Lettre ouverte à la HSBC

Mise à jour du 5 mars

Réponse de mon conseiller suite au premier email… Pas le moindre mot d’excuse, le tout après une relance :

Monsieur,

J’aurais aimé recevoir une réponse à mon mail décrivant la procédure de fermeture de compte. Finalement, le service client s’est chargé de débloquer ma situation rendant impossible l’accès à mes comptes à cause de Secure Key.

En espérant que vous prendrez la peine de répondre à mes demandes sans trop de délais dans le futur.

Cordialement.

Je ne citerai pas sa réponse car, d’une part, je ne suis pas sur que ce soit légal, d’autre part, elle n’a aucun intérêt décrivant froidement la procédure de fermeture de compte.

Mais, là le virement des sommes restante sur un compte autre que HSBC me coûterait 4 euros… Bravo… comment se faire de l’argent tant qu’on peut, il n’y a pas de petit profil. Pour une banque étrangère,  c’est 0.10 euros avec un minimum de 25 euros. J’ai du mal à comprendre pourquoi on facture un virement vers la France alors que c’est gratuit en temps normal.

Ah et il me faut restituer les chèques non émis… Je n’ai jamais eu à faire ça lors de la clôture de mon compte à La Banque Postale. Bref, de toutes façons je suis coincé, je n’ai pas mes chèques au Japon où ils me seraient inutiles.

Bref, faites vous votre avis vous même, je crois tout de même que malgré le rattrapage des jours derniers, mon avis transparaît largement sur le sérieux de cette banque (Ah oui, j’allais oublier les erreurs dans le prénom à deux reprise, dans un mail et au téléphone).

Mise à jour du 3 mars

La HSBC m’a finalement rappelé. Tout s’est enfin arrangé. Ils ont cherché à me joindre samedi dernier, j’étais absent. Ils ont alors renouvelé leur appel ce lundi. La conseillère que j’ai eue en ligne était compétente et courtoise.

Mise à jour du 1er mars

Pas de nouvelle de mon conseiller clientèle. Pour info, une demande de fermeture de compte ne peut être refusée et n’a pas besoin d’être motivée, c’est une loi européenne. J’ai pris la peine de motiver cette demande. Enfin, j’aurais demandé en retour le minimum syndical de leur part. Bon OK, il est peut-être en vacances, mais, il n’y a pas de suivi des messages ? Allons, attendons un peu de ce côté.

Donc, j’ai parallèlement cherché à joindre le service client de la HSBC… Car l’accès à mes comptes est bloqué à cause de cette merveilleuse Secure Key et moi je dois de l’argent et il me faut faire un virement. Je paye des frais de tenue de compte pour ca. Et à part un numéro surtaxé sur leur site, il existait le contact par mail, celui qui ne répond pas d’après mes nombreuses expériences et celle d’autres amis. Mais, en plus, le formulaire ne fonctionnait pas. Et le rappel gratuit ne fonctionne qu’en France. Super pour une banque qui se targue d’être internationale. C’est aussi le discours des guichetiers qui affirment avec aplomb « Mais si, on rappelle des clients à l’étranger via cette demande ». La dernière fois, j’avais pris la peine de regarder le code source Javascript de la page, avec des fonctions et commentaires explicites… Ah oui car a la HSBC, on fait chier le client sur la sécurité mais le Javascript n’est pas offusqué… Enfin, je commence à rentrer dans les détails techniques là.

Dernière solution… TWITTER !!!! Déjà que je hais cet outil, en plus ils m’obligent à l’utiliser pour parler en PUBLIQUE de mes problèmes de banque… Je ne vais pas encore entrer dans les détails techniques mais, niveau sécurité, ça craint. Un gars un peu futé peut faire du social engineering, technique jouant sur les failles humaines, l’interface chaise clavier, et sur la manipulation. Ça c’est vu des tas de fois dans l’histoire de l’informatique, ça a même fait des dégâts chez les plus initiés (piratage de compte Apple iCloud avec croisement d’information de différentes sources… j’ai pas franchement envie de rechercher ça mais, ça se trouve assez facilement sur le web et la technique était forte astucieuse).

