Deuxième jour de présentations

Aujourd’hui, c’était encore une journée de présentation. Au programme, comment se comporter au Japon face aux japonais, une description de notre voyage au Mont Mitake ainsi que la collecte de la participation au voyage (50000 yens, 50 euros pour deux jours, une chance) et comment conduire une bicyclette.

J’ai ainsi appris qu’il ne fallait pas conduire une bicyclette avec un parapluie dans une main, ce que tous les japonais font lorsqu’il pleut, qu’il ne faut pas téléphoner sur la bicyclette, ce après avoir vu à Tokyo un japonais au téléphone à bicyclette suivi par un policier lui aussi à bicyclette et qu’il fallait rouler sur la route alors que je manque tous les jours de me faire renverser par un nombre incroyable de cyclistes sur le trottoir… Les paradoxes japonais feront l’objet d’un article plus tard.

Une vue du campus Koganei

Puis ce fut l’heure du repas puis nous avons passé un test afin de connaitre notre niveau de japonais puis eu un entretien individuel avec les coordinateurs pour connaitre le prix de nos billets et d’autres détails concernant notre arrivée au Japon.

Un détail d’une peinture japonaise dans le petit salon… French touch ?

J’en ai profité pour faire remplir le papier de demande de bourse Explora Sup. Je devrais toucher 95 euros par semaine pendant 28 semaines. Voilà qui soulagera ma mère en pleine période de réfection de la maison. Quand je rentrerai du Japon, j’aurai en effet une chambre toute neuve !

Enfin, je suis rentré, j’ai gouté, regardé un film en VF, quelle honte, mais quel bonheur d’entendre du français puis j’ai tenté de me cuisiné un machin…

Des œufs (ici ils sont tout blancs mais ont le même goût) avec des champignons tout petits. Ça n’a pas très fière allure mais c’était délicieux. Dans les jours qui suivent, je pense acquérir un rice cooker afin de me faire du riz en quantité, un bon moyen de me remplir l’estomac pour pas cher.

Demain, je passerai au magasin qui vend des articles d’occasion pour acheter une bicyclette puis je pense faire un tour a Shibuya afin d’y prendre quelques photos.

On retrouve ses marques

J’ai enfin Internet dans ma chambre. Pour 3000 yens par mois, j’ai une connexion très rapide (100Mb/s qu’ils disent… restent à voir en pratique mais j’ai déjà fait mieux avec Numericable à Grenoble).

Nous nous sommes donc retrouvés avec le coordinateur dans le hall de la résidence afin que celui-ci nous montre comment nous rendre a Koganei par le bus le temps d’acheter un vélo. Le coordinateur semble très sympa, il a passé pas mal de temps en Angleterre et a même visité la France ce qui m’a permis d’avoir une conversation avec lui sur Paris.

Une fois a Koganei, nous avons eu une présentation de ce qui nous attend pendant l’année. Il nous faudra choisir nos cours (en fait les choix lors de la constitution des dossier, c’était du bidon) une fois que nous aurons assisté aux cours qui pourraient nous intéresser. Néanmoins, je n’ai pas encore compris l’ensemble des procédures concernant les crédits, je verrai bien. Nous nous sommes aussi présentés un par un.

Ensuite, nous avons mangé, puis les étudiants logés à Fuchu (l’autre partie est logée a Koganei), nous sommes rendu au « City Hall » de Fuchu avec notre coordinateur par le train, afin de s’enregistrer pour la Alien Registration Card ainsi que la sécurité sociale (10000 yen par an… et comme l’année administrative japonaise commence en avril, il faudra s’acquitter de 20000 yens !).

Les etudiants logés a Fuchu (sans Clement qui prend la photo). A droite, le coordinateur.

Une fois ces procédures effectuées, le coordinateur, m’a aidé à trouver une banque pour changer des euros en yen… Finalement c’est au bureau de poste que j’avais repérer la veille que j’ai pu changer mes devises… et constater que l’euro chute gravement ! Alors que quelques jours plus tôt, j’avais eu pour 200 euros 20010 yens, j’au obtenu pour 700 euros un peut moins de 6900 yens… aille aille aille.

