souvent l’ouvrier ce ce groupe rapportant l’argent.

A propos des finances de la famille, très souvent, c’est la femme qui les gère. L’homme rapporte de l’argent à la famille et la femme choisit quel montant l’homme à le droit en tant qu’argent de poche. Parfois, elle garde un pécule « secret » pour son lèche-vitrines. Alors, toujours aussi misogyne le japonais, là ou on entendrait « mais que c’est injuste, l’argent c’est le mari qui l’a gagné à la sueur de son front ».

L’homme parfois préfère ne pas manger chez lui pour éviter de donner trop de travail à sa femme en la faisant cuisiner. C’est ainsi que parfois par obligation sociale ou pour cette raison, les restaurants et bars sont très nombreux et très pleins.

Puis on entend, « mais au Japon, il y a des capsule hôtels juste pour les hommes ». Oh que c’est scandaleux, quel injustice… Il faut savoir que ce type d’établissement est souvent fréquenté par les salariés. Corolaire à ce que j’ai expliqué plus haut, ils sont majoritairement un publique masculin. D’autre part, du fait de la nature même de ces hôtels, ceux acceptant hommes et femmes doivent prévoir un espace spécial pour les hommes, un espace spécial pour les femmes, une salle de bain spéciale pour les hommes, une autre pour les femmes et ainsi de suite.

D’autre part, à l’inverse, certaines voitures dans le train sont réservés au femmes. Jamais il me viendrait à l’esprit de crier à l’injustice, cela répondant à des principes pratiques et à des incidents survenus par le passé. D’une part, les voitures sont bien souvent à la limite de l’explosion à ces heures, les contacts involontaires étant légion. D’autre part, des cas de harcèlement ont été relevés, parfois infondés, la plaignante souhaitant soutirer de l’argent. Pour protéger femmes et hommes, rien de tel que cette solution.

Parfois, il est difficile de savoir si les femmes japonaises suivent ce schéma du fait d’une éducation  ne leur laissant pas le choix ou par réelle envie. Certaines font le choix de ne pas se marier et de consacrer leur vie au travail, la culture japonaise considérant que passé un certain âge, les femmes ne sont plus bonnes à marier.

Alors, la misogynie prétendue des japonais est bien plus difficile à analyser qu’il n’y parait et je ne me risquerait pas à dire s’il sont ou pas misogynes et en aucun cas utiliserait des critères occidentaux, par ailleurs bien souvent mal choisis, pour le faire. Bien des élément tendent à prouver que la femme est aussi très respectée par les japonais et ce, depuis très longtemps. D’autre paraissent plus choquants, mais, est-ce une question de culture ?

J’ai oublié bien des exemples de dénonciation de la prétendue misogynie japonaise mais, j’espère que cette courte introduction fera réfléchir concernant la définition des termes fortement lié à la culture.

La publicité à la japonaise

Connues dans le monde entier, les publicités japonaise témoignent du savoir faire nippon en terme de marketing.

Parfois ridicules, souvent amusantes, on les retrouve partout. La principale caractéristique de ces publicités est leur mise en scène complètement décalé, ce qui les rend souvent comiques.

Les japonais, de tout age, adorent les mascotes. Ainsi, je crois qu’il n’existe pas d’exception à la rêgle, chaque marque doit posseder sa mascote pour la rendre attractive. Même les services gouvernementaux en possèdent. La publicité, c’est aussi l’occasion de mettre en scène ces mascottes. Par exemple, Softbank, la société de téléphonie mobile a pour mascotte un chien blanc. La marque à mis en scène l’animal en lui donnant le role du père d’une famille… d’humains ! Ne cherchez pas la logique.

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=l0IfQtXsGSs]

Pour la petite histoire, les mascottes dépassent largement le petit monde de la publicité. Elles sont en effet utilisées à divers fins. Par exemple, pour donner une interdiction dans le métro (similaire au lapin de la RATP mais, ce dernier, réservé aux enfants). En effet, les japonais sont sensibles aux messages trop directs et ce genre d’artifice adouci la teneur directive de l’ordre.