Donc, j’ai posté mon second twitt ou je ne sais pas comment on nomme cette abomination, lieu du crépage de chinions entre politiques nombrilistes et lieu de voyeurisme du journaleux en quête de travail pour gaver la basse court du bas peuple, c’est ainsi qu’on est considéré en se voyant commenter des twitts par les journalistes pauvre âmes que nous sommes. Je reconnais l’utilité de l’outil pour certaines choses mais là… Je vous fait donc partager cet échange limité à 140 signes par message.

 

 

 

 

 

 

Mes réponses du jour

 

Difficile de rester courtois avec un nombre si limité de caractères…

Message du 22 février :

Vous souhaitez partir à l’étranger ? Vous cherchez une banque en France qui s’adapte à votre statut d’expatrié ?  Il y aurait quelques mois, je vous aurais conseillé sans l’ombre d’une hésitation la HSBC.

Mais, aujourd’hui, je vous conseiller de fuir cette banque, incapable de répondre au moindre mail, incapable de rappeler à l’étranger, ayant fermé sa branche au Japon, donc impossible de bénéficier des taux 0 sur les commissions comme avant. Et surtout, cerise sur le gâteau, qui vient de mettre en place un système qui ferait fuir n’importe quel couple sado-maso convaincu, la Secure Key.

Voici donc le courrier que je leur ai envoyé, qui de toutes façons, ne sera jamais lu. Donc, tant qu’à s’ennuyer à taper un tel pavé, autant qu’il évite à certains une aventure digne du parcours du combattant pour simplement se connecter à ses comptes.

Monsieur,

Client HSBC, j’ai choisi votre banque pour les avantages qu’elle offrait pour les expatries. Habitant au Japon, j’ai en effet pu profiter de ces avantages avant que votre branche japonaise ferme.

Mais, depuis peu, sans donc parler des aspects plus aussi avantageux qu’avant pour moi, vous avez mis en place le système Secure Key pour sécuriser l’accès aux comptes en ligne. Je me demande si l’objet de ce système est de limiter l’accès à mes comptes aux hypothétiques pirates ou de m’empêcher moi-même d’y accéder. Je pouvais pendant un moment passer outre ce système mais, du jour au lendemain, il ne m’a plus été possible d’accéder à mes comptes en ligne sans utiliser cette « sécurité ». Ne possédant ni d’appareil sous iOS, ni sous Android, pauvre détenteur d’un Windows Phone, je n’ai donc eu d’autre choix que d’envisager la solution utilisant le boitier… Mais, l’adresse de mon compte est en France, il m’aurait donc fallu me faire réexpédier le fameux boitier du domicile de mes parents vers mon domicile au Japon. La procédure de changement d’adresse est certes une option envisageable mais, changeant souvent de domicile, difficile à mettre en œuvre.

J’ai bien essayé de contacter vos services via formulaire de votre site mais, mes messages furent laissés sans réponse, même après plusieurs mois. J’ai donc finalement pris la peine d’appeler la HSBC, pour me retrouver à devoir taper sur des touches avec impulsion vocale, fort peu adapté à l’outil de communication par VoIP que j’utilisais. Vous comprendrez que je n’avais pas en plus envie de payer un appel hors de prix pour un service que je paye, suite à votre mutisme concernant mes e-mails.

On m’affirme que la HSBC rappelle ses clients à l’étranger, que l’option de rappel gratuit de votre site fonctionne pour les numéros étranger… Je me demande si vos conseillers savent réellement de quoi ils parlent car il est impossible de se faire rappeler de cette façon si le numéro n’est pas français.

De retour en France pour les fêtes quelques jours et ayant une opération à faire en agence, j’en ai profité pour signaler ce mutisme du service clientèle, et ait demandé de faire remonter l’information quant à cette absence de réponse à mes mails (je ne suis d’ailleurs pas le seul dans ce cas, un ami à qui j’avais conseillé cette banque s’est retrouver face aux mêmes problèmes que moi). On n’a pu me répondre seulement qu’il fallait prendre rendez-vous avec un conseiller. Seul un conseiller est capable de comprendre la phrase « je ne reçois pas de réponse aux mails que j’envoie par l’intermédiaire de votre site, aussi, je vous demanderais de bien vouloir faire remonter l’information » ? J’ai franchement autre chose à faire de mes quelques jours de vacances en France que de prendre un rendez-vous avec un conseiller pour répéter ce que j’ai pu dire à l’accueil.