Ruelle de Fuchu durant notre trajet entre campus et gares

De retour à l’International House de Fuchu, notre résidence, des représentants d’une compagnie d’Internet sont présents pour nous promouvoir leurs service. Je passerai les détails de cette procédure fort pénible, ou les gugus ne pigeait rien de mes questions a propos des frais de résiliations et ne connaissaient pas Linux et pensaient que l’acces Internet nécessitait Windows en LAN (les détails techniques n’ont que fort peut d’intérêt mais sont d’un comique rare pour quiconque connait le domaine, chose que j’attendais de ces techniciens). Bref, j’ai eu Internet le soir même, c’est a se demander si la connexion d’un simple câble ne suffisait pas, sans même payer… Enfin je suis en règle. Cela m’a permit du coup d’ajouter les articles que j’avais rédiger à peut prêt aux bonnes dates.

Demain, nous aurons la présentation de notre voyage de deux jours au Mont Mitake qui aura lieu Mardi et Mercredi ainsi que la présentation du cours de japonais et un « bicycle guidance »… sans bicyclette. Enfin la journée se terminera avec un entretient individuel avec l’un des coordinateurs du programme STEP.

Je suis navré pour la qualité des images sur cet articles et les précédent mais j’ai pris la majorité d’entre elles avec mon téléphone portable, mon chargeur d’appareil photo étant dans ma valise, perdue… et puis j’ai la flemme d’arranger ça.

Tokyo, ville Internet… Ou pas.

J’écris cet article depuis mon iPhone car je n’ai pas internet dans la chambre. Du coup, j’utilise la connexion ultra sécurisée de l’université accessible que depuis l’Internet. Il faudra que je paye 4000 yens par mois pour internet.
A Grenoble, pour du câble 100mb avec téléphone illimité, je payais 20 euros…
J’ai écris quelques articles qui restent prisonniers de la privation d’internet de mon PC. J’espère pouvoir les poster très prochainement.
Pour ce qui est de mes aventures, j’ai récupérer ma valise mardi dernier, j’ai assiste a un Grand Priw génial mais je reste un étranger. Les autres élèves du programme STEP semblent très sympa et ouvert d’esprit pour la majeur partie d’entre eux. J’ai davantage fait connaissance avec Clement, l’autre français du programme et Christian et David, feu suédois dont le niveau d’anglais ferait honte a l’enseignement français des langues.
J’en reste la pour l’instant en espérant pouvoir poster les articles détaillés déjà prêts des que j’ai internet sur mon
PC.

Decouverte de Fuchu shi 2ieme jour

Apres un reveil matinal (8h30), je retrouve mon iPhone dans une de mes poches ! Une expedition de moin a faire ! J’en profite pour regarder l’integralite des photos qu’il contient, souvenir souvenir… S’en suit une vague sieste, un peut de codage pour le projet d’un ami, puis l’heure de manger. Je sonne chez Clement qui vient de se reveiller et est avec sa copine. Il me propose de se retrouver l’apres midi. J’essaye du coup de voir si les deux Suedois, Christian et David, sont disponibles. Ils acceptent et nous partageons le repas de midi a la cafeteria du campus de Fuchu.

Pour un peut moins de 500 yens, nous mangeons un plat delicieu et un truc au tofu ignoble. La nouriture n’est pas chere mais encore une fois, les portions sont legeres. Apres une sieste (encore une !), on sonne. C’est Clement qui me propose de se balader avec sa copine. Je fais donc connaissance avec.

Elle est japonnaise, il l’a rencontree a Grenoble pendant qu’elle faisait une annee d’echange, comme nous aujourd’hui. A present elle est retournee a Tokyo pour finir ses etudes.

