Plus on est de fous, plus on rit !

Le troisième homme, Jonathan, n’a pas résisté à ma pression diabolique et à mes menaces. Cela étant toujours intéressant de découvrir les premières impressions d’un nouvel arrivant en pays étranger, il a finalement accepter de partager son expérience, au fil de l’eau, sur son aventure nippone.

Son blog est à découvrir à l’adresse http://japan.jidul.com/

Et comme lorsqu’il parle de mon éminente personne, il y place une photo de moi, j’en ferai de même à son égard !

Bonne lecture !

Ueno

Samedi matin, sortie à Ueno. Nous avions rendez-vous, dans le cadre du cours « Japanese History », près de la garre afin de visiter le Tokyo National Museum. Arrivée à 9h30 puis visite de la partie du musée dédiée aux objets de l’histoire du Japon. Ce musée est formidable, les pièces sont très bien exposée et dans un état remarquable.

Tokyo National Museum, entre architecture occidentale et japonaise

Une fois la visite terminée, la prof nous a conseillé la salle 13 au rez de chaussé pour voir des katanas si nous étions intéressés par de tels objets. Je me suis donc dirigé vers cette pièce. C’est là que j’ai fait ma première expérience de l’amertume de certains japonais à l’égard des étrangers : il y avait un homme qui dessinait l’une des oeuvres exposée, simple visiteur, qui en me voyant passer m’interpelle agacé. Sentant que ce monsieurs me cherchais des misères, je fait mine de ne pas comprendre, en bon touriste ignorant. Je comprend finalement que ce grand seigneur était choqué par le bruit de mes souliers d’occidental sur ce noble parquet japonais. Alors autant jouer le barbare et continuer dans le cliché. Je ne décroche pas un mot de japonais et lui sors en anglais « I don’t understand, I don’t understand »… Finalement je suis parti sur la pointe des pieds, restant toutefois courtois. Navré d’avoir écorché les précieux tympans de ce monsieur qui ne semblait pourtant pas dérangé par les talons de gentle demoiselles…

Le parc d’Ueno, un lieu d’inspiration ou se confrontent les grattes ciels et les traditions

Finalement, nous avons quité le musée et rejoint Motozawa-san. Afamé et ayant une grande envie de resté à Ueno, quartier que je ne me lasse pas de revoir, je quite le groupe et continue a mon rythme. J’ai donc mangé de nouveau au restaurant dans lequel j’avais été invité par Laurent lorsqu’il s’était rendu à Tokyo, après avoir traversé une partie du parc et avoir repéré un étang dans lequel il était possible de naviguer dans une barque moyennant une location de 600 yens, non loin du temple.

Moment nécessaire de détente !

Je deviens donc, l’espace d’une heure, capitaine de pédalo barque. Seul alors que le lieu est généralement fréquenté par des couples ou des familles dont les enfants sont en bas-age, naviguant à l’envers afin de ne pas avoir à me retourner, je fus très certainement l’objet d’amusement de certains japonais ! Enfin, j’ai pu apprécier le fait de pouvoir s’allonger sur une barque en plein coeur de Tokyo !

Une fois mon devoir de capitaine rempli, je me dirigeais vers la garre lorsque je croisa une manifestation de japonais. Me demandant l’objet d’une mobilisation policière si importante et autant de drapeaux nippons flottant au dessus de la masse, j’attendais de voir passer le cortège. Lorsque celui-ci vint, j’aperçus des affiches brandis par les manifestants me procurant alors ma deuxième expérience désagréable concernant certains japonais xénophobes et raciste de la journée. Sur celle-ci on pouvait lire des slogans anti coréens. Et, en marge du cortège, certains japonais assistant à cette scène écoeurante applaudissait. Je suis parti après avoir gouté à ce gout amer ternissant cette image idyllique du Japon.

J’ai eu finalement droit à mon bain de foule dans ce lieu si pittoresque d’Ueno, sous les rails où se tient le marché au poisson et où nombre de vendeurs s’exclament à coup d' »Irashaimasu » et brandissent des panneaux vous invitant à dépenser vos deniers dans leurs basar.

Une ambiance pleine de bonne humeur qui reconcilie avec le Japon

Et retour vers Fuchu… 18h et il fait déjà nuit !

Dégustations en supermarché ?

Chaque fois que je me rend au supermarché, j’aime acheter des friandises typiques… ou tout du moins qui me semblent typique (dur de le savoir, tout est écrit en Kanji).

Sucré ou salé ?