Ayant finalement un accès à un iPod Touch, j’ai pris le choix de l’application iOS pour l’utilisation du Secure Key. Je travaille dans l’informatique, je suis donc, sans vouloir paraître hautain, un utilisateur initié de l’outil informatique. Alors, la mise en place du système fut une vraie tare pour moi, je n’ose imaginer ce qu’elle peut être pour un non initié… Et je me retrouve à devoir donc utiliser ce système… et malgré les informations correctes que j’ai entré sur le système – j’en suis certain après trois essais – le système me refuse les trois fois les informations entrées. L’accès à mes comptes est bloqué et, retour à la case départ, il me faut contacter le service clientèle… le même qui ne répond pas à mes mails, le même qui a un numéro en 08 avec un coût variable suivant l’opérateur, le même qui ne rappelle pas gratuitement sur les numéros basés à l’étranger.

Alors, j’en ai assez de payer un service qui ne m’est pas rendu, assez de me faire envoyer balader par ma banque quand je leur demande de bien vouloir répondre à mes mails, assez d’être contraint à utiliser un système qui n’est qu’un simula de sécurité. Je vous demande donc de bien vouloir me communiquer la procédure pour fermer mon compte HSBC.

Vous comprendrez aisément que le ton ce de message peut vous paraître irrévérencieux mais, qu’il est le fruit de nombreux mois de frustrations successives.

Cordialement

Bonne journée, et évitez la HSBC.

Il neige… encore

Episode neigeux exceptionnel de la semaine dernière puis retour de la « tempête » cette semaine. Afin d’éviter de rester bloqué au travail, rentré plus tôt, sous les conseils de l’administration, redoutant des problèmes de train. De toutes façons, c’est l’avantage de faire un travail d’associable, pas besoin d’être physiquement au travail pour travailler.

Je suis donc sorti ce soir, j’ai pris quelques photos du déluge… Visiblement, certains arbres n’ont pas vraiment aimé le poids de ce délicat dépôt neigeux.

J’ai finalement réussit à trouver l’élue de mon coeur pour remplacer ma Honda VTR250 chérie… et, j’hésite encore sur le nom que je vais lui donner, toutefois, elle a quitté la salle de vente aujourd’hui et, ce hasard me donnerait presque envie de la nommer Yuki, neige en japonais.

Le mystère du bureau

En rangeant mon bureau, qui en avait bien besoin, j’ai trouvé au cours de cet ouvrage un élément étrange. C’est pourtant une zone que je regarde tous les jours puisqu’elle contient mes compagnons de travail.

Sur la vue générale du bureau, c’est plutôt bien rangé… rien d’anormal (sauf que c’est rangé).

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Puis on se rapproche…

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Et là, caché derrière ma cigogne et mon Gundam…

WP_20140131_002Je ne sais pas ce qu’il fait là et qui l’a mis parmi mes autres joujous… Ca respire plutôt le sérieux sur les bureaux environnants… Alors blague des autres personnes du même bureau ? Assez étonnant, nous ne nous parlons pas, j’ai l’impression d’être un peu pris pour un étranger car je fais parti d’un autre laboratoire.

M’enfin, j’aimerais connaitre le fin mot de l’histoire.

 

Le Hanko

Aujourd’hui, petit article culturel. Nous parlerons du Hanko ou Inkan.

Il vous arrive très souvent de signer des documents en France. Même si aujourd’hui, il est moins courant de faire des chèques, nous sommes très souvent face à cette situation qui nous parait banale de devoir poser notre paraphe pour authentifier un document. C’est aussi un peu la marque de l’adulte, l’enfant fasciné par cet acte se cherche lui même une signature (Ok, je prend peut être mon cas pour une généralité, mais, je me souviens avoir cherché une signature élégante et rapide à tracée petit, pour finalement faire un truc assez ignoble aujourd’hui 🙂 ).

Ahah, banal pensez-vous ? Et non… cet acte si anodin de la vie quotidienne est très différent au Japon. Point de signature pour authentifier un document. C’est là qu’intervient ce fameux instrument qui se nomme le Hanko ou Inkan. Il est très probable que vous ayez vous même à vous en procurer un si vous vivez un certain temps au Japon, je l’expliquerai par la suite.