C’est encore une fois l’occasion de faire quelques courses : papier, enveloppes, torchon, casserolle… J’espere en finir avec ces machins a acheter, mon porte fueille a mal, ma carte bleue est bloquee, les banques ferment tot et mon banquier va faire la gueule… Puis nous mangeons, il est 5h00 du soir (car j’ai encore faim…). Il semble que ca coute aussi cher d’aller au resto que de se faire sois meme sa nouriture. Un ramen avec nouilles a volonte pour 600 yen. Je suis enfin repu.

Demain, c’est l' »orientation day« . Nous allons avoir des infos pour avoir enfin Internet dans nos chambres et pour faire la Alien Registration Card. J’espere qu’il ne faudra pas plus d’argent que ce que j’ai et que j’aurai le temps de passer par la poste pour changer mes euros pour payer mon loyer et un voyage organise par l’universite.

De retour a la residence, j’en profite pour envoyer une lettre a ma mere par la poste. Je n’ai pas bien compris le systeme. Je crois qu’il faut prendre un numero comme chez le boucher du Super U. Enfin, il est tard et il n’y a pas grand monde alors l’un des guichetiers sans doutes apitoye par mon air perdu me fait signe de venir. Il me montre un tampon « air mail » apres avoir lu FURANSU en katakana (j’ai eu la bonne idee d’ecrire France dans les deux langues). Je hoche la tete afin de donner des ailes a ma lettre. Puis je rentre non sans quelques erreurs sur mon parcours a la residence.

Decouverte de Fuchu-shi

Aujourd’hui, mardi 4 octobre 2011, je me suis réveillé à 9h30. J’avais pas mal de sommeil à rattraper… à 10h, alors que je suis toujours au lit à méditer, l’interphone sonne. Je comprends vaguement qu’il doit s’agir de mon bagage livre comme je l’avais demandé, a cette date. J’attends quelque instant, le livreur sonne et me fait signer un reçu. Enfin, je l’ai, je retrouve mon coffre au trésor from France ! Je l’ouvre tel un gamin ouvrant ses cadeaux de Noel et je constate avec plaisir que tout y est ! Mon ordinateur, mon costume, mes affaires… Je déballe tout et range dans les nombreuses armoires mises à dispositions dans nos chambres. Une fois termine, on sonne de nouveau à ma porte. C’est Clément, mon camarade français. Il me propose un café dans sa chambre. Très bonne idée !

Cinq minutes plus tard, je le retrouve et nous discutons de nos nuits respectives. Alors que j’ai dormi comme une marmotte, il en a profité, après avoir tenté de sonner chez moi, pour visiter la résidence et la ville. Il me fait part de ses impressions et nous décidons de remettre ça.

Nous avons ainsi passé la matinée et une bonne partie de l’après-midi à visiter Fuchu-shi et le campus de Fuchu. L’université compte deux campus : Fuchu, dédié principalement à l’agriculture et à l’enseignement des sciences et Koganei, pour les nouvelles technologies. Il me faudra rapidement acquérir un vélo d’occasion pour naviguer de l’un à l’autre.

Apres un somme ou j’ai commencé la rédaction de ce billet, on sonne à ma porte. C’est Christian, un autre étudiant du programme STEP, Suédois, qui me propose de manger avec lui. C’est une bonne occasion de faire connaissance. Je lui demande s’il a prévenu Clément. Il me demande alors le numéro de sa chambre, puis le temps que je range mes affaires, il revient pour me dire qu’il ne répond pas. Par contre, David, le second suédois fini sa douche et nous accompagne.

C’est l’occasion d’un échange afin de mieux nous connaitre ainsi que d’en apprendre plus sur nos pays respectifs. Christian qui parle bien japonais nous emmène dans un restaurant et nous décrit les plats au menu. Pour 600 yens, je mange une sorte de pan cake avec du porc. Succulent mais un peu lege pour mon estomac. Les restaurants ne sont pas chers au Japon, mais les portions sont légères. Apres avoir fait nos courses dans un 100 yen shop ou j’ai pu acheter une carte pour envoyer à ma mère et des produits d’entretiens, nous rentrons a la résidence puis nous nous quittons.

