Arrivée de ma mère au Japon

Prévue de longue date, l’arrivée de ma mère s’est faite il y a une semaine. La matinée fut consacrée au transport des bagages après avoir pris le bus reliant Narita à Chofu puis la Keio line de Chofu à Fuchu. S’en est suivi la dégustation d’un bon ramen près de mon université. Puis, la pluie semblant s’être imposée pour la journée, j’ai décidé de faire découvrir Tokyo par Shinjuku et plus particulièrement par la vue depuis le Tokyo Metropolitan Building offrant un panorama sur la mégalopole sans avoir à payer un sous pour s’y rendre.

Dans le « RER » japonais

Nous nous somme ensuite promenés dans ce quartier très hétéroclite dont j’ai déjà eu l’occasion de faire des descriptions (cf mon arrivée mouvementée et la rencontre du troisième type).

Le soir, nous sommes retournés à Fuchu, cela ayant ainsi donné à ma mère un aperçu de l’heure de pointe des trains de Tokyo.

Le lendemain, les nuages ont laissé place au soleil nous offrant ainsi la possibilité de cheminer au fil des rues de la capitale avec plaisir. Le programme commença ainsi avec Ueno ou j’ai pu faire profiter à ma mère de la fin des sakura, puis après un tour de barque, nous nous sommes rendus à Akihabara ou les rues sont piétonnes le dimanche. Cela a le mérite d’être impressionnant. Enfin, la nuit tombée, lorsque le quartier retrouve sa paix et lorsque les derniers stores des boutiques se closent, nous avons apprécié la quiétude de Asakusa.

Puis une semaine de travail s’est passée pour moi. En fin de semaine j’avais réservé une voiture de location ainsi que un hôtel pour nous rendre à Takayama, ville au sud est de Tokyo ou des rues peuplées de maisons traditionnelles en bois semblent avoir miraculeusement survécu aux incendies, et visiter Gokayama, petit village constitué de maisons au toit de chaume.

Nous sommes parti le vendredi à 13h00 et nous sommes arrivés à Takayama à 18h00. L’autoroute japonaise est chère et les limites de vitesses sont horriblement basse. Pourtant personne ne les respecte. Enfin, conduire (surtout en montagne) avec une boite automatique, c’est terriblement frustrant…

On ne se moque pas ! Au moins je suis passé dans des rues très étroites avec cette caisse à savon !

A Takayama, nous avons eu la chance de gouter au boeuf d’Hida, presque aussi réputé que celui de Kobe, et franchement succulent. Le restaurant (Suzuya) nous avais été indiqué par le tenancier du ryokan dans lequel nous logions. Cuit sur une feuille recouverte de miso, le gout de la viande est boisé et légèrement sucré.

Puis, le lendemain, nous nous sommes rendu à Gokayama depuis Takayama en empruntant l’autoroute. Celle-ci n’a guère d’intérêt ne faisant qu’emprunter des successions de tunnels. Mais, cela nous a permis de nous rendre rapidement sur place et de prendre le temps de faire le chemin du retour par les petites routes.

Le retour vers Tokyo s’est fait en parti par les petites routes au départ. Mais nous avons vite découvert qu’en dehors des zones de montagne, celles-ci traversait les ville retirant tout leur intérêt. Nous nous somme donc rabattu vers l’autoroute, devant de plus me rendre à l’ambassade afin d’aller voter.

Bref, un beau voyage, de beaux paysages et une région très bien conservée ou il est possible de se retrouver dans des décors dignes de films de Kurosawa.