Le Hanko ou Inkan est un sceau servant à authentifier les documents.  Il sert donc à tamponner à l’aide d’une encre rouge les documents avec votre nom ou celui d’une institution. Il en existe toutefois de différente nature, de différente forme (circulaire ou carrés) et de différente matière. Je ne vais pas en faire la liste ici, au risque de me tromper, vous trouverez des tas d’informations sur Internet à ce sujet. Sachez seulement qu’il peut en exister de 100 yens à plusieurs dizaines de milliers de yens.

Les moins chers servent à la vie courante pour signer les documents de moindre importance (reprécisé pour un colis par exemple),  les plus chers aux documents très importants (acte de vente d’une maison par exemple). Les plus chers sont même enregistrés à la mairie. En effet, il est possible pour un spécialiste de faire la différence entre deux hanko. Car comme il s’agit de « bêtes tampons », on pourrait imaginer qu’ils sont faciles à falsifier.

C’est ainsi que cela peut paraître étrange lorsque vous demandez qu’on vous tamponne un papier officier (par exemple, une demande de bourse) et que l’administration vous répond qu’on vous rendra le document avec le sceau dans une semaine… oui il faut des sacrées autorisations pour y accéder, ceux-ci, j’imagine, sont parfois même gardés dans des coffres forts.

Donc, il existe toute sortes de hanko à utiliser suivant les situations, à faire ou pas enregistrer…

Mais, il est donc impossible de signer au Japon ?

La majeure partie du temps, il est bel et bien possible d’utiliser une signature à l’occidentale. Toutefois, il existe des situations, toutefois assez rares, ou le hanko est obligatoire. C’est ainsi que pour faire immatriculer ma moto, j’ai du faire faire un hanko à mon nom pour l’apposer sur le document, la signature n’étant apparemment pas recevable. Je crois aussi que certaines banques refusent la signature.

Pour en savoir plus :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sceau_(Extr%C3%AAme-Orient)

Boutique qui fait des hanko (c’est là que j’ai fait le mien):
http://hanko21.net/

Tokyo Motor Show 2013

Un peu déçu par le concept Toyota… Je n’ai pas vraiment compris l’intéret de leur idée. Conduire debout sans même parler de sécurité, c’est irréalisable et exténuant de ce que j’en ai vu…

Belles choses coté Nissan et Renault. Très beau concept côté Kawasaki. Et quelques belles machines type rétro chez les marques japonaises. Quand je parle rétro, je parle de quelque chose de beau, avec des roues à rayon hein. Du vrai du beau quoi 🙂 Ca fait plaisir de voir qu’il y a toujours un marché pour ca au Japon, en dehors des roadsters avec phare avant bricolé façon racing, type oeil de mouche. Désolé mais, si je prend l’évolution de la Ducati Monstro, de mon point de vue très personnel, pléonasme, l’évolution est disgracieuse.

Derniers jours forts en émotion. Je suis allé faire une ballade il y a deux semaine, formidable profitant des derniers jours de froid encore doux, encore une fois au Fuji en compagnie de Terumi, la copine de Clément, ce dernier m’ayant chargé de lui faire découvrir ce virus motocycliste. Je crois que ça lui a plu. Encore des photos non postées, pas mal occupé dans la semaine ainsi que le week-end suivant ou j’ai pu me rincé l’oeil au Tokyo Motor Show.

C’était ma première fois dans un salon automobile, et, je remettrai ça l’an prochain. Très grand salon, plein de nouveautés, de beaux concepts, de technologies variées… Encore une fois, j’ai une quantité phénoménale de photo qu’il faut que j’upload sur le site.

Enfin, ce week-end, c’est là c’était moins brillant. Certes, j’ai profité d’un autre aspect du Japon à regarder des Gundam, la série Gundam AGE que j’ai eu du mal à suivre au début, un peu simpliste mais, qui par la suite m’a vraiment accroché. Je crois cependant que, à moindre mesure, j’avais eu le même problème avec Gundam Seed mais, qui finalement m’a laissé un souvenir formidable. J’avais en effet laissé ma carte ETC à Jonathan pour qu’il puisse partir en amoureux (et ouais, c’est un blog, c’est l’endroit pour les potins de concierge)… Bien m’en a pris, je me suis fait voler ma moto… Oui oui, voler ! Oui oui, au Japon ! Oui oui, ma 250cc toute abîmée par la vie garée à coté d’une Yamaha R1 ! Oui oui, moi président de la république ! (et oui on garde le sens de l’humour même sans avoir celui de la prose originale).