Demain, j’espère me rendre à Tokyo pour d’une part retrouver mon téléphone portable que j’ai oublié au Sakura Hotel, d’autre part pour visiter un peu plus les quartiers et enfin pour trouver une connexion Internet.

A présent, je m’apprête à prendre un bain puis à dormir d’un sommeil paisible.

Arrivee a l’universite

Le check up est à dix heures au Sakura Hotel. Je me suis donc levé une heure avant afin de prendre le temps de me doucher, d’aller sur internet pour prévenir Mme Kawabata que je lui téléphonerai dans la mâtine et de ranger mes affaires. En quittant l’hôtel, je me suis perdu sur le chemin de la gare. C’est ainsi que j’ai encore une fois constaté les contrastes qu’il existe à Tokyo entre quartiers de maisonnettes adjacents aux quartiers d’immenses building a la Time Square. Ceux-ci ont été, d’après ce que j’ai compris, finances par les compagnies ferroviaires et se trouvent donc aux périphéries des gares. Il suffit de faire un kilomètre à pied pour se retrouver face à ces maisonnettes et ces parcs oublies de la folie des promoteurs immobiliers.

Vers 11h, je retrouve enfin la gare. Je téléphone une première fois à l’université sans succès. Je réessaye 30 minutes après et j’arrive alors à les contacter. La dame me donne un numéro de téléphone à appeler une fois que je serais à Higashi Koganei. J’en profite pour me faire une carte Suica, coutant 500 yens, permettant de ne plus se poser la question du tarif du billet à prendre. Un simple passage sur les tourniquets suffit à l’entrée et à la sortie pour débiter de cette carte le prix correspondant. Pratique !

Je me rends donc à Higashi Koganei et je téléphone sur le portable de Mme Kawabata, la chargée des relations internationales. Celle-ci me demande d’attendre à la gare en me disant qu’elle passera me chercher en voiture. Apres un quart d’heure, elle me retrouve et nous discutons de la perte de mon bagage et elle me demande pourquoi je ne me suis pas rendu directement à l’université. Fatigue et excédé par ces rendez-vous rattes a l’aéroport, j’évite le conflit et répond simplement que les informations sont dans ma valise et que je suis un pauvre petit français perdu au Japon…

Une fois rendu à l’université, on m’explique les procédures, le déroulement du début d’année, les frais d’assurance à payer. Je rencontre sur place d’autres étudiants étrangers du programme STEP. Nous partageons le repas paye gentiment par Mme Kawabata et c’est l’occasion de discuter avec mes nouveaux camarades. Ceux-ci semblent ouverts, et très gentils. C’est aussi l’occasion de discuter un peut français avec l’autre étudiant de l’UJF.

Ensuite, nous nous rendons, moi et mon compatriote avec Mme Kawabata pour faire du « shopping ». En réalité, beaucoup de choses sont nécessaires : savon, vaisselle, couvertures et matelas, nourriture… Encore l’occasion de dépenses… Puis nous déchargeons nos achats dans nos chambres respectives. Certes la chambre est grande et fonctionnelle (WC et douche indépendants, petite cuisine, réfrigérateur, bureau, balcon), mais la somme à payer chaque mois fait froid dans le dos : un peu plus de 400 euros sans les charges. C’est loin des 100 euros que j’avais cru voir sur le site de STEP. Rien d’étonnant pour Tokyo certes, mais encore trop pour moi… Il faudra donc vivre avec un budget serre chaque moi, difficile lorsque l’on a l’intention de visiter le Japon et face aux nombreuses tentations qu’offrent la capitale. L’achat d’une moto d’occasion dans le futur est pour moi, actuellement largement remis en cause. Les voyages au Japon et dans les pays environnants aussi. Il me faudra par contre acheter une bicyclette afin de me rendre sur le campus. A pied, c’est au moins quarante minutes de marche !