Les publicités japonaises, en plus de leur caractère décalé sont parfois étonnante par leur forme. En effet, alors qu’on observe souvent en occident des publicité ventant tel ou tel mérite de tel ou tel produit, les publicités au Japon ne transmettent pas toujours de tel message. On achète un produit parce que la marque est branchée, que ses publicités sont amusantes. Il est par ailleurs très amusant de voir les sociétés étrangères s’essayer à cet exercice.

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=CVdlkv5heqk] [youtube http://www.youtube.com/watch?v=Z_5nIUj-3LU]

Mais pourquoi je vous parle maintenant des publicités nippones ? Depuis peu, lorsque je fais mon plein chez Shell, je me retrouve captivé par la publicité diffusée. Cela me fait même préférer Shell à ENEOS plus fréquent, rien que pour ce plaisir de voir ces quelques secondes de grand n’importe quoi.

Pour partager ce bonheur, j’ai demander à l’ami Jonathan de filmer nos chers acteurs s’excitant pour vanter le service Shell.

[youtube http://youtu.be/WN7soC3N9_E]

STOP !

Lisant le blog d’Emilien (http://e-riot.com/blog/), expatrié au Quebec, je fus amusé par une des ses photos, celle d’un panneau STOP. A force de le voir, on n’y prête plus attention… Mais, ce fichu panneau trouve sa traduction en bon vieux français là bas… Puis, en y réfléchissant (oui ça n’est pas toujours facile), au Japon, nous avons aussi notre STOP local… TOMARE 止まれ, littéralement ARRETE TOI ESPECE DE TRUAND (l’impératif est autrement plus directif en japonais qu’en français). D’ailleurs la forme du panneau est différente et doublé par une inscription au sol.

Photo piquée à Emilien (http://e-riot.com/blog/).

Photo prise par Jonathan (http://japan.jidul.com).

Petite info au passage, point de priorité à gauche au Japon d’après ce que j’en voie. La priorité à droite est après tout en France une grosse lacune du code de la route selon moi masquant un défaut criant d’infrastructure adapté. Franchement, un cédez le passage est tellement plus clair non ? Mais c’est tellement plus simple d’avoir cette règle pour éviter d’avoir à installer des éléments plus sécuritaires.

Et point de syndrome du rond point abusif non plus… Des feux font l’affaire.

 

L’art de dramatiser, l’art de la hiérarchie, l’art de profiter

Petit article, retranscrivant ma pensée du jour face à une réaction de la part d’un groupe de musique traditionnelle qui semble se prendre bien au sérieux, réaction déjà rencontrée avec un professeur de mon université.

Rappel des faits, en décembre dernier, dans le cadre de notre classe de culture japonaise, nous avons la possibilité d’assisté à un concert de musique japonaise traditionnelle gracieusement donné par un groupe d’amateurs. Naturellement, je demande s’il est possible de photographier les interprètes. Les professeurs nous affirme qu’ils serons même heureux d’avoir des  photos de leur trombines fiers de jouer de leur instruments.

Photos prises, vidéos prises, rapport écrit puis envoyé au professeur de culture. Quelques mois plus tard, au hasard d’une rencontre, je discute avec l’un des professeurs de culture, elle me félicite pour les photos, puis me demande si je peux lui envoyer la série pour le groupe de musicien. Le concert était gratuit, les musiciens semblaient heureux de faire partager leur passion, je suis heureux de leur transmettre mes photos, retouchées une a une. Moi aussi je suis un malheureux photographe amateur.

Puis aujourd’hui, dans le cours du sensei, à la fin, il demande aux étudiant de STEP de rester pour « un problème très important ».

« Nous avons un sérieux problème, TUAT est dans un jour noir »… L’heure s’annonce grave, une bombe japonaise est tombée sur la Tour Eiffel et nous sommes en guerre ? La fin du monde approche ?

Non non, une malheureuse vidéo du concert amateur a été prise par un étudiant avec un compact ringard et placée sur Youtube. Attention, piratage ! L’équilibre financier de ces ô si valeureux artistes est en péril !

Le sensei demande que le responsable se dénonce et peut être celui-ci devra-t-il se faire harakiri !  Le malheureux étudiant se dénonce. Balbutiant, il n’ose à peine parler. J’interviens et montre une bonne facon de gueuler à la francaise.

