Ueno

Samedi matin, sortie à Ueno. Nous avions rendez-vous, dans le cadre du cours « Japanese History », près de la garre afin de visiter le Tokyo National Museum. Arrivée à 9h30 puis visite de la partie du musée dédiée aux objets de l’histoire du Japon. Ce musée est formidable, les pièces sont très bien exposée et dans un état remarquable.

Tokyo National Museum, entre architecture occidentale et japonaise

Une fois la visite terminée, la prof nous a conseillé la salle 13 au rez de chaussé pour voir des katanas si nous étions intéressés par de tels objets. Je me suis donc dirigé vers cette pièce. C’est là que j’ai fait ma première expérience de l’amertume de certains japonais à l’égard des étrangers : il y avait un homme qui dessinait l’une des oeuvres exposée, simple visiteur, qui en me voyant passer m’interpelle agacé. Sentant que ce monsieurs me cherchais des misères, je fait mine de ne pas comprendre, en bon touriste ignorant. Je comprend finalement que ce grand seigneur était choqué par le bruit de mes souliers d’occidental sur ce noble parquet japonais. Alors autant jouer le barbare et continuer dans le cliché. Je ne décroche pas un mot de japonais et lui sors en anglais « I don’t understand, I don’t understand »… Finalement je suis parti sur la pointe des pieds, restant toutefois courtois. Navré d’avoir écorché les précieux tympans de ce monsieur qui ne semblait pourtant pas dérangé par les talons de gentle demoiselles…

Le parc d’Ueno, un lieu d’inspiration ou se confrontent les grattes ciels et les traditions

Finalement, nous avons quité le musée et rejoint Motozawa-san. Afamé et ayant une grande envie de resté à Ueno, quartier que je ne me lasse pas de revoir, je quite le groupe et continue a mon rythme. J’ai donc mangé de nouveau au restaurant dans lequel j’avais été invité par Laurent lorsqu’il s’était rendu à Tokyo, après avoir traversé une partie du parc et avoir repéré un étang dans lequel il était possible de naviguer dans une barque moyennant une location de 600 yens, non loin du temple.

Moment nécessaire de détente !

Je deviens donc, l’espace d’une heure, capitaine de pédalo barque. Seul alors que le lieu est généralement fréquenté par des couples ou des familles dont les enfants sont en bas-age, naviguant à l’envers afin de ne pas avoir à me retourner, je fus très certainement l’objet d’amusement de certains japonais ! Enfin, j’ai pu apprécier le fait de pouvoir s’allonger sur une barque en plein coeur de Tokyo !

Une fois mon devoir de capitaine rempli, je me dirigeais vers la garre lorsque je croisa une manifestation de japonais. Me demandant l’objet d’une mobilisation policière si importante et autant de drapeaux nippons flottant au dessus de la masse, j’attendais de voir passer le cortège. Lorsque celui-ci vint, j’aperçus des affiches brandis par les manifestants me procurant alors ma deuxième expérience désagréable concernant certains japonais xénophobes et raciste de la journée. Sur celle-ci on pouvait lire des slogans anti coréens. Et, en marge du cortège, certains japonais assistant à cette scène écoeurante applaudissait. Je suis parti après avoir gouté à ce gout amer ternissant cette image idyllique du Japon.

J’ai eu finalement droit à mon bain de foule dans ce lieu si pittoresque d’Ueno, sous les rails où se tient le marché au poisson et où nombre de vendeurs s’exclament à coup d' »Irashaimasu » et brandissent des panneaux vous invitant à dépenser vos deniers dans leurs basar.

Une ambiance pleine de bonne humeur qui reconcilie avec le Japon

Et retour vers Fuchu… 18h et il fait déjà nuit !