Moto GP

La vieille avant de rejoindre mon hôtel, j’ai retrouvé mon ami en vacances à Tokyo afin de boire un verre pour essayer de retrouver des repères dans cette fourmilière. Il loge à Uguisudani. J’ai découvert, au 7ieme étage d’un building, un bar dans lequel, on peut commander d’une façon assez originale : l’écran tactile !

Francois, mon ami avec ce fameux ecran tactile

Le lendemain, après que celui-ci me fasse visiter le quartier d’Akihabara et ses buildings offrant des boutiques geek a pertes de vue, nous avons partagé un repas. Pour moins de 5 euros, nous avons pu manger un plat copieux. De plus, la commande fut très facile à passer : après avoir choisi le plat convoite en vitrine (moulage plastique des plats réels), il suffit de rentrer son numéro sur la machine et d’insérer de l’argent. En échange, on obtient un ticket que l’on donne en rentrant au cuisinier. Enfin, il ne reste plus qu’à attendre la commande.

Deux français à Akihabara, c’est loin de passer inaperçu ! Deux japonais travaillant pour un journal, dont le nom ne m’est pas reste en mémoire, nous ont demandé de nous photographier lorsque nous mangions. Certes, c’est peut être peut commun de voir deux étranger manger nippon, mais je n’imagine pas ce qu’ils vont pouvoir mettre dans leur article sachant qu’ils ne nous demandent que notre nationalité…

Le repas termine, je me suis demandé si j’allais réellement me rendre à Motegi pour voir la course de moto le lendemain. D’une part, mon portefeuille commençait à souffrir de toutes ces dépenses imprévues (achat de vêtement pour me changer, de brosse à dent, savon…), d’autre part, je n’avais aucune idée de la façon de m’y rendre. Sur Google, j’avais réussi à trouver un itinéraire qui m’obligeait à changer plusieurs fois de train et qui me coutait un bras. De plus, cet itinéraire me faisait arriver à 5 km du circuit ! Cependant, après avoir payé 144 euros ma place pour ce grand prix, je me voyais mal y aller…

Finalement, en demandant à un point d’information, après avoir montré mon billet, après avoir dit plusieurs fois Motegi, une charmante hôtesse m’a conseillé de me rendre a Utsunomiya pour prendre un bus qui a été mis en place pour l’occasion, afin de me rendre à Motegi. Je demande alors le tarif et un de ses collègue m’accompagne a une borne et me montre le prix à payer : 1890 yens allé simple pour Utsunomiya. Je décide d’attendre d’en savoir plus sur ce bus avant de prendre mon billet et de discuter avec quelqu’un qui sache parler anglais afin de me confirmer ces informations.

Je quitte donc mon ami après lui avoir confié mes affaires, ou plutôt le peut qu’il me reste, mon bagage étant toujours dans les mains d’Aeroflot. Nous nous donnons rendez-vous à 22h30 le lendemain, dimanche.

Sachant que pour aller à Utsunomiya, il me faudra changer a Ueno, je prends le train depuis Akihabara.

Une fois à Ueno, je demande au point d’informations JR des précisions sur la façon de se rendre à Motegi. Je tombe sur un agent qui malgré la plus grand gentillesse du monde ne comprend traitre mot de ce que je lui dis. Il me dirige alors vers le point d’échange des JR Pass ou une hôtesse parle anglais. Et là, c’est la libération ! Enfin quelqu’un comprend réellement ce que je cherche. Apres cinq bonnes minutes de recherche, elle me confirme qu’il faut que je me rendre à Utsunomiya et qu’un bus existe. Sans vouloir abuser, je lui demande alors l’horaire des bus ainsi que celui du train. Elle me répond alors qu’il n’y a qu’un bus par jour d’Utsunomiya pour Motegi et un seul pour le retour. De plus, elle me donne les horaires de trois trains permettant de me rendre à l’heure pour le bus !