« Ce groupe de musique nous a certes offert l’opportunité de voir de la musique japonaise gratuitement mais, nous avons été autorisés à prendre des clichés sans nous cacher après leur avoir demandé et ils étaient bien content de recevoir GRATUITEMENT les photos tout aussi amateur que je leur ai transmises »

La discussion continue, on continue à nous prendre pour des demeurés issus de pays sous développés, mon anglais semble étrangement étranger au sensei…

Puis je rappelle que sur Youtube il existe des systèmes pour signaler les conflits concernant les droits d’auteur. Mais se groupe d’amateurs, trop certain de leur valeur, semble préféré en référer à l’université dans un autisme propre à leur éducation plutôt que de régler le problème directement.

Je quitte la salle en rappelant à ce cher sensei, qui semble malheureusement avoir été pris entre deux feux, que j’attend à présent que mes photos de Photographe Amateur (R) ne soient pas utilisées sans mon accord. Autrement je pense que je marquerais un mot sur leur carnet de correspondance !

Malheureusement ce genre de mésaventure, cas ou la personne concernée n’a pas la franchise d’en parler directement avec la partie avec qui elle rencontre un problème, n’est pas ma première au Japon. J’avais eu le même problème avec un mail envoyé à mon professeur de mon laboratoire qui au lieu de me répondre directement à trouvé plus logique de passer par une hiérarchie, mon intellect étant trop bas pour comprendre ses verbes. Autant quand il s’agit d’un conflit culturel, je suis prêt à l’accepter, autant lorsque les personnes sont heureuses de recevoir de vous et vous accordent des faveurs pour vous poignarder de dos car elle n’ont pas le cran de vous le refuser directement, sans pour autant se refuser à vous demander ces faveurs, je trouve que l’hypocrisie atteint son apogée.

Sortie du nucléaire

Il y a quelques jours, le Japon est sorti complètement du nucléaire, au moins provisoirement. Conséquence de Fukushima, les autorités vérifient la sécurité des centrales.

La bêtise de certains se réjouissant de cette décision prise par la force des choses fait froid dans le dos. En effet, il faut rappeler que le Japon va pâtir sérieusement de ce manque d’électricité, l’industrie devra tourner au ralenti, les japonais devront se passer de bien des conforts quotidiens comme la climatisation, certains éclairages publique, les personnes âgées des ascenseurs, tout ça en produisant leur énergie à partir d’énergie fossile extrêmement polluante en termes de rejets de gaz entre autres.

Alors encore une fois, se réjouir des décisions prises, conséquences des catastrophe est franchement honteux de la part des antis nucléaires qui se prétendent pour l’écologie tout ignorants qu’ils sont. De lourds sacrifices sont à faire par les japonais, que ces anti nucléaires fassent de même, leur parole sera peut être plus crédible.

D’autre part, la décision du Japon de contrôler ses centrales à clairement un sens dans un pays soumis à des séismes et tsunamis. Je me premet de rappeler que la catastrophe de Fukushima n’est pas due au séisme mais, au tsunami. Vouloir dans un pays comme la France renoncer au nucléaire serait une décision dénuée de raison.

Bravo à la politique de l’Allemagne du sans nucléaire qui rachète de l’énergie nucléaire à la France.

Enfin, les énergies ‘nouvelles’ c’est formidable, c’est beau, sur le papier certes… Qu’en est-il du recyclage des panneaux solaires par exemple ? Si ces énergies sont si propres que ca, la réponse devrait être simple. Que se passe-t-il lorsqu’il n’y a plus de vent ou de soleil ? On ne va certainement pas allumer une tranche de centrale pour palier au manque, cela n’étant techniquement pas réalisable. Ainsi, on utilise ces centrales à gaz pour palier à ce manque, encore une énergie bien polluante…

Alors c’est bien beau de promouvoir les énergies renouvelables; facile de tirer à boulet rouge sur le nucléaire et honteux de se réjouir de la situation du Japon aujourd’hui.

Bref, les anti nucléaires donc anti écolos par le même biais ont encore perdu une occasion de la fermer. De mon coté, si le terrain n’est pas soumis à des risques naturels incommensurables, je préfère que soient produits des déchets qui poserons un problèmes dans plusieurs milliers d’années que de tuer la planète dans trente ans avec des gaz polluants.