Ainsi, dimanche, en début de soirée, pour me rendre au labo, je me fait un plaisir de retrouvé mon aimée, et… je ne retrouve que le casque laissé sur la plage arrière de ma très chère, posé à terre à l’endroit du stationnement. Je suis parfois tête en l’air, c’est une phobie de me garer dans un parking tellement j’ai peur de ne jamais retrouver la voiture ou moto… Mais, la pas de doute, malgré la fatigue du vendredi soir, au retour du boulot, j’avais bien mémorisé l’emplacement où j’avais laissé cette si charmante créature.

Donc, je me suis rendu de suite au commissariat, fort heureusement qui est à coté de chez moi (pas vraiment envie d’aller au koban, les petites guérites un peu partout espérant trouver un interlocuteur parlant anglais au commissariat). Finalement, tout s’est fait en japonais, on s’est compris, par signes gestes. De toutes façons, j’avais une élocution aussi étrange en anglais qu’en japonais.

Ils m’ont dit qu’ils me rappelleraient si elle est retrouvée… Ce qui me désole, c’est de savoir finalement qu’elle a sans doutes été utilisée par deux crétins (ou kékés) se « tappant des burns » des montées en régime au rupteur et des chauffage d’embrayage à tenter de faire des roues, le tout moteur froid… Elle mérite mieux que ça. De toutes façons, même si ces parasites l’abandonnent, le temps que quelqu’un s’aperçoive du stationnement anormalement long de la moto, elle se sera depuis longtemps transformée en tas de rouille. Franchement, il ne faut pas se faire d’illusions, c’est vraiment un coup de pas de chance. J’ai des tas de fois laissé clef et GPS dessus sans jamais être inquiété. Je ne pense pas que ça changera mon attitude vis a vis de ça, finalement, elle fut volée avec guidon bloqué sans clefs… En conclusion, des retours que j’ai pu avoir sur l’histoire, c’est qu’il s’agit de rigolos pas très marrants et non de professionnels. Car choisir la 250cc en piteux état contre la R1, c’est qu’elle est plus facile à conduire et démarre sans soucis à l’ancienne, aucune électronique.

Bon, ça me permettra de me remettre à faire des articles non plus centrés seulement sur la moto mais plus culturels, ayant depuis un bout de temps deux trois idées de sujets intéressant à développer. Enfin… le temps de me retrouver une compagnonne de route, les économies avaient déjà débuté depuis un moment.

Fuji, encore et toujours

Après avoir eu quelques problèmes dans la commande de mon nouveau casque, en me rendant finalement en magasin, j’ai trouvé toutes les pièces nécessaires pour réparer mon casque. Sacré économie, les fixations et les caches m’ayant coûté moins de 2000 yens, en comparaison des près de 50 000 yens en considérant l’achat du nouveau casque !

Cette fois, je comptais bien me la faire cette route au nord des lacs, par deux fois fermée  à cause d’une course. Je suis venu le samedi espérant que ça serait ouvert. Et ce fut le cas, malgré tous les embouteillages rencontrés sur la route pour m’y rendre, j’ai pu longer intégralement la route au nord des lacs.

Temps très dégagé laissant cette fois voir le Fuji-san. Toute condition météo rend le lieu intéressant. Ca n’est donc pas mieux, pas moins bien mais, différent. C’est pour cette raison que je peux aller trois fois de suite sur les lieux sans m’en lasser. Bon je changerai – peut-être – d’itinéraire pour ma prochaine balade.

 

Balade partielle, retour précipité

Et c’est reparti, le croyais-je. Retour sur ces routes incroyables autour du Fuji-san. Malgré un début formidable, ayant repris en partie l’itinéraire emprunté l’autre fois, cherchant – cette fois – à rejoindre la route au nord des lacs, encore une fois fermée à cause du même événement sportif, ma balade s’est très vite terminée.

J’ai cassé mon casque… Mal fichu sur le rétro, au hasard d’un arrêt ou la brume m’invitait à immortaliser la scène sur le capteur de mon appareil photo, il est tombé et les éléments retenant la visière se sont cassés. J’ai donc fait à ce moment, demi tour afin de rentrer à Tokyo écourtant une balade s’annonçant exceptionnelle… Enfin, d’une part, ça n’est que du matériel, certes cher, mais je ne suis pas tombé moi même. D’autre part, j’ai quand même pu profiter d’une partie de ma journée. Alors, J’ai finalement fâché mon banquier en achetant un nouveau casque, reportant l’achat de ma seconde Honda, mais, afin de perpétrer mes balades automnales.