Apres avoir écrit l’article précèdent, je m’allonge. Il est 19h30. Le sommeil m’emporte malgré moi.

Il est à présent 2h31 du matin et je comprends que j’aurai du mal à m’adapter au décalage horaire. J’ai jusqu’au 6 afin de m’y adapter.

Moto GP

La vieille avant de rejoindre mon hôtel, j’ai retrouvé mon ami en vacances à Tokyo afin de boire un verre pour essayer de retrouver des repères dans cette fourmilière. Il loge à Uguisudani. J’ai découvert, au 7ieme étage d’un building, un bar dans lequel, on peut commander d’une façon assez originale : l’écran tactile !

Francois, mon ami avec ce fameux ecran tactile

Le lendemain, après que celui-ci me fasse visiter le quartier d’Akihabara et ses buildings offrant des boutiques geek a pertes de vue, nous avons partagé un repas. Pour moins de 5 euros, nous avons pu manger un plat copieux. De plus, la commande fut très facile à passer : après avoir choisi le plat convoite en vitrine (moulage plastique des plats réels), il suffit de rentrer son numéro sur la machine et d’insérer de l’argent. En échange, on obtient un ticket que l’on donne en rentrant au cuisinier. Enfin, il ne reste plus qu’à attendre la commande.

Deux français à Akihabara, c’est loin de passer inaperçu ! Deux japonais travaillant pour un journal, dont le nom ne m’est pas reste en mémoire, nous ont demandé de nous photographier lorsque nous mangions. Certes, c’est peut être peut commun de voir deux étranger manger nippon, mais je n’imagine pas ce qu’ils vont pouvoir mettre dans leur article sachant qu’ils ne nous demandent que notre nationalité…

Le repas termine, je me suis demandé si j’allais réellement me rendre à Motegi pour voir la course de moto le lendemain. D’une part, mon portefeuille commençait à souffrir de toutes ces dépenses imprévues (achat de vêtement pour me changer, de brosse à dent, savon…), d’autre part, je n’avais aucune idée de la façon de m’y rendre. Sur Google, j’avais réussi à trouver un itinéraire qui m’obligeait à changer plusieurs fois de train et qui me coutait un bras. De plus, cet itinéraire me faisait arriver à 5 km du circuit ! Cependant, après avoir payé 144 euros ma place pour ce grand prix, je me voyais mal y aller…

Finalement, en demandant à un point d’information, après avoir montré mon billet, après avoir dit plusieurs fois Motegi, une charmante hôtesse m’a conseillé de me rendre a Utsunomiya pour prendre un bus qui a été mis en place pour l’occasion, afin de me rendre à Motegi. Je demande alors le tarif et un de ses collègue m’accompagne a une borne et me montre le prix à payer : 1890 yens allé simple pour Utsunomiya. Je décide d’attendre d’en savoir plus sur ce bus avant de prendre mon billet et de discuter avec quelqu’un qui sache parler anglais afin de me confirmer ces informations.

Je quitte donc mon ami après lui avoir confié mes affaires, ou plutôt le peut qu’il me reste, mon bagage étant toujours dans les mains d’Aeroflot. Nous nous donnons rendez-vous à 22h30 le lendemain, dimanche.

Sachant que pour aller à Utsunomiya, il me faudra changer a Ueno, je prends le train depuis Akihabara.

Une fois à Ueno, je demande au point d’informations JR des précisions sur la façon de se rendre à Motegi. Je tombe sur un agent qui malgré la plus grand gentillesse du monde ne comprend traitre mot de ce que je lui dis. Il me dirige alors vers le point d’échange des JR Pass ou une hôtesse parle anglais. Et là, c’est la libération ! Enfin quelqu’un comprend réellement ce que je cherche. Apres cinq bonnes minutes de recherche, elle me confirme qu’il faut que je me rendre à Utsunomiya et qu’un bus existe. Sans vouloir abuser, je lui demande alors l’horaire des bus ainsi que celui du train. Elle me répond alors qu’il n’y a qu’un bus par jour d’Utsunomiya pour Motegi et un seul pour le retour. De plus, elle me donne les horaires de trois trains permettant de me rendre à l’heure pour le bus !