Ce que j’aime dans ces tests, c’est que je ne sait jamais à quoi m’attendre au niveau du gout. Je vais commencer par la description d’un truc soft (j’ai essayé d’autres mets plus étranges avant… mais, j’en parlerai plus tard, Octopus est dans la place).

D’extérieur, il semble que ces biscuits sont fourrés…

De l’autre côté, on y découvre un petit dessin…

Finalement, il s’agit d’un gâteau sec, comme une biscotte, recouvert de graines. C’est très bon et ça peut se manger seul… J’imagine que recouvert de tapenade, ça peut aussi bien faire l’affaire.

Donc à tester les yeux fermés. Point de gout bizarre à l’horizon !

Arrivee a l’universite

Le check up est à dix heures au Sakura Hotel. Je me suis donc levé une heure avant afin de prendre le temps de me doucher, d’aller sur internet pour prévenir Mme Kawabata que je lui téléphonerai dans la mâtine et de ranger mes affaires. En quittant l’hôtel, je me suis perdu sur le chemin de la gare. C’est ainsi que j’ai encore une fois constaté les contrastes qu’il existe à Tokyo entre quartiers de maisonnettes adjacents aux quartiers d’immenses building a la Time Square. Ceux-ci ont été, d’après ce que j’ai compris, finances par les compagnies ferroviaires et se trouvent donc aux périphéries des gares. Il suffit de faire un kilomètre à pied pour se retrouver face à ces maisonnettes et ces parcs oublies de la folie des promoteurs immobiliers.

Vers 11h, je retrouve enfin la gare. Je téléphone une première fois à l’université sans succès. Je réessaye 30 minutes après et j’arrive alors à les contacter. La dame me donne un numéro de téléphone à appeler une fois que je serais à Higashi Koganei. J’en profite pour me faire une carte Suica, coutant 500 yens, permettant de ne plus se poser la question du tarif du billet à prendre. Un simple passage sur les tourniquets suffit à l’entrée et à la sortie pour débiter de cette carte le prix correspondant. Pratique !

Je me rends donc à Higashi Koganei et je téléphone sur le portable de Mme Kawabata, la chargée des relations internationales. Celle-ci me demande d’attendre à la gare en me disant qu’elle passera me chercher en voiture. Apres un quart d’heure, elle me retrouve et nous discutons de la perte de mon bagage et elle me demande pourquoi je ne me suis pas rendu directement à l’université. Fatigue et excédé par ces rendez-vous rattes a l’aéroport, j’évite le conflit et répond simplement que les informations sont dans ma valise et que je suis un pauvre petit français perdu au Japon…

Une fois rendu à l’université, on m’explique les procédures, le déroulement du début d’année, les frais d’assurance à payer. Je rencontre sur place d’autres étudiants étrangers du programme STEP. Nous partageons le repas paye gentiment par Mme Kawabata et c’est l’occasion de discuter avec mes nouveaux camarades. Ceux-ci semblent ouverts, et très gentils. C’est aussi l’occasion de discuter un peut français avec l’autre étudiant de l’UJF.

Ensuite, nous nous rendons, moi et mon compatriote avec Mme Kawabata pour faire du « shopping ». En réalité, beaucoup de choses sont nécessaires : savon, vaisselle, couvertures et matelas, nourriture… Encore l’occasion de dépenses… Puis nous déchargeons nos achats dans nos chambres respectives. Certes la chambre est grande et fonctionnelle (WC et douche indépendants, petite cuisine, réfrigérateur, bureau, balcon), mais la somme à payer chaque mois fait froid dans le dos : un peu plus de 400 euros sans les charges. C’est loin des 100 euros que j’avais cru voir sur le site de STEP. Rien d’étonnant pour Tokyo certes, mais encore trop pour moi… Il faudra donc vivre avec un budget serre chaque moi, difficile lorsque l’on a l’intention de visiter le Japon et face aux nombreuses tentations qu’offrent la capitale. L’achat d’une moto d’occasion dans le futur est pour moi, actuellement largement remis en cause. Les voyages au Japon et dans les pays environnants aussi. Il me faudra par contre acheter une bicyclette afin de me rendre sur le campus. A pied, c’est au moins quarante minutes de marche !

Apres avoir écrit l’article précèdent, je m’allonge. Il est 19h30. Le sommeil m’emporte malgré moi.

Il est à présent 2h31 du matin et je comprends que j’aurai du mal à m’adapter au décalage horaire. J’ai jusqu’au 6 afin de m’y adapter.