Soucieux de ne pas manquer cet unique bus, je décide finalement de me rendre à Utsunomiya le soir même et de passer une nuit blanche. C’est donc deux heures de transport qui m’attendent pendant lesquelles, j’ai pu dormir. J’arrive alors à 22h30 à Utsunomiya. Je constate avec frayeur que la gare routière, adjacente à la gare ferroviaire, compte une dizaine d’arrêts ! Je demande encore une fois de l’aide à un agent. Notons qu’il est impressionnant de pouvoir obtenir des renseignements à des heures pareilles ! Celui-ci n’a pas connaissance du bus vraisemblablement (il ne parle que japonais) et me conseille de demander aux chauffeurs des voies 2 et 3. Voyant à l’extérieur un hôtel, le Chinsun Hotel, devant lequel sont garés trois superbes motos, je décide d’aller y chercher ces précieuses informations. Je suis encore une fois impressionne par la gentillesse des employés a l’accueil qui me donnent un papier comportant les horaires des bus, leur emplacement et m’expliquant le contenu de cette feuille (car tout en japonais).

Vue d’Utsunomiya

Je profite donc pour passer un coup de gueule : étant donne le prix du billet, j’aurais au moins espère que les organisateurs de ce grand prix communiquent la façon de se rendre depuis Narita ou depuis Tokyo a Motegi. D’une part, leur site est intégralement en japonais, d’autre part, il n’y a pas qu’un seul bus par jour mais cinq bus allé et deux bus retour ! Bref, c’est très simple de se rendre sur place et très bien organise si ce n’est que la communication est catastrophique. Communiquer ce papier aux employés de JR aurait aussi été judicieux et non pas seulement a quelques hôtels !

Alors pour informations, ceux qui veulent aller à Motegi Twin Ring peuvent se rendre directement par le bus à Utsunomiya depuis Narita puis prendre le bus d’Utsunomiya a Motegi. Demander les informations au Chinsun Hotel. Sinon, depuis Tokyo, il existe une ligne locale pour Utsunomiya (le Shinkansen coute plus cher pour la même destination), vous en aurez pour 1890 yens puis il y a un bus de Utsunomiya vers Motegi Twin Ring coutant 1500 yens. Là encore, demander les horaires et l’emplacement au Chinsun Hotel. Les informations sur les horaires se trouvent aussi sur la version japonaise du site du circuit Motegi Twin Ring… bon courage.

Heureux d’avoir enfin toutes les informations en main, à minuit, je me rends au McDonalds, adjacent à l’hôtel, ouvert 24h/24, afin d’espérer y passer la nuit moyennant une commande. Assumant mon cote barbare français à abuser d’un lit dans un restaurant, je suis étonné de voir plusieurs japonais employer la même technique que moi ! Ainsi je me retrouve cote à côte avec un japonais ayant lui aussi décider de passer la nuit. Vers les 5h30 du matin, je quitte mon voisin dormant encore d’un sommeil lourd pour me rendre en face de l’arrêt de bus. Apres avoir demande avant d’y monter si ce bus se rendait à Motegi, je m’apprête à payer lorsque le chauffeur me fait comprendre que la note sera pour la fin… n’ayant aucune idée du tarif, je m’assois inquiet de ce qui m’attend. Pendant 1h30, nous roulons traversant la campagne japonaise en direction du circuit.

Cette campagne est parfois belle, parfois salle : on y trouve des voitures abandonnées, des plots laisses à l’abandon, des barrières rouillées…

Arrive sur place, je passe mon ticket puis découvre les boutiques. Voulant ramener un souvenir, je regarde le prix des casquettes ce qui me fait rapidement changer d’avis : 6000 yen la casquette ! Tant pis, je me rends alors directement dans les tribunes. Je trouve facilement ma tribune et ma place et attend le warm up 125cc. A ce moment et en voyant le ciel menaçant, je regrette d’avoir confié mes affaires à mon ami car je suis alors en t-shirt… je prie pour qu’il ne pleuve pas.