Soucieux de ne pas manquer cet unique bus, je décide finalement de me rendre à Utsunomiya le soir même et de passer une nuit blanche. C’est donc deux heures de transport qui m’attendent pendant lesquelles, j’ai pu dormir. J’arrive alors à 22h30 à Utsunomiya. Je constate avec frayeur que la gare routière, adjacente à la gare ferroviaire, compte une dizaine d’arrêts ! Je demande encore une fois de l’aide à un agent. Notons qu’il est impressionnant de pouvoir obtenir des renseignements à des heures pareilles ! Celui-ci n’a pas connaissance du bus vraisemblablement (il ne parle que japonais) et me conseille de demander aux chauffeurs des voies 2 et 3. Voyant à l’extérieur un hôtel, le Chinsun Hotel, devant lequel sont garés trois superbes motos, je décide d’aller y chercher ces précieuses informations. Je suis encore une fois impressionne par la gentillesse des employés a l’accueil qui me donnent un papier comportant les horaires des bus, leur emplacement et m’expliquant le contenu de cette feuille (car tout en japonais).

Vue d’Utsunomiya

Je profite donc pour passer un coup de gueule : étant donne le prix du billet, j’aurais au moins espère que les organisateurs de ce grand prix communiquent la façon de se rendre depuis Narita ou depuis Tokyo a Motegi. D’une part, leur site est intégralement en japonais, d’autre part, il n’y a pas qu’un seul bus par jour mais cinq bus allé et deux bus retour ! Bref, c’est très simple de se rendre sur place et très bien organise si ce n’est que la communication est catastrophique. Communiquer ce papier aux employés de JR aurait aussi été judicieux et non pas seulement a quelques hôtels !

Alors pour informations, ceux qui veulent aller à Motegi Twin Ring peuvent se rendre directement par le bus à Utsunomiya depuis Narita puis prendre le bus d’Utsunomiya a Motegi. Demander les informations au Chinsun Hotel. Sinon, depuis Tokyo, il existe une ligne locale pour Utsunomiya (le Shinkansen coute plus cher pour la même destination), vous en aurez pour 1890 yens puis il y a un bus de Utsunomiya vers Motegi Twin Ring coutant 1500 yens. Là encore, demander les horaires et l’emplacement au Chinsun Hotel. Les informations sur les horaires se trouvent aussi sur la version japonaise du site du circuit Motegi Twin Ring… bon courage.

Heureux d’avoir enfin toutes les informations en main, à minuit, je me rends au McDonalds, adjacent à l’hôtel, ouvert 24h/24, afin d’espérer y passer la nuit moyennant une commande. Assumant mon cote barbare français à abuser d’un lit dans un restaurant, je suis étonné de voir plusieurs japonais employer la même technique que moi ! Ainsi je me retrouve cote à côte avec un japonais ayant lui aussi décider de passer la nuit. Vers les 5h30 du matin, je quitte mon voisin dormant encore d’un sommeil lourd pour me rendre en face de l’arrêt de bus. Apres avoir demande avant d’y monter si ce bus se rendait à Motegi, je m’apprête à payer lorsque le chauffeur me fait comprendre que la note sera pour la fin… n’ayant aucune idée du tarif, je m’assois inquiet de ce qui m’attend. Pendant 1h30, nous roulons traversant la campagne japonaise en direction du circuit.

Cette campagne est parfois belle, parfois salle : on y trouve des voitures abandonnées, des plots laisses à l’abandon, des barrières rouillées…

Arrive sur place, je passe mon ticket puis découvre les boutiques. Voulant ramener un souvenir, je regarde le prix des casquettes ce qui me fait rapidement changer d’avis : 6000 yen la casquette ! Tant pis, je me rends alors directement dans les tribunes. Je trouve facilement ma tribune et ma place et attend le warm up 125cc. A ce moment et en voyant le ciel menaçant, je regrette d’avoir confié mes affaires à mon ami car je suis alors en t-shirt… je prie pour qu’il ne pleuve pas.