Lost in Tokyo

Je suis arrivé à Tokyo !… Vol Paris Moscou, départ de Paris à 12h45, arrivée à Moscou à 19h10… l’avion a eu du retard ce qui m’a obligé à prendre ma correspondance au pas de course. Heureusement que j’ai eu le temps de prendre ma bouteille de Lagavulin au Duty Free de Paris Charles de Gaule.

Cependant, je rédige ce billet sans le moindre accent… En effet, je me retrouve à Tokyo, après avoir passé la douane, à attendre environ dix minutes mon bagage lorsqu’une dame, circulant avec une pancarte, demande si l’une des personnes dont le nom est inscrit dessus est présente. Jackpot ! Je suis donc cette charmante hôtesse qui m’accompagne à un bureau en m’expliquant que mon bagage n’est pas arrivé a Narita. Dans ce bureau, on me demande une adresse ou me livrer mon bagage lorsque celui-ci sera retrouve, ainsi qu’un numéro de téléphone. Ne sachant pas encore ou je logerai, et après avoir constaté que mon téléphone restait hermétique au réseau téléphonique nippon (et ce malgré ses capacités 3G et son mode Full World Gold by Orange), je demande à mon tour un numéro ou les joindre afin de leur communiquer ces informations lorsque j’en saurai plus.

En sortant, je m’attends, comme convenu, à voir quelqu’un brandissant une affiche à mon nom pour m’accueillir… Toujours rien… Je sors alors mon ordinateur portable, qui heureusement était reste à mes cotes et qui disposait d’un peu de batterie pour me connecter au wifi public afin de trouver le numéro de téléphone de l’université. Apres avoir compose ledit numéro plusieurs fois, et être tombe sur une sonnerie occupée, je lâche l’affaire préférant me rendre moi-même sur place…

Je navigue ainsi, sans parler japonais dans le Narita Express puis le JR et enfin la ligne me conduisant à Fuchu (après avoir fait sonner la borne a Shinjuku n’ayant pas assez paye, mais c’est une autre histoire). A force de demander à droite et à gauche à coup de « Sumimasen, do you speak english » et à grand coup de signes afin de trouver ma direction, je me retrouve à Fuchu. En voyant inscrit sur une enseigne un numéro de téléphone, je comprends alors que la personne a omis le 0 dans la signature de ses mails car a fait précéder le numéro de l’indicatif du japon !

Ainsi, après m’être rendu à Fuchu, je tombe enfin sur la chargée des relations internationales qui m’explique qu’elle avait répondu à mes mails pour me dire que les rendez-vous ne se faisaient qu’à partir du 3 octobre ! Je n’avais rien reçu et je n’étais tombe sur personne lorsque j’appelais de la France !

Je retourne ainsi a Shinjuku pour trouver un hôtel, il est alors 17h00. Heureusement que ma sœur m’avait offert le guide du routard qui m’a permis de trouver un hôtel abordable (4000 yens la nuit = 40 euros) et que j’avais gardé l’ouvrage avec mon bagage à main ! Apres plusieurs échecs, j’ai réussi à trouver un hôtel dans la rue indiquée par le routard (hôtels pas chers) avec Internet.

A présent, il est 1h09 du matin, je m’excuse pour le peu de clavetées que peuvent avoir mes phrases, mais je suis fatigue de cette journée de cavale, de ma journée d’avion et du stress de la perte de mes bagages.

Je parlerais prochainement de mes premières impressions sur cette capitale.

Cependant, dans mon malheur, j’ai réussi à téléphoner à un ami présent pour des vacances à Tokyo ce qui nous a permis de nous retrouver autour d’une bière. J’ai fini la soirée pour chercher un endroit où manger a Shinjuku. Je suis alors rentre dans une échoppe ou encore une fois, personne ne parlais réellement anglais. On me tend une carte en japonais et je montre un terme au hasard. Le patron me répond étonné « without alcohol ? ». Je comprends alors que j’ai cherché à commander à boire. Je demande alors « tabemas (manger) ». Je sens que cela fait rire l’assistance et mon voisin me dit « no food ». C’est finalement une bière que j’ai commande et quelques échanges maladroits ont tout de même réussi à faire naitre une conversation. L’un des japonais m’a même offert un hamburger qu’il venait d’acheter a Mc Donalds. Bref, une fin de soirée très agréable, entre français puis au milieu de japonais qui ont su démontrer leur sens de l’hospitalité !

Navre pour ce récit décousu excusable par mon état de fatigue.