Apres une longue attente et après avoir vu passer la voiture de sécurité plusieurs fois, le bruit des moteurs se fait entendre ! C’est le départ !

Warm up 125cc puis Moto 2 puis Moto GP. A chaque étape, plus de bruit pour plus de plaisirs pour plus de risques. Je suis content du choix de ma place, dans un virage serre. Enfin l’après-midi, c’est le grand prix. Nous finissons avec le clou du spectacle, ce que tout le monde attend, le grand prix Moto GP. Enfin, sonne l’heure du retour.

Je fais donc la queue pour voir un bus, après avoir demande a deux étranger, les rares que j’ai vu durant la journée, sans doutes pour la communication catastrophique contre laquelle je m’insurgeais plus tôt, si le bus est bien celui pour Utsunomiya.

J’arrive finalement à Shinjuku, après avoir pris mon train, à 21h. J’attends mon ami pour notre rendez-vous en espérant que celui-ci n’a pas oublié et que nous nous sommes bien compris sur le lieu.

Entre temps je me rends compte que je n’ai plus d’argent japonais après avoir payer tous ces frais de transport, il ne me reste que des euros. Il est 21h30, les banques sont fermées, les distributeurs refusent ma carte et il me reste moins de 2500 yens ! J’avais lu dans le guide du routard que les distributeurs des combinis 7 eleven (magasins fort pratiques qui feront l’objet d’un article) proposaient le retrait pour les visa étrangères. J’en essaye un, c’est un échec.

Désespéré, j’attends à la gare mon ami. 22h30… 22h35… 22h45… rien de bien méchant certes, mais dans cet état de stress, tout prend une ampleur incroyable. Finalement, à 22h55, je retrouve une tête familliaire. Je lui explique ma situation et lui me dis que je dois reprendre mes affaires car finalement, son vol est le lendemain matin. Nous nous rendons donc à Uguisudani, ou il loge. Sur la route, je me rends à nouveau dans un 7 eleven pour tenter ma chance. Première tentative de retrait, la machine plante, seconde tentative, ça marche ! Je prends alors 20 000 yens. La vie est chère, très chère… Je récupère finalement mes affaires puis nous partageons une bière pour nous dire au revoir.

Une fois sépares, il me reste un problème à régler : ou dormir ? Je ne retenterai pas le Mc Donald car j’ai besoin de prendre une douche surtout que je dois rencontrer le lendemain la chargée des relations internationales de TUAT. Je cherche à Uguisudani, 7000 yen… Sumimasen, c’est trop cher. Le guide du routard en main, je décide de me rendre a Shinjuku dans un Internet Manga Cafe ou des douches sont à disposition et ou la nuit ne coute pas cher. Manque de chance, le train s’arrête a Ikebukuro, pas d’autre train ensuite…

Encore une fois, je consulte mon oracle, le guide du routard. Pas d’internet café référence dans ce cartier, seulement un Sakura Hotel (les autres hôtels moins chers nécessitaient une réservation). Accable par ma journée, je me rends sur place, non sans l’aide d’un japonais qui n’a pas hésité à téléphoner à l’hôtel pour demander comment s’y rendre afin de m’orienter ! 6800 yen la nuit. Tant pis, je suis fatigue, je veux prendre une douche, je veux internet, je veux une vie normale.

Je raconterai mon arrive à l’université prochainement car encore une fois, ce lundi fut une journée longue et épuisante. J’ajouterai les photos du grand prix lorsque j’en aurai le courage. Malheureusement celle-ci sont de piètre qualité car mon appareil était reste chez mon ami, et était décharge, le chargeur se trouvant dans la valise. Elles ont donc été prise au téléphone portable… ça fait toujours quelques souvenirs.

Moto 2 (vidéo)

Moto GP (vidéo)