Apres une longue attente et après avoir vu passer la voiture de sécurité plusieurs fois, le bruit des moteurs se fait entendre ! C’est le départ !

Warm up 125cc puis Moto 2 puis Moto GP. A chaque étape, plus de bruit pour plus de plaisirs pour plus de risques. Je suis content du choix de ma place, dans un virage serre. Enfin l’après-midi, c’est le grand prix. Nous finissons avec le clou du spectacle, ce que tout le monde attend, le grand prix Moto GP. Enfin, sonne l’heure du retour.

Je fais donc la queue pour voir un bus, après avoir demande a deux étranger, les rares que j’ai vu durant la journée, sans doutes pour la communication catastrophique contre laquelle je m’insurgeais plus tôt, si le bus est bien celui pour Utsunomiya.

J’arrive finalement à Shinjuku, après avoir pris mon train, à 21h. J’attends mon ami pour notre rendez-vous en espérant que celui-ci n’a pas oublié et que nous nous sommes bien compris sur le lieu.

Entre temps je me rends compte que je n’ai plus d’argent japonais après avoir payer tous ces frais de transport, il ne me reste que des euros. Il est 21h30, les banques sont fermées, les distributeurs refusent ma carte et il me reste moins de 2500 yens ! J’avais lu dans le guide du routard que les distributeurs des combinis 7 eleven (magasins fort pratiques qui feront l’objet d’un article) proposaient le retrait pour les visa étrangères. J’en essaye un, c’est un échec.

Désespéré, j’attends à la gare mon ami. 22h30… 22h35… 22h45… rien de bien méchant certes, mais dans cet état de stress, tout prend une ampleur incroyable. Finalement, à 22h55, je retrouve une tête familliaire. Je lui explique ma situation et lui me dis que je dois reprendre mes affaires car finalement, son vol est le lendemain matin. Nous nous rendons donc à Uguisudani, ou il loge. Sur la route, je me rends à nouveau dans un 7 eleven pour tenter ma chance. Première tentative de retrait, la machine plante, seconde tentative, ça marche ! Je prends alors 20 000 yens. La vie est chère, très chère… Je récupère finalement mes affaires puis nous partageons une bière pour nous dire au revoir.

Une fois sépares, il me reste un problème à régler : ou dormir ? Je ne retenterai pas le Mc Donald car j’ai besoin de prendre une douche surtout que je dois rencontrer le lendemain la chargée des relations internationales de TUAT. Je cherche à Uguisudani, 7000 yen… Sumimasen, c’est trop cher. Le guide du routard en main, je décide de me rendre a Shinjuku dans un Internet Manga Cafe ou des douches sont à disposition et ou la nuit ne coute pas cher. Manque de chance, le train s’arrête a Ikebukuro, pas d’autre train ensuite…

Encore une fois, je consulte mon oracle, le guide du routard. Pas d’internet café référence dans ce cartier, seulement un Sakura Hotel (les autres hôtels moins chers nécessitaient une réservation). Accable par ma journée, je me rends sur place, non sans l’aide d’un japonais qui n’a pas hésité à téléphoner à l’hôtel pour demander comment s’y rendre afin de m’orienter ! 6800 yen la nuit. Tant pis, je suis fatigue, je veux prendre une douche, je veux internet, je veux une vie normale.

Je raconterai mon arrive à l’université prochainement car encore une fois, ce lundi fut une journée longue et épuisante. J’ajouterai les photos du grand prix lorsque j’en aurai le courage. Malheureusement celle-ci sont de piètre qualité car mon appareil était reste chez mon ami, et était décharge, le chargeur se trouvant dans la valise. Elles ont donc été prise au téléphone portable… ça fait toujours quelques souvenirs.

Moto 2 (vidéo)

Moto GP (vidéo)