De toutes façons, ça fait bien longtemps que j’aurais du le changer après avoir caressé le bitume, suite au camion qui avait cherché à s’accoupler avec ma petite chérie.

L’automne, toujours l’automne, le Fuji, ma religion, toujours ma religion

Les japonais parlent souvent dans les premiers sujets qu’ils évoquent pour décrire leur pays des saisons. Ils sont fiers et sensibles par cette mutation cyclique de leur nature. Il serait trop difficile de décrire – et prétentieux d’estimer savoir le faire – la sensibilité des japonais pour la nature. La plus connue des saisons est sans conteste le printemps pour ses sakura, les cerisiers en fleur. Mais, non, c’est pas une saison que je trouve incroyable. Elle l’est pourtant objectivement. Mais, je lui préfère, de très loin, l’automne.

Etonnement, alors je croyais en avouant cela à des amis japonais qu’ils allaient ne pas comprendre mon désamour des sakura, affirmant que la plus belle des saisons au Japon est l’automne, beaucoup d’entre eux m’ont avoué ce même vice anti-conformel.

Il y a plusieurs raisons à cela. Je ne suis pas franchement attiré par les fleurs leur préférant des nuances de couleurs. Qu’on ne vienne pas parler de découpe de forme, le profil de la feuille de l’érable japonais est le travail des doigts d’orfèvre de la nature magnifié par les multiples couleurs de l’automne. Enfin, la beauté des sakura est sans doute fantasmé par la période courte de leur existence et par tout l’affect qu’on leur accorde, le renouveau de la nature après l’austérité hivernale. Mais, les goûts et les couleurs…

Alors, je suis donc au anges durant cette saison automnale. Alors, un coup d’essence dans ma chérie et on est parti à l’assaut du Fuji-san. Pour moi, le Fuji et l’automne, c’est l’expression même du Japon. Le couple inséparable dans mon cœur. Le Fuji, j’en ai déjà parlé, est un mont mystique. Peut de mots sont nécessaire pour le comprendre lorsqu’on s’y rend. S’y rendre est déjà un pèlerinage. Les alentours de ce mont, toit du Japon, sorti de nulle part, aussi calme qu’on roc cachant en son sein une puissance redoutable, véritable bombe en instance d’explosion. Alors prosternez vous devant cette merveille de la nature ou, le Fuji-san vous le fera payer par son courroux ! Le Fuji se cache bien souvent derrière nuage ou brume affirmant sa puissance mystique.

Je m’y était rendu en été arpentant la Subaru line, cette « autoroute » qui s’élance vers le 5e étage où il est possible pour les plus téméraire de dépasser les cieux en grimpant au sommet du mont. Sans doutes, un peu de l’esprit de la tour de Babel s’y retrouve, les humains du monde entier voulant se tenter à cette quête. Cette fois, c’est la route à la plus proche périphérie du mont que j’ai traverser. Route incroyable, je me suis même à un certain moment retrouvé en France, rappelant des souvenirs de balades dans le Vercors, jouant avec le petit moteur de ma Yamaha 125 pour grimper ces cols impitoyables pour cette machine de l’Homme.


Afficher Touring Fuji-san, route mystique sur une carte plus grande

Touring Hakone

Pas beaucoup de temps en ce moment pour me balader… Je suis très pris par mon travail et autres activité de développement… Mais, j’ai tout de même pu faire chauffer l’huile et étinceler les bougies la semaine passée pour faire une sympathique balade autour de Hakone.

Parti tard, je me suis logiquement retrouvé assez vite sous la nuit. Ainsi, je n’ai réellement pu profiter que des paysages de la première partie du voyage. Vous pouvez suivre l’itinéraire ici : http://goo.gl/maps/Sx4Di

La première partie passant par les autoroutes de Toyo Tires et la Skyline sont franchement superbes, la seconde partie longeant le littoral à l’est est moins bien… Ensuite, il faisait nuit.

Quelques photos de la première partie du périple pour la route !